Ma rencontre avec le Christ 2

MA RENCONTRE AVEC LE CHRIST

Après, plus rien ne fut pareil !

Charly Buttafuoco

 

Première Partie, 1B Mon passage de la mort à la Vie ! (suite)

J’étais donc arrivé, au mois d’avril 1983 comme à la fin d’un cul-de-sac ! C’est à ce moment précis que le livre de mon collègue « tomba » entre mes mains et c’est grâce à ce livre que tout a basculé pour moi un mois plus tard.

 

Je le redis, l’affirme et le maintiens, je ne cherchais absolument pas Dieu. Si je le cherchais, j’en étais alors totalement inconscient et qui dit inconscient dit irresponsable. Je n’étais pas l’auteur de tout ce qui commençait à se déclencher en moi ! Quelqu’un d’autre avait pris les rênes de mon existence sans que je ne m’en aperçoive. Mais allez savoir comment puisque Dieu ne viole pas le libre arbitre de l’homme ! Il n’y a qu’une possibilité pour que cela soit possible… Dieu m’a séduit, Il m’a charmé sans que je ne le sache et je me suis laissé séduire par Lui ! Dieu ne dit-Il pas dans la sainte Écriture : « Je me suis laissé rechercher par ceux qui ne demandaient rien, Je me suis laissé trouver par ceux qui ne Me cherchaient pas ; J’ai dit : Je suis là, Je suis là ! » (Isaïe 65, 1)

 

 

Oui Il était bien là, présent, pour m’attirer aussi à lire ce livre sur le Saint Suaire de Turin, car à peine l’avais-je entamé qu’une force tout aimante et toute puissante commença à envahir et à imprégner tous mes sens qui se polarisaient vers elle ; j’étais absorbé par cette « attraction » irrésistible comme un super aimant attire de petites limailles de fer se trouvant à peine à un millimètre de lui ! C’est ainsi que je ressentais cette attraction, sans savoir bien entendu qu’il s’agissait de l’Amour de Dieu ; pour moi cela ressemblait à une force phénoménale et toute puissante, à une séduction à laquelle je ne pouvais que « succomber » … mais librement !

 

C’est dans cet état d’attraction aimante et irrésistible que j’ai continué ainsi la lecture du livre sur le Saint Suaire de Turin. Après l’avoir lu, une seule question me vint à l’esprit, une seule, une unique question : Et si c’était vrai que Jésus est vivant ?! Si c’était réellement vrai que Jésus-Christ est ressuscité, c’est donc qu’il devrait exister une vie après cette vie-ci ?! Quel choc ! Car même si je n’étais pas athée comme je l’ai dit plus haut, je ne m’étais jamais posé la question de savoir s’il y avait une vie après la vie terrestre ni de savoir ce qu’il en était de Jésus, car pour moi il faisait partie de l’histoire ancienne. Certes, je respectais sa mémoire, je n’aurais jamais dit du mal de Lui 9 car je pensais qu’il devait être un brave homme qui avait fait du bien à ses semblables et qui fut condamné à mourir horriblement sur une croix, c’est du moins tout ce que j’avais retenu de mon enfance et de ces belles histoires de Noël que l’on nous racontait au cours de religion à l’école primaire… Jésus était donc pour moi à des annéeslumière ! J’étais certain que Dieu devait bien exister mais j’étais très, très, très éloigné de Sa Présence. J’avais une croyance mais je n’avais pas la Foi ! Certes, j’avais quand même quelques notions de la vie de Jésus, celles que l’on a entendues dans notre enfance et puis qu’on a oubliées et qui réapparaissent seulement quelques heures aux jours des enterrements, des mariages, des baptêmes, des communions, etc, etc. Je n’étais pourtant pas un illettré, mais de Jésus et des Evangiles je ne savais rien. J’avais un tas de livres, mais pas de Bible !

 

Ainsi, la toute première chose que je voulus faire après cette lecture sur le Saint Suaire fut de me procurer une Bible le plus vite possible et de lire les Evangiles pour connaître enfin la vie du Christ et ses paroles. Je savais qu’un collègue, prénommé Albert, pouvait m’en procurer une. Il était protestant évangélique et travaillait comme contremaître dans mon secteur. Je suis donc allé le trouver et je lui ai demandé s’il pouvait me procurer une Bible. Il m’a regardé tout hébété et m’a dit le plus sérieusement du monde : « Tu rigoles de moi là ? » Car Il faut savoir que pour Albert (il me l’avoua plus tard), j’étais la dernière 10 personne au monde qui aurait pu lui demander une Bible ou lui poser une question concernant le Christ. Depuis des années que l’on travaillait ensemble, entre lui et moi le courant n’avait jamais passé, j’étais comme on dit « persona non grata »… et je le méritais bien ! Je dois avouer à ma charge que je n’étais pas un modèle de coopération ; j’étais plutôt un rebelle, un provocateur et un contestataire à tous crins. Je lui dis donc : « Non Albert je ne rigole pas de toi, je suis sérieux, j’ai absolument besoin d’une Bible. » Je lui racontai ce qui était en train de se passer, je lui dis que je venais de lire un livre qui parle des preuves de la résurrection de Jésus-Christ et que je voulais en savoir plus sur Lui tant la nécessité se faisait pressante en moi ; je devais impérativement avoir une Bible ! Il me dit alors que je pouvais compter sur lui. Le jour suivant je fus enfin en possession d’une Bible. Albert me donna quelques conseils de lecture, il me dit de commencer par l’Evangile de Jean, ensuite les Actes des Apôtres et puis de lire l’Epître aux Romains de l’Apôtre Paul.

