ASDE 057 Edito

 

En ce mois de la vie consacrée, à la suite de la fête de la présentation au temple, méditons sur ce geste d’offrande de Jésus par Marie : c’est le modèle de notre consécration à Dieu. Nous appartenons à Dieu et toute notre vie doit redevenir (puisque le péché nous empêche spontanément l’offrande abandonnée de soi) une consécration totale au Seigneur.

 

Cette consécration se réalise en plénitude par une vie d’adoration, comme nous le rappelle le catéchisme (au n° 2628) : L’adoration est la première attitude de l’homme qui se reconnaît créature devant son Créateur. Elle exalte la grandeur du Seigneur qui nous libère du mal. Elle est le prosternement de l’esprit devant le Roi de gloire et le silence respectueux face au Dieu trois fois saints et souverainement aimable d’humilité et donne assurance à nos supplications.

 

Mais nous sommes bien trop souvent ballotés de tous côtés, le monde atteint une vitesse folle, et son drame est qu’il ne sait pas où il court si vite. Or l’unification de notre vie ne se fera pas sans l’adoration : « La vie humaine s’unifie dans l’adoration de l’Unique. Le commandement d’adorer le seul Seigneur simplifie l’homme et le sauve d’une dispersion infinie. L’idolâtrie est une perversion du sens religieux inné de l’homme. L’idolâtre est celui qui ‘rapporte à n’importe quoi’ plutôt qu’à Dieu son indestructible notion de Dieu » (CEC 2114)

 

Alors si nous voulons nous libérer de toutes nos idoles, courons près du divin sacrement et apprenons avec Jésus à rendre gloire au Père Eternel car c’est ce qu’il fait en permanence au Saint-Sacrement : « Que fait le Sauveur dans l’Eucharistie ? Il continue son office d’adorateur, de glorificateur de son Père. Il se fera le Sacrement de la gloire de Dieu. Le voyez-vous, Jésus, sur l’autel ? Dans le tabernacle ? Il y est ; qu’y fait-il ? Il adore son Père, lui rend grâces et continue son office d’intercesseur pour les hommes » (Saint Julien Eymard)

 

Plus près de nous, le père Daniel Ange mettait lui aussi en lumière cette antidote parfait contre l’idolâtrie qu’est la contemplation de l’Hostie. Il a ses mots très forts qu’il faut qu’il faut que nous fassions absolument nôtres : « L’Eucharistie est l’antidote absolu à l’idolâtrie… Et il n’y a qu’une seule alternative : ou bien l’adoration, c’est-à-dire la gloire ou l’idolâtrie, c’est-à-dire le désespoir. On ne peut adorer Dieu dans la plus extrême de ses pauvretés au-delà de la crèche et de la croix, et en même temps adorer l’avoir, le pouvoir comme étant l’essentiel de nos vies. L’adoration est le plus total des affranchissements : elle brise les chaînes. Adorer, c’est se libérer. »

 

Seigneur Jésus, en ce début d’année, que ta Présence eucharistique me libère de toutes mes chaînes, et de toutes mes idoles ; que je puisse Te glorifier par une vie saine d’adoration pour glorifier avec Toi le Père Céleste !

 

Père Jérôme Dernoncourt

Missionnaire de la Sainte-Eucharistie

 

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