ASDE 02 – Paroles de St JMV sur l’Eucharistie

Quelques paroles du curé d’Ars

sur l’Eucharistie

 

« Lorsque nous sommes devant le Saint-Sacrement, au lieu de regarder autour de nous, fermons nos yeux et notre bouche, ouvrons notre cœur, le Bon Dieu ouvrira le sien; nous irons à lui, il viendra à nous, l’un pour demander et l’autre pour recevoir. Ce sera comme un souffle de l’un à l’autre. »

« On n’a pas besoin de tant parler pour bien prier. On sait que le bon Dieu est là, dans le saint Tabernacle. On lui ouvre son cœur, on se complaît en sa présence. C’est la meilleure prière, celle-là.« 

« Il n’y a rien de si grand que l’Eucharistie. Dieu ne peut se résoudre à nous laisser seuls sur la terre. Il descend sur nos autels où Il nous attend nuit et jour. O mon Dieu que c’est dommage que nous ne soyons pas pénétrés de votre sainte Présence.« 

« La prière, c’est une douce amitié, une familiarité étonnante, c’est un doux entretien d’un enfant avec son Père. On n’a pas besoin de tant parler pour bien prier, on sait que le Bon Dieu est là dans son tabernacle, on lui ouvre son coeur, on se complet en sa Sainte Présence, c’est la meilleure prière, celle-là.« 

Le Père Larcordaire montrait de l’indifférence pour ses talents d’orateur. Il disait qu’après avoir prêché, tout le monde admirait son intelligence. Mais lorsque le curé d’Ars prêchait, tout le monde s’émerveillait de la bonté de Dieu !

« Si nous aimions le Bon Dieu, nous nous ferions une joie et un bonheur de venir passer quelques instants pour l’adorer, pour lui demander la grâce de nous pardonner ; nous regarderions ces moments comme les plus beaux de notre vie. Quelle conclusion devons-nous tirer de tout cela ? La voici : c’est de regarder comme le moment le plus heureux de notre vie celui où nous pouvons tenir compagnie à un si bon ami. »

« Souvent le curé d’Ars faisait des pauses en disant son office et regardait le tabernacle avec des yeux où se peignait une joie si vive, qu’on aurait pu croire qu’il voyait Notre Seigneur. » (C Lassagne)

 

Qu’est-ce que l’Eucharistie ?

L’Eucharistie est le sacrement de l’amour par excellence. Dieu par son Fils se donne à chacun de nous pour ne plus faire qu’un avec l’âme qui L’accueille. Il voile sa gloire infinie, sa beauté et sa majesté au Saint-Sacrement parce qu’il veut que nous venions à lui dans la foi et que nous l’aimions pour lui-même. L’Eucharistie est réellement « le mystère qui résume toutes les merveilles accomplies par Dieu pour notre salut » (cf. Saint Thomas d’Aquin, de sacr. Euch, chap I).

« Sacrement de l’amour, la sainte Eucharistie est le don que Jésus Christ fait de lui-même, nous révélant l’amour infini de Dieu pour tout homme. Dans cet admirable Sacrement se manifeste l’amour « le plus grand », celui qui pousse « à donner sa vie pour ses amis » (Jn 15, 13). En effet, Jésus « les aima jusqu’au bout » (Jn 13, 1). Par cette expression, l’Évangéliste introduit le geste d’humilité infinie accompli par Jésus : avant de mourir pour nous sur la croix, se nouant un linge à la ceinture, il lave les pieds de ses disciples. De la même manière, dans le Sacrement de l’Eucharistie, Jésus continue de nous aimer « jusqu’au bout », jusqu’au don de son corps et de son sang. Quel émerveillement dut saisir le cœur des disciples face aux gestes et aux paroles du Seigneur au cours de la Cène ! Quelle merveille doit susciter aussi dans notre cœur le Mystère eucharistique ! » (Benoît XVI, Sacramentum Caritatis, 1)

« Le mystère eucharistique – sacrifice, banquet, présence – n’admet ni réduction ni manipulation ; il doit être vécu dans son intégrité, que ce soit dans l’acte de la célébration ou dans l’intime échange avec Jésus que l’on vient de recevoir dans la communion, ou encore dans le temps de prière et d’adoration eucharistique en dehors de la Messe… Le trésor eucharistique que le Seigneur a mis à notre disposition nous pousse vers l’objectif du partage plénier de ce trésor avec tous les frères auxquels nous unit le même Baptême. Toutefois, pour ne pas gaspiller un tel trésor, il faut respecter les exigences liées au fait qu’il est le Sacrement de la communion dans la foi et dans la succession apostolique … » (Jean-Paul II, Ecclesia de Eucharistia, 61)

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