ASDE 02 – Qui est le père Michel-Marie Zanotti-Sorkine ?

Mieux faire connaissance

avec le père

Michel-Marie Zanotti-Sorkine

 

J’ai reçu par mail d’un site d’édition catholique, fin de l’année passée (2011), une « publicité » sur un livre dont j’ai fait rapidement l’acquisition. Ce livre est le rendu d’une interview, assez longue il est vrai, réalisée par Jean-Robert Cain, membre de l’Académie de Marseille et officier des Arts et des Lettres. Dans cet ouvrage qui s’intitule « Homme et prêtre« , le père Michel-Marie Zanotti-Sorkine (MMZS) laisse découvrir sa personnalité attachante et son parcours de sa jeunesse à aujourd’hui. C’est un témoignage de foi vibrant et fort, très fort d’un « disciple » de Saint François et de Saint Maximilien Kolbe.

 

En quelques années, il a véritablement transformé l’église Saint-Vincent-de-Paul appelée quasi à disparaître en une des paroisses les plus fréquentées de Marseille. La foule se presse pour prier dans la beauté et faire rayonner la lumière du Christ autour d’elle. Conversions et baptêmes se multiplient, les vocations aussi, et les non-chrétiens franchissent les portes de l’église pour découvrir quel mystère se cache dans ce lieu. Comment expliquer un tel phénomène dans une Eglise dont on stigmatise les faiblesses et prédit constamment la disparition ?

 

   Eglise St Vincent de Paul

Au fil des pages, il dévoile ce qui est pour lui le secret de son ministère : le primat de la prière, la disponibilité du prêtre dans son église, la vigueur de la prédication, la dignité de tout ce qui touche à Dieu. Beauté et vérité sont mises ensemble au service de la sainteté dont le prêtre doit éveiller le désir, par son attitude, par son habit aussi. Et derrière tous ces moyens, on trouve la présence discrète et forte de Marie, à qui le père MMZS a confié la fécondité de son ministère, et toute sa vie.

 

Né en 1959, il a été ordonné prêtre en 1999. Bien que le désir de sa vocation se soit manifesté chez lui alors qu’il était encore jeune enfant, certains se demanderont pourquoi il a été ordonné prêtre à 40 ans seulement. Les voies de Dieu sont impénétrables pourrait-on dire, peut-être, mais surtout notre Bon Dieu l’a préparé pendant de nombreuses années à cet apostolat si fécond aujourd’hui. Conseillé par de bons guides spirituels, il s’est efforcé de trouver la voie la meilleure pour exprimer toute sa foi et la faire partager à son prochain, c’est à dire à tout un chacun, ayant ce désir profond d’amener les âmes à leur Sauveur et Maître, Notre Seigneur Jésus-Christ. Formé à la spiritualité Salésienne, et Franciscaine ensuite, il a finalement décidé d’exprimer au mieux son désir de toucher les cœurs par le merveilleux moyen de la prêtrise, estimant que ce type de sacerdoce correspondait le mieux à ses aspirations, à son tempérament, à son désir de travailler les âmes, tout en se sachant un simple instrument entre les mains de Dieu.

 

Comme le curé d’Ars, rien n’est trop beau pour lui dans une église et s’il n’y a pas de prêtre dans une église, comment pourrait-il y avoir des fidèles. Il passe, lui aussi, donc de longues heures, en prières, en recevant les pécheurs dans le confessionnel, en les guidant et les ramenant sur le bon chemin, en conseillant comme Notre Seigneur le faisait de son vivant, consolant les âmes, les instruisant et les aimant du même Amour. O combien le père MMZS nous montre toute la beauté du sacerdoce, quand un prêtre est au service de Dieu et des hommes. Chaque homme est fait d’une chair, d’un cœur, d’une âme, est fait pour aimer à l’image de son Créateur. Le père Michel Marie le sait très bien, aussi s’adresse-t-il à l’homme tout entier pour que sa parole pénètre au plus profond de lui-même. Permettez-moi de citer quelques-unes de ses paroles quand il dit que lui aussi a été marqué à vie par certains religieux qu’il a rencontrés.