 

Je ne saurais vous dire quelle fut ma joie de posséder une Bible mais à ma grande surprise, lorsque j’ai commencé à lire l’Evangile de Jean, je ne compris rien de ce que je lisais ! Je lisais bien ce qui était écrit, ce n’était pas du chinois, mais je ne saisissais rien du sens des mots, ils étaient comme voilés. En revanche, paradoxalement à mon incompréhension, cette attraction aimante dont je vous ai parlé plus haut s’intensifiait tellement que j’avais 11 l’impression d’être aussi léger que l’air, j’avais l’impression d’être hors de mon corps physique tant cette attraction était puissante, je ne pouvais lui résister et je ne le voulais pas, car j’avais l’impression d’être au pays des merveilles.

 

Après presqu’un mois de lecture, étant toujours au sein de cette attraction, j’en étais arrivé à me poser un milliard de questions auxquelles bien entendu je n’avais pas encore de réponses. Ne tenant plus, je suis allé retrouver Albert et je lui ai demandé s’il était possible d’avoir une entrevue avec son pasteur, car j’avais d’innombrables questions à lui poser et c’était U…R…G…E…N…T ! Ravi de cette demande, Albert me fit savoir que j’avais rendez-vous avec son pasteur le 26 mai à 16h00. Nous étions le 21 mai de cette année 1983, il me restait donc cinq jours avant le rendez-vous.

 

Je ne peux vous dire ce qui se passait en moi tant cette attraction aimante était puissante, pour peu j’allais m’envoler ! Je ressentais une joie intense, un bonheur inconnu que je ne pouvais définir puisqu’il ne vient pas de ce monde ! Et pourtant, cet amour immense, démesuré, qui m’a envahi ces jours-là n’est « rien » en comparaison de ce qui allait se passer le 26 mai 1983 à 15h00 pile ! (donc une heure avant mon rendez-vous avec le pasteur).

 

Aux matins des 24, 25, et 26 mai, une chose assez étrange se produisit. Ces trois jours-là, lorsque je suis allé dans mon jardin le matin, une tourterelle est venue chaque jour se poser sur ma tête ! C’était assez amusant, car quand je la déposais sur le sol et que je m’éloignais d’elle, elle sautillait vers moi et puis, d’un seul coup d’aile, elle se replaçait sur ma tête ! Le même scénario se produisit plusieurs fois et à chaque fois la tourterelle fit la même chose, elle se replaçait sur ma tête jusqu’à ce que je quitte les lieux et cela les trois jours durant jusqu’au jour-même du 26 mai au matin.

 

J’avais un drôle de sentiment au contact de cette tourterelle, c’était un mélange de gaieté, de paix et de sérénité. Me préparait-elle au grand moment qui allait arriver comme le dit le Cantique des cantiques 2, 12 ? « Dans le pays, les fleurs paraissent, le temps de chanter est arrivé, et la tourterelle se fait entendre dans notre pays. » La tourterelle est un oiseau migrateur dont l’arrivée annonce le printemps. Elle est suivie par tout un chœur d’oiseaux, signe toujours enchanteur de la saison nouvelle.

 

Je suis convaincu que cette tourterelle m’annonçait que bientôt un « printemps nouveau », une « vie nouvelle » allait surgir en moi. « Si donc quelqu’un est dans le Christ, c’est une création nouvelle : l’être ancien a disparu, un être nouveau est là. » (2 Corinthiens 5, 17).

 

 

Ce qui est étonnant c’est que cette tourterelle était apparue pour la première fois trois jours avant le jour où tout allait basculer pour moi, ce qui me fit penser par la suite aux paroles de Jésus annonçant à ses disciples sa mort qui trois jours plus tard fut suivie de sa résurrection : « Car tout comme Jonas fut dans le ventre du monstre marin trois jours et trois nuits, ainsi le Fils de l’homme sera dans le sein de la terre trois jours et trois nuits. » (Matthieu 12, 40).

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