Lui et moi – Janvier 1940

LUI et moi

 

 

Mois de décembre 1940

 

 

817. [III,4] — Ier janvier 1940. Après la communion  Comme je Lui demandais un mot d’ordre pour l’année :

« Orare »

« Un ».

 

818. [VII,249] — 2 janvier 1940.  Après la journée bien médiocre. 

« Tu vois bien que par toi seule tu ne peux rien! Jette-toi chaque matin dans Mes bras et demande-Moi la Force, pour bien faire attention aux petits détails. Tu sais bien que la vie est faite de petites choses ? Ne compte plus sur toi. Compte sur Moi. »

 

819. [VII,250] — 3 janvier.  Notre-Dame, 5 h. 30. Chemin de Croix. 

« Considère le long de Mon chemin Mes sentiments d’abandon envers le Père. Mes désirs de votre salut. Demande-Moi l’amour de la croix. Pour Me ressembler. Pour obéir au Père. »

A mon temps d’arrêt, contre les paroles inutiles.

« Et Moi, pendant trois heures sur la Croix, Mes trois dernières heures de vie, on n’a pu compter que sept paroles !… »

820. [II,148] — 5 janvier 1940.

« Tu as moins de jours devant toi que tu n’en as derrière.

« Passons donc ces derniers temps de ta vie « comme deux êtres qui correspondent étroitement dans de grands désirs avant de se voir.

« Ma petite amie,

« n’es-tu pas aimée comme une toute petite ? « la plus misérable ? »

 

821. [VII,251] — 6 janvier.  Notre-Dame, pendant un sermon. 

« Fais bien attention à tout le bien que tu pourrais faire par ta conversation… »

 

822. [I,276] — 17 janvier 1940. —

« Tu ne Me sens pas toujours de la même manière,

« mais que l’obscurité ne t’empêche pas de marcher.

« Humilie-toi et marche fidèlement. Marche,

« Tu ne Me vois pas. Tu ne Me sens pas, mais Je suis là, tout amour

« te tendant les bras.

« Rien ne Me distrait de vous sur la terre, «les idées, les pensées des hommes sont courtes

« et l’on Me juge ainsi…

« Je suis l’Etre stable, inchangeable.

« Je suis la Présence.

« Je suis le Regard.

« Je suis Celui qui contient tout.

« Je suis l’instant comme Je suis l’Eternité.

« Je suis la Richesse d’amour.

« Je suis Celui qui appelle afin que vous veniez sans crainte vous jeter sur Mon coeur.

« J’appelle.

« Toi, au moins, sois la réponse. »

 

823. [VII,252] — 19 janvier. Dans le train pour Aies, je voyais sous le soleil couchant, à Vogué, sur les montagnes, de toutes petites églises et je pensais :

« Dieu descend chaque matin du Ciel, pour ces pauvres villages! » Il m’a dit :

« Toi, descends de tes hauteurs » (m’invitant au désir d’humilité).

 

824. [VII,253] — 22 janvier, Aies, Gard. 

 « Prends Ma tête couronnée d’épines dans tes deux mains, et offre au Père toutes les gouttes de Mon Sang pour les pauvres soldats qui combattent.

« Mon Sang est un apaisement, une purification, une force : si tu savais !… »

 

825. [II,149] — 26 janvier.  Dans le train glacé. Valence. 

« Si J’avais un autre moyen pour te rapprocher de Moi

« que la souffrance,

« Je te le donnerais. »

 

826. [II,150] — Quarante Heures.

« Est-ce que tu ne comprends pas que Mon union avec l’âme doit se resserrer

« à mesure que cette âme approche de l’Éternité ?

« Fais des efforts, afin de n’être plus en toi, mais en Moi.

« Tu as été touchée quand tu as lu « que j’étais dans l’Évangile sous l’espèce des mots ».

« Combien davantage suis-Je présent sous les espèces humaines !

« Vous qui vivez dans la Grâce…

« oh ! ne nous quittons pas ! »

 

827. [II,151] — Dans un doute.

« Tu admets pourtant bien qu’il y a dans ton corps une âme ?

« et cependant tu ne vois pas ton âme.

« Alors, pourquoi as-tu tant de difficultés à admettre que J’habite en toi en état de grâces malgré que tu ne Me voies pas ?

« Je suis là.

« Ne me laisse pas seul.

« Cause avec Moi. »

 

828. [VII,254] — 27 janvier. Nantes. 

« J’aurais pu vous aimer, vous, Mes créatures, mais vous aimer avec moins de force. Aujourd’hui, loue-Moi de ce surplus, de cet excès. Remercie, et invite Ma Mère à t’aider. »

 

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