ASDE 054 don Ottavio Michelini

 

Confidences de Jésus à ses prêtres

  Don Ottavio Michelini                                                                                    

 

Le prêtre, un autre Christ

 

Chaque prêtre doit être une âme-victime. Cette affirmation suscitera chez beaucoup de la surprise, chez d’autres de l’étonnement, chez d’autres de l’incrédulité, c’est-à-dire que cette vérité provoquera des réactions diverses, correspondant aux divers états d’âme de ceux qui liront ce message.

 

Cependant, Je maintiens fermement que chaque prêtre doit être une victime.

 

En effet, mon fils, ai-Je été, oui ou non, la Victime par excellence ? Dis-moi, mon fils, est-ce que Je ne suis pas la Victime pure, sainte et immaculée qui a apaisé la colère divine, qui a satisfait à la divine Justice ?

 

Et qui est le prêtre, sinon « alter Christus » ? Qui sont les prêtres, sinon mes naturels co-rédempteurs, et quelle co-rédemption serait donc possible, sinon en se faisant victime, comme Moi Je me suis fait victime pour votre salut ?

 

N’ai-Je pas été, Moi souverain Prêtre et en même temps Victime qui me suis immolé pour la vie du monde ?

 

Se fondre avec la Victime divine

 

S’il n’est pas présent au Saint Sacrifice avec la ferme et effective volonté de s’offrir au Père céleste, en union avec Moi, pour la rémission des péchés, raison d’être du sacrifice offert, le prêtre vide pratiquement son sacerdoce de son essence, dénaturant et déformant la nature du caractère sacerdotal, mutilant son sacerdoce de son but…

 

Fils, mais qu’ont fait les Pasteurs et les éducateurs s’ils n’ont pas été capables d’introduire dans l’âme des « appelés » la connaissance de la nature, de l’essence, du but du caractère sacerdotal ?

 

Deux époux qui accèdent au mariage sans en connaître la nature et le but ne sont-ils pas deux pauvres malheureux ? Un clerc qui accède au sacerdoce sans en connaître à fond la nature, l’essence, le but est bien plus qu’un pauvre malheureux, puisqu’il met en péril non seulement son âme, mais un grand nombre d’âmes liées à son sacerdoce dans le plan de l’économie divine.

 

Le prêtre, non seulement doit être la victime, mais devient victime par la nature de son sacerdoce ; si, par la suite, il refuse cet état de victime, il devient, comme Judas, un traître vis-à-vis du mystère de la Rédemption.

 

Heureux celui qui, conscient de la grandiose et sublime vocation et mission sacerdotale, docilement se livre à l’amour infini de Dieu qui a daigné le tirer de la poussière de la terre pour l’élever à la plus grande et sublime dignité à laquelle une créature puisse aspirer.

 

Heureux celui qui, conscient d’avoir été « vase d’élection », s’efforce, avec le Christ, de le Suivre sur le Calvaire pour fondre ses souffrances avec celles de la Victime divine, pour être ensuite, avec la Victime trois fois sainte, libérateur de tant et tant d’âmes du joug et de la brutale tyrannie de Satan. Heureux ce prêtre qui n’accepte ni pacte ni compromis avec les ennemis de Dieu, avec les ennemis de l’Eglise et avec les ennemis de son âme et de sa conscience.

 

Heureux ce prêtre qui refuse toute collaboration avec les forces obscures de l’enfer et marche sur la voie de la perfection et de la sainteté, selon le précepte « Soyez saints ! » ; car si un tel précepte de sainteté s’applique à tous, il est clair et évident qu’il s’applique de façon toute particulière à mes ministres, lesquels doivent être saints pour sanctifier.

 

Que dire alors de la formation donnée dans les séminaires d’aujourd’hui ?

 

Mon fils, quelle effrayante distorsion n’y voit-on pas, au nom d’un progrès et d’une évolution subversive, contrastant nettement avec les exemples et mes enseignements.

 

Pasteurs, qui avez assisté et assistez passivement à une telle perversion spirituelle, ne croyez pas échapper à vos très graves responsabilités ; vos sophismes ne serviront pas à fermer les yeux de Dieu.

 

Bientôt vous verrez de vos yeux et bientôt vous paierez de votre poche, pour tout le mal que vous n’avez pas su ou voulu empêcher, pour tout le bien que vous n’avez pas accompli.

 

Je te bénis, mon fils

 

30 novembre 1976

 

Le divin Agriculteur

La vocation au sacerdoce est un mystérieux germe de vie surnaturelle, que Dieu implante dans l’âme de celui qu’Il choisit, pour que, sous la conduite de ses parents ou de personnes députées à cette œuvre délicate de gestation, l’appelé fasse mûrir la semence jusqu’à ce qu’elle atteigne son complet développement.

