ASDE 054 Jean-Pierre Snyers

 

Visage de Sierck-les-Bains :

33 ans après

Août 1985, août 2018 : tout juste 33 ans qu’un visage rappelant celui du Christ est apparu sur le mur d’une maison à Sierck-les-Bains (France, département de la Moselle). Au départ, une grande tache d’humidité de couleur claire avec en son centre une tache de couleur sombre. C’est en tous cas ce que l’on voit sur une photo prise en 1982 à l’occasion d’une inondation dans le village.

 

Puis vint la fin août 1985. Habitant du lieu, revenant un soir de Metz, Paul Huther voit un attroupement sur la petite place où se situe la maison en question. Que regarde-t-on ? La tâche qui, à présent, a pris la forme d’un visage ; un visage qui n’est pas sans rappeler l’iconographie chrétienne. Cet événement va défrayer la chronique. De partout et par centaines, les gens se précipiteront pour « voir », pour faire eux-mêmes le constat. « Miracle ! », diront les uns, « simple phénomène naturel », diront les autres. « Vous verrez, dans quelques jours ou dans quelques semaines, ce visage aura pris une tout autre forme ou aura disparu », diront encore certains…

 

Transformé ? Disparu ? Pas du tout ! 33 ans après, il est toujours là, intact. Peu importe la saison, peu importe le temps qu’il fait. Voilà qui est pour le moins curieux quand on sait que celui-ci n’est composé de rien d’autre que de salpêtre. Pour le moins curieux également quand on constate par exemple que trois traînées (composées de salpêtre elles aussi) se sont formées au fil du temps entre un appui de fenêtre de l’habitation et la nuée qui entoure le visage. Si donc modification il y a, celle-ci se situe uniquement à l’extérieur de ce qu’on pourrait appeler « le symbole religieux ». De là à qualifier cela de « miracle », c’est bien sûr une autre histoire.

 

Revenons au visage en question. Qu’en est-il au niveau artistique ? Œuvre d’art ou ensemble de traits sans valeur ? … Pour en avoir une idée, j’ai demandé à une spécialiste (qui a fait les beaux-arts et qui restaure des tableaux anciens) de m’en dire plus. Voici sa réponse telle que reprise dans ma brochure intitulée : « Le

mystérieux visage de Sierck-les-Bains » (Ed Sursum Corda, 2014) …

« La qualité de la composition graphique ainsi que sa mise en œuvre en perspective nécessitent une maîtrise expérimentale du dessin par contrastes d’ombres et de lumières. La finesse de la facture exige un trait apprivoisé. La naissance de ce portrait légèrement de côté, symétrique, doux et dépourvu de traits inappropriés, témoignent de connaissances techniques de réalisation ainsi que d’un œil exercé. »

Dès lors, simple phénomène naturel ou phénomène guidé par une main divine ? Une chose est sûre : le regard tourné (d’après les experts), vers une chapelle située à deux kilomètres de là et qui a la particularité d’être entourée par un chemin de croix dont les personnages sont représentés… sans visage, cette image « acheiropoïète » (non faite de main d’homme) n’a pas fini de faire parler d’elle.

 

 

Une Eglise dans son rôle ?

 

Il y a le réchauffement climatique, mais il y a aussi le refroidissement de la foi. Il y a la pollution atmosphérique, mais il y a aussi la pollution spirituelle des âmes. Il y a la dérive du plastique dans les océans, mais il y a aussi les dérives doctrinales, liturgiques et morales dans l’Eglise. Et j’avoue qu’il me semble bien étrange de voir cette Eglise préoccupée surtout (tels ceux dont c’est le rôle) de ce qui appartient à ce monde qui passe plutôt qu’à celui qui le dépasse et qui, éternellement demeure. Y aurait pas un problème? Est-ce bien cela le message apostolique ?

 

Jean-Pierre Snyers. Ces deux textes sont tirés du site : http://jpsnyers.blogspot.be/

 

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