ASDE 052 don Ottavio Michelini

 

Confidences de Jésus à ses prêtres

  Don Ottavio Michelini                                                                                    

 

Pouvoir surnaturel.

 

Ecris, mon fils ; c’est encore Moi, Jésus, qui frappe à la porte de ton cœur. Je vois que tu es fatigué, mais c’est pour Moi une cause de joie que tu aies choisi de rester avec Moi pour écouter ce que j’ai à te dire.

 

Donc, mon Eglise est dotée d’un pouvoir qu’aucune autre société humaine ne possède. C’est un pouvoir surnaturel, c’est-à-dire nullement dû à la nature humaine et donné uniquement à l’Eglise, parce qu’elle est le Sacrement de salut où l’humain et le divin se rencontrent et se fondent. Mais ce n’est pas tout : dans ce don il y a ‘quelque chose’ de si grand, de si sublime et de si étonnant que les anges du Ciel en sont ébahis.

 

Que Moi, Dieu Un et Trine, parce que Je suis Amour et Amour infini, J’en sois arrivé à me livre Moi-même aux mains des hommes pour qu’ils puissent faire de Moi tout ce qu’ils veulent, en bien ou en mal, et que Je ne l’aie pas fait seulement une fois mais que Je continue à le faire sans interruption jusqu’à la fin des temps, c’est une chose si extraordinaire et qui surpasse tellement les plus hautes envolées de l’imagination la plus vive, que les anges du ciel eux-mêmes en sont émerveillés !

 

Mon amour en est arrivé-là ! Mon Amour en est arrivé à ce point, bien que Je sache et connaisse le comportement humain à mon égard.

 

 

C’est uniquement par amour que Je me suis livré entre leurs mains

 

Lorsqu’au Jardin des Oliviers, Je suais le Sang sous le poids de tous les péchés de l’humanité, consommé et devant se consommer jusqu’à la fin des temps, Je voyais que pour beaucoup tout serait inutile, mais Je voyais également jusqu’où irait l’ingratitude devant mon Amour infini… Et cependant Je n’hésitai pas à me livrer à mes ennemis, non sans leur avoir démontré auparavant que Je me livrais à eux uniquement par amour, mais que J’étais Dieu Tout-Puissant.

 

Après le baiser de Judas, ils m’assaillirent. « Qui cherchez-vous ? », dis-Je, et eux : « Jésus de Nazareth. » « Ego sum » et en cette réponse se trouva la démonstration de ma Toute-Puissance : ils tombèrent en effet tous à terre sans connaissance, et c’est seulement lorsque Je leur enjoignis de se lever qu’ils purent le faire !

 

Combien de miracles accomplis même durant la Passion, car Je voulais faire comprendre aux hommes de toutes les générations que J’agissais toujours et uniquement sous l’impulsion de mon Amour !

 

Et cependant, devant mes yeux, au Jardin des Oliviers et pendant tout le temps de ma douloureuse Passion, Je ne voyais pas seulement mes bourreaux, mais aussi toutes les messes sacrilèges, les messes noires… Je voyais les insultes et les railleries des ennemis de mon Amour, présents et futurs…

 

Y a-t-il quelqu’un dans le monde entier qui ait fait ce que J’ai fait et ce que Je continue à faire ?

 

Non ! Et cependant, mon fils, malgré tout, Moi, Dieu, J’ai donné aux hommes pouvoirs sur Moi, sur mon Corps… et aux hommes de mon Eglise Je laisserai ce pouvoir jusqu’à la consommation des temps !

 

Cela n’est pas un mystère si grand qu’il requiert la confiance la plus totale, l’admiration et l’adoration la plus intime de mes Pasteurs, prêtres et consacrés en général.

 

Mon fils, jette un regard autour de toi et, sauf les exceptions, vois comment Je suis traité !

 

 

 

 

Qu’aurais-Je pu faire d’autre que Je n’ai pas fait ?