 

L’âme qui porte en elle la semence, si précieuse qu’aucune perle au monde ne peut l’égaler, doit être instruite de la grande valeur de son don, doit être encouragée à la prière, doit être orientée dans ses dévotions vers Jésus, réellement présent dans le mystère d’infinie humilité, sagesse et puissance du Mystère eucharistique, doit être résolument orientée vers l’amour, la prière à l’Esprit-Saint et à la Reine des Apôtres, pour que ce soit elle, la Vierge très sainte, qui mène à terme la maturation de la vocation. Dans la période de gestation de la vocation, l’âme élue devra être instruite également du mystère de l’Eglise, dont elle fera partie et sera un membre vivant, assumant avec elle des fonctions vitales.

 

 

Les éducateurs sont des collaborateurs de Dieu

 

Dieu agit généralement par le biais des causes secondes. Voici donc les séminaires, les ordres et les congrégations religieuses qui ont la tâche spécifique d’entrer en actions auprès des « appelés ». Ils doivent, au moyen de l’union sacrée et profane, en tant qu’instruments de Dieu et collaborateurs de Dieu prédisposés dans le plan de l’économie divine pour compléter la formation et la maturation de la vocation, conduire les appelés à l’ordination sacerdotale.

 

Il n’est permis à personne de troubler l’ordre et l’harmonie pré-ordonnée par Dieu dans la nature et dans la grâce. Ce serait une très grave rébellion contre le Père, rébellion qui ne pourrait rester impunie, étant donné qu’elle constituerait une grande faute de superbe et d’orgueil ; d’où la grave responsabilité des éducateurs, de tous les éducateurs, mais de façon toute particulière de ces éducateurs appelés à la tâche le plus délicate dans mon Eglise.

 

D’eux sont requises une solide sainteté et une grande perfection de vie ; il est évident et logique que, si ne préexistent pas sainteté et perfection, on ne peut les communiquer aux autres.

 

Cette sainteté et cette perfection de vie comportent : orthodoxie indiscutée, fidélité absolue au Souverain Pontife et possession de tant d’autres vertus chrétiennes. Les éducateurs doivent être des personnes au-delà de tout soupçon, estimées pour la rectitude de leur vie. En un mot, ils doivent être des modèles de vraie vie chrétienne.

 

 

Lourde responsabilité pour les éducateurs, démolisseurs de la foi

 

Les Pasteurs d’âmes ont une grave responsabilité dans le choix des éducateurs pour leurs séminaires. Mieux vaut un séminaire fermé que confié à des démolisseurs de la foi et des vertus chrétiennes, comme c’est malheureusement souvent le cas de nos jours.

 

Gare à ceux qui ont endossé la lourde responsabilité de choix erronés ; ils se sont rendus complices, par incapacité ou faiblesse, par lâcheté ou par peur, de l’œuvre destructrice de Satan en vue de la ruine des âmes.

 

Evêques et éducateurs devront rendre un compte rigoureux à la Justice divine de tout le mal dont ils se sont rendus responsables… Et qu’ils ne pensent pas trouver miséricorde, étant donné qu’ils ont sacrifié à eux-mêmes et à leur prestige personnel le bien suprême des âmes ; ce seront les prêtres trompés, ce seront les âmes ruinées par eux qui se lèveront comme témoins au Tribunal sans appel.

 

Mon fils, ne t’étonne pas si une fois de plus Je te répète des choses dont J’ai fait mention précédemment, mais il est nécessaire que tout ce que Je te dis soit écrit et divulgué : le bien de mon Eglise le requiert.

 

 

Ils répondent par une glaciale et diplomatique froideur

 

Combien ont déploré la tragique situation de séminaires et d’ordres religieux infestés d’hérésies !… Combien d’âmes-victimes se sont offertes et immolées pour qu’il soit porté remède à une telle ruine, à un tel massacre !… Mais leur sacrifice n’a pas réussi à émouvoir la glaciale et diplomatique froideur de ceux qui auraient dû, pour mille motifs, être extrêmement sensibles à ce problème, le plus important pour la fonction vitale de l’Eglise.

 

Les prêtres de l’Eglise régénérée auront une vision bien différente des natures, fonctions et finalités du sacerdoce ; ils devront être, comme en réalité ils seront, de vrais co-rédempteurs, c’est-à-dire des constructeurs de mon Règne dans les âmes.

 

Maintenant, Je te bénis, fils ; ne crains pas, écris tout ! Bannis les appréhensions, car Je serai toujours près de toi

 

1er décembre 1976

 

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