 

« Dieu agit dans l’âme, croyez-moi, en privilégiant le jeu des éléments humains dont les fruits s’appellent sensation, émotion, vibration. C’est par le cœur, ou si vous préférez par le ressenti, quelle que soit la nature du sujet, fût-elle apathique, que le travail divin s’opère. Pour emporter une vie, pour la sortir de soi, car c’est cela qu’implique le sacerdoce, il faut tout de même être quelque peu emballé, il faut donc le cœur ou la sensibilité soit touché. On ne fait rien ou pas grand-chose si l’on n’est pas transporté ! »

 

Il nous invite à être nous aussi des témoins de notre foi, tout baptisé à une missions à remplir. Je le cite encore :

 

« La vrai préparation à la transmission de la foi suppose – pardonnez-moi ce pléonasme – de croire fermement dans le Credo, c’est à dire d’y adhérer avec ses viscères, en un mot d’avoir la foi ! Foi dans la présence actuelle de Jésus et de Marie dans la gloire – et en nous, et près de nous. Et si quelques aspects du mystère chrétien demeuraient flous, il suffirait d’aller voir un prêtre pour qu’il éclaire l’intelligence, ou d’ouvrir le Catéchisme de l’Eglise catholique, mais point n’est besoin d’un doctorat en théologie pour saisir l’essentiel du christianisme ! La foi, la foi, la foi ! Enracinée dans la prière quotidienne, fortifiée par la réception la plus fréquente possible de la sainte Eucharistie. Et sous la houlette de la sainte Vierge priée tous les jours, vous allez voir si le chrétien ne devient pas un apôtre et si sa parole ne chamboule pas ceux qui le voient vivre et l’entendent ! … Ce n’est pas seulement un contenu doctrinal, un message, une morale, que le chrétien entend délivrer, mais bien mieux, c’est la Personne du Christ, autrement dit sa vie divine, ce que l’on appelle  sa grâce qu’il veut greffer dans cette petite âme humaine dont il est proche, et qui n’en peut plus de traîner sa mauvaise vie sans finalité. Et, dites-moi, qui va lui faire retrouver la fraîcheur de sa jeunesse perdue? Qui va l’aider à vider son sac à dos bourré de péchés et de culpabilité ? Qui va lui donner le pain de vie qui est Dieu lui-même pour assurer sa marche vers la Lumière ? Le prêtre, et seulement le prêtre, qui a reçu de notre Seigneur Jésus-Christ le pouvoir de libérer l’âme de l’oppression causée par ses péchés et de consacrer le pain et le vin pour qu’ils se transforment en son Corps sacré et en son précieux Sang. Autant dire que sans le ministère du prêtre, il ne faut pas espérer de renouvellement décisif ! »

 

Paroles admirables, sur le prêtre, véritable médecin des âmes. Combien nous aimerions tous avoir dans notre paroisse un tel témoin du Christ pour élever nos âmes vers le très Haut. Mais rassurez-vous, ses paroissiens ne sont pas restés inactifs. Ils ont voulu faire profiter tous leurs frères des enseignements de leur bon prêtre. Quand on a un trésor dont chacun peut profiter, il faut le faire connaître au plus grand nombre. Que voilà un bel exemple de charité évangélique. Il y a donc un site Internet, permettant à tout un chacun de profiter des admirables homélies du père Michel-Marie en les écoutant pour s’imprégner de ce bel enseignement, pour nous faire aimer le Christ et par de là l’Eglise. Car comme le disait Saint Jeanne d’Arc lors de son procès, quand on lui reprochait de peut-être aimer le Christ mais pas son Eglise, elle réfutait cette assertion en répliquant que quand on aime le Christ, on ne peut qu’aimer l’Eglise, car le Christ et l’Eglise, c’est tout Un.

Les homélies de chaque dimanche peuvent donc être suivies, en différé de quelques jours, et, depuis peu, être même enregistrées pour les réécouter à sa guise, en voiture par exemple pour ceux qui se déplacent souvent. Et non seulement celles du dimanche mais celles qu’il prononce en semaine également, certes plus courtes, mais chaque Eucharistie est l’occasion d’encourager ses fidèles par des paroles bienveillantes. Ce sont toujours des paroles qui touchent le cœur et l’âme au plus profond de soi. Difficile de rester insensible à de telles paroles. L’un de ses paroissiens ne précisait-il pas qu’il n’y avait pas un sermon qui ne lui fasse lâcher quelques larmes, des larmes de bonheur ! Le père MMZZ, c’est la parole vivante du Christ. Je suis persuadé qu’après l’avoir écouté quelque fois, et même une seule fois, vous serez véritablement tous marqués et vous voudrez, vous aussi, comme moi-même et mon frère, que je n’ai pas eu difficile à convaincre, faire connaître le père Michel Marie à tous ceux que vous connaissez et qui pourront en tirer un profit pour eux-mêmes. N’est-ce pas cela témoigner de ce à quoi nous croyons. Je touche un public convaincu d’avance d’une certaine façon auprès de vous tous.

 

Christian Dachy

 

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