Louisa Piccarreta – 16 mars 1922 – Tout se passe entre l’âme et Dieu

16 mars 1922

La vie dans la Divine Volonté ne produit aucune évidence extérieure extraordinaire. Tout se passe entre l’âme et Dieu.

 

Etant dans mon état habituel, je pensais : « Je sens que je suis la plus vilaine des créatures ; néanmoins, mon doux Jésus me dit que ces projets pour moi sont grands et que lœuvre qu’il édifie en moi est si importante qu’il ne veut pas l’a confié même à ces anges. Il veut lui-même en être le gardien, l’acteur et le spectateur. Mais qu’est-ce que j’accomplis de si grand ? Rien ! Ma vie extérieure est si ordinaire que je fais moins que la plupart. »

 

Pendant que ces pensées traversaient mon esprit, mon toujours aimable Jésus en interrompit le cours et dit : « Ma fille, il est évident que sans ton Jésus tu ne peux penser à rien de bon et que tu ne peux dire que des non-sens. Ma mère bien aimée, elle aussi, n’a rien réalisé dextraordinaire dans sa vie extérieure. En fait, il semblait qu’elle faisait moins que les autres. Elle s’est abaissée à accomplir les tâches les plus ordinaires de la vie. Elle a filé, cousu, balayé le plancher, allumé le feu. Qui aurait pensé qu’elle était la mère de Dieu ? Ces actions extérieures ne révélaient rien de tout cela.

 

Mais lorsqu’elle m’a porté dans son sein, moi le Verbe Eternel, chacun de ses mouvements, chacun de ses actes humains étaient révérés par toute la création. A travers elle émanaient la vie et le soutien de toutes les créatures. Le soleil dépendait d’elle et comptait sur elle pour maintenir sa lumière et sa chaleur. La terre attendait d’elle le développement de la vie de ses plantes. Tout dépendait d’elle. Le ciel et la terre étaient attentifs au moindre de ses mouvements. Mais qui voyait cela ? Personne ! Toute sa grandeur jugule son pouvoir et sa sainteté, les immenses océans de bienfaits qui émanaient de son sein, chacun des battements de son cœur, ses respirations, ses pensées, ses paroles, tout s’envolait directement vers son Créateur.

 

Il y avait partage continuel entre Dieu et elle. Tout ce qui émanait d’elle rejoignait son Créateur, et elle était rejointe par Lui en retour. Ces échanges augmentaient sa grandeur, l’élevaient et lui permettaient de tout dominer. Pourtant, personne ne remarquait rien d’inhabituel chez elle. Seul moi, son Dieu, son Fils, je savais tout. Il y avait un si fort courant entre ma mère et moi que son cœur et le mien battaient à l’unisson. Elle vivait de mes battements de cœur éternels, et Moi, de ces battements de cœur maternels. Nos vies étaient imprégnées d’échange continuel. C’est précisément cela qui, à mes yeux, la distinguait comme étant ma Mère. Les actions extérieures ne me satisfont ni ne me plaisent si elles n’émanent pas d’un intérieur dont je suis la vie.

 

Ceci dit, qui a-t-il de si anormal dans le fait que ta vie soit si ordinaire ? Je couvre habituellement mes plus grandes œuvres des choses les plus ordinaires si bien que personne ne peut les détecter. Cela me donne plus de liberté d’action. Quand J’ai tout complété, alors, dans un effet de surprise, je manifeste mon travail aux yeux de tous et suscite l’admiration.

 

Est-ce un mince exploit que les actes des créatures coulent dans le courant de ma volonté et que mes propres actes ne fassent qu’un avec ceux des créatures ? Est-ce un mince exploit que le Désir divin pénètre les actes des créatures comme étant leur cause, que les humains soient transformés en acte divin, en amour divin, en réparation divine, en gloire éternelle et divine ? N’est-il pas merveilleux que la volonté humaine puisse se maintenir dans un commerce constant avec la Divine Volonté et que chaque volonté se déverse dans l’autre ? Ma fille, je te demande d’être attentive et de me suivre fidèlement.

 

Je répondis : « Mon amour, tant de choses sont arrivées ces derniers temps que je me suis sentie distraite. »  Il reprit : « Ainsi donc, sois attentive parce que, lorsque tes actions ne s’écoulent pas dans ma volonté, c’est comme si le soleil arrêtait sa course. Quand tu es distraite, c’est comme si les nuages couvraient le soleil et que la noirceur tenvahissait. Néanmoins, quand les distractions sont involontaires, un acte fort et décisif de ta volonté suffit pour te ramener à ma Volonté, pour que le soleil reprenne sa course et que les nuages se dissipent, permettant ainsi au soleil de ma volonté de briller avec plus de magnificence encore. »

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