ASDE 060 – Maria Valtorta

Extrait des cahiers de Maria Valtorta

 

 

Le 12 août 1946

 

Jésus dit :

 

Lorsque la nature humaine se rappelle si bien son origine qu’elle sait vivre dans le surnaturel, elle s’élève au-dessus de la nature angélique et devient motif d’admiration pour les anges.

 

Quand cela arrive-t-il ? Quand Une créature vit plongée dans volonté, entièrement abandonnée à moi, ne vivant, n’aimant, n’agissant que pour moi et avec moi. Elle élève sa chair à un niveau qui n’est pas accordé aux anges, qui ne connaissent pas les angoisses la chair et n’ont pas le mérite de les dompter. Si de plus la créature se crucifie par amour du Maître crucifié, elle devient un motif d’admiration aux légions d’anges, lesquels ne peuvent pas souffrir par amour pour moi et se crucifier comme Jésus, Rédempteur du monde et Fils de l’Eternel.

 

Autour de ma croix, comme déjà autour de mon berceau, se tenaient des légions d’anges, car le berceau et la croix étaient l’alpha et l’oméga de ma mission de Rédempteur. Mais les légions des esprits angéliques se tiennent aussi autour des petits crucifiés qui s’immolent silencieusement selon la loi du parfait amour, car ils me voient en vous qui mourez pour moi.

 

Laisse-moi donc faire. Faire jusqu’au bout. Sous peu, je serai père et mère pour toi, en plus d’être frère et époux. Sous peu, tu n’auras plus que moi. Viens, c’est un coup dur, mais sois-en avertie et sois généreuse. Laisse-moi faire. Je ne fais rien qui n’ait le sigle de l’amour. Sois comme un agneau né depuis peu entre mes mains de bon pasteur. Si ton Pasteur te fait manger de cette herbe amère, encore une, c’est parce ce qu’il veut te donner une meilleure place dans son cœur. Et n’aie pas peur. Je t’aiderai. Je t’aide toujours, tu le vois.

 

J’ai besoin de ta douleur. D’une douleur absolue, complète, profonde. Tu ne sais pas quelle valeur elle aura entre mes mains. Tu le sauras, tu diras que j’ai valorisé tes souffrances de mille pour cent et tu m’en remercieras. Mais remercie m’en dès maintenant avec confiance et amour.

 

Dans le chœur des voix qui s’élèvent de la terre au ciel, il manque des voix qui remercient. C’est une note muette et cela est très mauvais. C’est un grand démérite pour la lignée d’Adam, laquelle, tout en ayant reçu de façon suprême l’amour et les bienfaits du Dieu unique et Trine, ne sait pas remercier. Mais si cela est pardonné aux analphabètes de l’amour, il n’est pas permis de ne pas le faire à ceux que l’Amour lui-même instruit. Lorsqu’un petit enfant ou un pauvre ignorant commet une erreur, on l’excuse. Il n’en va pas de même quand c’est un adulte ou une personne cultivée.

 

Tu as appris du Maître et tu ne dois pas manquer à l’enseignement du Maître. Je t’ai élevée avec mon amour comme on élève un enfant avec le lait. Sois fidèle à l’Amour en toute chose, en absolument toute chose. »

 

 

Le soir

 

Jésus dit :

 

Ma chère âme, écoute la parabole de la perle.

 

Un grain de sable emporté par les vagues de la mer est avalé par les valves d’un mollusque. Un petit caillou, brut et sans valeur, un minuscule fragment de roche, un éclat de ponce, toutes choses qui ne méritent pas un regard.

 

Un premier temps, ce grain de sable avalé regrette sans doute les étendues sans fin de la mer où il roulait librement au gré des courants et où il voyait tant de beautés créées par mon Père. Mais au bout de quelque temps, une pellicule blanche se forme autour du grain gris et rêche, une pellicule blanche, de plus en plus belle, dure, régulière. Et le petit caillou ne regrette plus alors la sauvage liberté d’avant, mais bénit l’instant où une volonté supérieure à ses intentions l’a précipité entre les valves de ce mollusque. S’il pouvait parler, il dirait : ‘Que l’instant où je perdis ma liberté soit béni ! Que soit bénie la force qui m’a enlevé la liberté et qui a fait de moi, pauvre caillou brut, une précieuse marguerite’.