 

Dans mon Eglise, il y a le pouvoir de trans-substancier le pain et le vin en mon Corps, Sang, Ame et Divinité ; il y a le pouvoir de remettre les péchés.

 

Qui peut remettre les péchés sinon Dieu ? Et pourtant, par la participation à mon sacerdoce, accordée aux Apôtres et aux prêtres, J’ai partagé aussi ce grand pouvoir, que n’ont pas les Chérubins et les Séraphins du paradis. J’ai aussi fait participer mon Eglise au pouvoir d’administrer les sacrements, qui sont le prix de ma Passion et de ma Mort.

 

Dans le mariage, les parents ont le pouvoir auquel les fait participer Dieu, seul et unique Auteur de la vie, d’engendrer la vie physique de leurs enfants. Mais, au pouvoir d’engendrer la vie surnaturelle de la grâce dans les enfants des hommes, Dieu fait participer son Eglise par le moyen d’un sacrement : l’Ordre.

 

Quelle autre société au monde peut disposer de tant de trésors inégalables ?

 

Qu’aurais-Je pu faire d’autre que Je n’ai pas fait, pour manifester mon Amour pour les hommes ? Toi-même, mon fils, peux mesurer mon Amour comparé à la perfidie et à l’ingratitude humaines.

 

Je te bénis, fils, et avec toi Je bénis toutes les personnes qui te sont chères ; aime-Moi, prie, et encore une fois donne-Moi tes souffrances pour réparer tant de mal qu’il y a dans le monde.

 

10 décembre 1978

 

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La dignité sacerdotale

 

Le prêtre m’appartient, toutes les créatures m’appartiennent, tous les hommes m’appartiennent. Mais le prêtre m’appartient d’une façon différente et particulière.

 

Toi, mon fils,

  • tu m’appartiens par Création
  • tu m’appartiens par Rédemption
  • tu m’appartiens par Vocation
  • tu m’appartiens par Reconquête

 

Il en est ainsi vraiment ; donc tu es ma propriété. Et comme ma propriété, tu dois réaliser la finalité de la Création, la finalité de la Rédemption, la finalité de ta Vocation en te conformant scrupuleusement à ma volonté.

 

C’est pour cela que Je t’ai appelé. Ce n’est pas toi qui m’as choisi, mais c’est Moi qui t’ai choisi. Je t’ai choisi pour faire de toi un de mes ministres, c’est-à-dire pour faire de toi un autre Moi-même. Ce n’est pas une façon de parler, mais une grande réalité : Sacerdos alter Christus. Seuls les saints ont eu la juste vision de la grandeur sacerdotale.

 

Beaucoup de mes ministres sont bien loin de vivre cette réalité divine : ils n’ont pas la lumineuse vision du mystère dont ils font partie. Mes ministres devraient, de façon responsable, prendre conscience de leur dignité sacerdotale, conformant à celle-ci, jour et nuit, toute aspiration, toute énergie, toute fatigue, et toute souffrance.

 

C’est ainsi qu’ont fait les saints prêtres ; et tous les prêtres doivent être saints. C’est pour cela que Je les ai choisis : pour se sanctifier et puis sanctifier les autres, pour se donner entièrement à Moi, car ils sont miens, car ils m’appartiennent à tant de titres, et pour que Moi Je puisse les donner, sans réserve, à mes frères.

 

Mais que font tant de mes ministres ? Ils se soucient de leurs intérêts (souvent déguisés, mais toujours de leurs intérêts), non des miens qui sont ceux des âmes. Ils sont assoiffés et affamés de choses mondaines.

 

J’ai dit qu’ils se souciaient de leurs intérêts : il vaudrait mieux les définir des pseudos-intérêts ; or leur vrai intérêt doit être uniquement : Dieu, la gloire de Dieu, le salut des âmes ; tout le reste ne sert à rien. C’est ainsi qu’ils errent, déboussolés, dans le brouillard et dans l’obscurité, au point de ne plus se reconnaître eux-mêmes. Ils ne savent plus qui ils sont, ils ne savent pas où ils vont ; c’est pourquoi ils n’ont pas d’emprise sur les âmes !

