ASDE 062 – Confidences de Jésus à don Ottavio Michelini – 3 – La Trinité

Chef-d’œuvre de la Trinité

 

 

Mon fils, Je t’ai déjà dit comment Je veux mes prêtres, même si Je me suis limité aux choses principales. Je voudrais maintenant te faire comprendre comment Je veux modeler le prêtre sensible et attentif aux signes de la grâce, naturellement pas sans mon consentement.

 

Parfois, il me suffit qu’il ne mette pas d’obstacle à mon œuvre de ciseleur, œuvre qui non seulement enrichit le prêtre de mérites et de vertus, mais en fait un chef-d’œuvre de la Trinité divine !

 

En lui le Père prend ses délices, en lui l’Esprit-Saint prend ses jouissances, l’Esprit-Saint qui se servira de ses lèvres pour manifester la sagesse qui diffusera la lumière dans les âmes.

 

De lui son Jésus est content, Jésus qui en fera une cascade de grâces qui imprégnera les âmes avec lesquelles il est en contact. De lui Jésus fera un autre Lui-même qui passera dans le monde en attirant à lui par la force de la prière, par la puissance de la souffrance. Comme Moi, il triomphera dans les humiliations et les incompréhensions de ceux qui l’entourent.

 

Fils, le prêtre que Je veux doit être attentif à mes paroles. Le prêtre que Je veux doit être tendu vers Moi, dans la donation de tout lui-même à Moi et à ses frères, comme Moi Je me suis donné tout entier au Père et tout entier à vous.

 

Le prêtre, à mon exemple, doit être un homme de prière.

 

 

Désert aride

 

Mon fils, quel renversement de situation dans mon Eglise ! On ne prie pas ou on prie mal et c’est une prière matérielle.

 

C’est pourquoi il n’y a plus de vocations. Comment pourrais-Je susciter des vocations non pour en faire des prêtres mais des serviteurs de Satan, puisque telle est la réalité : beaucoup de prêtres, au lieu d’être mes ministres, se sont mis au service du démon.

 

Mes vrais prêtres savent bien qu’on doit donner à la prière un temps considérable ; c’est seulement grâce à la prière et à la souffrance, aujourd’hui abhorrée, que le prêtre devient fort de ma force même.

 

Le prêtre que Je veux vit de foi. Il est impossible qu’un prêtre ne soit pas l’homme de la foi. Mais crois-tu qu’ils avaient la foi, ceux qui m’ont abandonné pour courir après les vains plaisirs du monde ? Crois-tu qu’ils aient tous une grande foi, ceux qui sont resté ? Non, malheureusement.

 

Quelle affreuse désolation, quel désert aride créé par l’Ennemi dans mon Eglise !

 

Le prêtre que Je veux, le prêtre de l’Eglise purifiée pour une nouvelle vie, doit avoir aussi en lui-même le feu de l’amour. Ne suis-Je pas venu sur terre pour allumer le feu, et qu’est-ce que Je veux sinon que le feu brûle et flambe jusqu’à créer un grand incendie ? Au lieu de cela, les cœurs de quelques Pasteurs et de beaucoup de prêtres sont bouffis d’orgueil et par là d’égoïsme.

 

Le prêtre vrai soupire après Moi nuit et jour, comme le cerf assoiffé soupire après les eaux fraîches et limpides.

 

Crois-tu qu’ils me cherchent, tant de prêtres de cette génération ? Non, mon fils, ils désirent la voiture, ils rêvent de mariage, ils aiment les salles, les lieux publics, certains mêmes les cafés, ils aiment les films, même immoraux, ils se cramponnent à la télévision.

 

Certains ont du goût pour toutes les vanités et les commodités plutôt que pour leur Dieu. Ce n’est plus Dieu qui est au-dessus de tout ! N’importe quelle chose est placée au-dessus de Dieu !

 

 

Ils n’ont pas le courage

 

Et les évêques ? Certains parmi eux dorment. S’ils savent, ils n’ont pas le courage de mettre la main à la cognée, et ils cherchent alors de nouveaux moyens, de nouvelles voies. De nouvelles voies, il n’en n’existe pas, comme n’existent pas d’autres moyens en dehors de ceux que J’ai indiqués, fruits de ma Rédemption.

 

Les évêques, au nom de la prudence, continuent à commettre des imprudences. Combien en ont-ils commis, avec un très grave dommage pour les âmes et pour l’Eglise, à la présidence de laquelle ils ont été appelés.

 

Au nom de la prudence ils dorment, parce que, en beaucoup de cas, ce sont des craintifs qui feignent un amour et un souci qu’ils n’ont pas, ainsi qu’une attitude paternelle qui en plusieurs cas, n’est pas sincère.

 

Il y a ceux qui agissent par calcul ; mais l’amour ne calcule pas, l’amour marche selon une autre directive ; l’amour surmonte tout, l’amour l’emporte sur tout et ne se perd pas en futilités. L’amour est un feu qui brûle, qui dévore, qui ne s’arrête pas.

 

Qu’ils lisent bien saint Paul sur ce point, et beaucoup d’entre eux devront admettre qu’ils marchent sur une voie opposée, ou presque, à celle indiquée par l’apôtre.

 

Je te bénis, mon fils. Prie et souffre pour la conversion des prêtres !

 

28 novembre 1975

 

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