 

 

L’âme est un caillou brut de par sa nature. Il porte le signe de la création divine, mais, à force de rouler, il est en piteux état, de plus en plus rude et gris. La grâce, tel un courant céleste, le pousse à travers les espaces infinis de l’univers, vers le cœur de Dieu, ouvert pour recevoir ses créatures. Il attend, le cœur ouvert, votre Dieu, et vous désire, vous, pauvres créatures.

 

Mais souvent, vous résistez aux courants de la grâce et à l’invitation de Dieu qui désire vous enfermer dans son cœur. Vous croyez être plus heureux, plus libres, maîtres de vous-mêmes en restant à l’extérieur. Non, mes pauvres enfants. Le bonheur, la liberté, la maîtrise sont à l’intérieur du cœur de Dieu. À l’extérieur, il y a le piège de la chair, le piège de Satan.

 

Vous croyez être libres, mais vous êtes attachés comme des esclaves à la rame. Vous croyez être heureux, mais les soucis seuls sont déjà le malheur. Et puis il y a tout le reste. Vous croyez être les maîtres, mais vous êtes les serviteurs de tout le monde, serviteurs de vous-mêmes dans votre partie inférieure, et vous n’en tirez aucune joie, même si vous peinez pour vous en procurer.

 

Moi, je donne la joie, car je donne la paix, car je donne la continence, car je donne la résignation, la patience, chaque vertu.

 

Bienheureuses ces âmes qui n’opposent pas une trop forte résistance à la grâce qui les pousse vers moi. Très bienheureuses ces âmes qui, non seulement se laissent porter vers moi, mais qui viennent à moi avec l’impatience du désir d’être englouties dans mon cœur.

 

Il ne repousse personne, quelque petit et brut qu’il soit. Il accueille tout le monde et plus vous êtes misérables, mais en temps convaincus que je peux vous rendre beaux, et plus je travaille votre petitesse ; je la revêts d’un nouvel habit, précieux et pur. Mes mérites et mon amour opèrent la métamorphose. Vous entrez des créatures et vous sortez, à la Lumière du Jour de Dieu, des perles très précieuses.

 

L’âme regrette parfois sa première liberté. Surtout dans les premiers temps, car mon travail est sévère, même revêtu d’amour. Mais plus l’âme est pleine de bonne volonté et plus elle comprend vite. Plus l’âme renonce à tout désir de fausse liberté et plus elle préfère la royale servitude de l’amour, et plutôt elle goûte la béatitude de sa captivité en moi et accélère le prodige sanctifiant de l’amour.

 

Le monde perd tous ses attraits pour cette âme heureuse qui vit enfermée en moi comme une perle dans un écrin. Toutes les richesses de la terre, tous les soleils éphémères, toutes les joies insincères et les pseudo-libertés perdent leur lumière et leur voix, et il ne reste plus que la volonté, toujours plus vaste et plus profonde, de notre amour réciproque, d’être l’un par l’autre, l’un dans l’autre, l’un à l’autre.

 

Oh ! Béatitude des béatitudes trop peu connue : vivre avec moi qui sais aimer ! Si Pierre s’écria sur le mont Tabor, uniquement parce qu’il me vit transfiguré : ‘Seigneur, qu’il fait bon d’être ici avec vous’, que devrait dire l’âme qui a été elle-même transfigurée en devenant une molécule de mon cœur de Dieu ?

 

Penses-y, Maria. Celui qui vit en moi devient une partie de moi. Comprends-tu ? De moi, Jésus, Fils du vrai Dieu, sagesse du Père, Rédempteur du monde, Juge éternel et Roi des siècles à venir, Roi pour l’éternité. L’âme qui vit abîmée dans mon cœur devient tout cela. Partie intégrante et vivante du cœur d’un Dieu, elle vivra éternellement comme Dieu dans la lumière, dans la paix, dans la gloire de ma Divinité.

 

Un avis sur “ASDE 060 – Maria Valtorta

  1. cher Christian, merci pour ce texte (re) découvert; c’est si poétique, si vrai et si merveilleux ! Que Dieu en soit béni et à nouveau remercié !

    petit conseil pour l’avenir: corriger avant de divulguer les nombreuses erreurs ou fautes d’orthographe ! mais Dieu te pardonne!

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