 

Non, on ne sauve pas les âmes sur les plages, où Satan est Maître, en rivalisant avec les fils des ténèbres dans l’immodestie, dans l’impureté, dans le mal. On ne sauve pas les âmes en lisant toutes sortes de livres, empoisonnant, souillant l’esprit et l’âme. On ne sauve pas les âmes en répudiant la foi. Ils se sont matérialisés.

 

 

Epouvantable inversion

 

Qu’ils sont loin du Centre propulseur de la grâce, qui est mon Cœur miséricordieux ! Combien J’ai souffert pour Judas pour la ruine de son âme plus encore que pour la trahison accomplie à mon égard ! Quelle souffrance à cause de tant de mes prêtres qui trahissent le divin mandat, se corrompant eux-mêmes et corrompant avec eux tant d’âmes ! Mon fils, un prêtre, ni se sauve tout seul, ni se perd tout seul. En œuvrant pour le salut d’un prêtre, on œuvre pour le salut de beaucoup d’autres âmes.

 

Quelle terrible et épouvantable inversion d’une splendide réalité divine :

  • de Alter Christus,… à loup rapace qui déchire le troupeau,
  • d’Ange de lumière,… à ange des ténèbres,
  • de ministre, ambassadeur de Dieu,… à traître envers la raison d’être de la Création, de la Rédemption, de sa Vocation,
  • d’ami de Dieu… à collaborateur de Satan, arrachant les âmes à mon Cœur miséricordieux.

 

N’est-ce-pas le plus grand mal qu’un homme, un de mes ministres, puissent accomplir ?

 

 

Nécessité essentielle

 

Pourquoi en arrive-t-on à ce point ? Mon fils, à mesure que l’on s’éloigne de la source de la lumière, on s’avance dans l’ombre d’abord, dans l’obscurité ensuite ; à mesure que l’on s’éloigne de la source de la chaleur (amour), pénètrent dans l’âme le froid et puis le gel, l’insensibilité à tout appel venant de Moi.

 

Il faut s’unir à Moi, mon fils, toujours plus intimement et profondément comme ma Maman fut et est unie à Moi dans l’offrande. C’est pourquoi tu ne dois pas t’étonner de ce que Je te demande avec insistance : un acte de foi, un acte d’espérance, un acte d’amour et d’abandon, qui me dédommagent des souffrances, injures et sacrilèges qui s’accomplissent continuellement.

 

Je veux attirer à Moi les âmes que J’aime avec la violence et la puissance infinie de mon Amour. Je veux m’attacher et élever à Moi ces âmes : voilà pourquoi Je leur demande de se donner entièrement à Moi, dans l’exécution de ma volonté, à l’exemple de ma et votre Mère. Je veux que ces âmes soient tendues vers Moi, jour et nuit, dans une union qui doit se transformer en communion parfaite.

 

Ceci advient quand l’amour pour Moi est vrai, grand, brûlant. Alors, le fait de tendre vers Moi par des actes de foi, d’espérance, de confiance et d’offrande, deviendra comme une seconde nature, un besoin, une nécessité essentielle, comme pour l’amant de tendre vers l’objet aimé. Alors, de même qu’on ne peut vivre sans respirer, on ne pourra vivre sans Moi.

 

Fils, voilà ce que Je demande : n’oublie pas que Je suis l’Amour, l’Amour éternel, incréé, qui suis depuis toujours penché sur vous.

 

J’ai le droit d’être aimé par vous, car Je suis l’Amour, car par Amour Je vous ai créés, par Amour Je vous ai rachetés, par Amour Je vous ai choisis et par Amour Je vous ai conquis.

 

29 juillet 1975

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