Le Ciel, notre véritable patrie (ASDE 08)

Le Ciel,

notre véritable patrie

 

 

Si nous comprenions bien notre bonheur, nous pourrions presque dire que nous sommes plus heureux que les saints dans le ciel. Ils vivent de leurs rentes ; ils ne peuvent plus rien gagner, tandis que nous, nous pouvons à chaque instant augmenter notre trésor.

Les commandements de Dieu sont les enseignements que Dieu nous donne pour suivre la route du ciel, comme les écriteaux qu’on pose à l’entrée des rues et au commencement des chemins pour en indiquer les noms.

 

Que bonheur pour les justes quand, à la fin du monde, l’âme embaumée des parfums du ciel viendra chercher leur corps pour jouir de Dieu pendant tout l’éternité ! Alors nos corps sortiront de la terre comme le linge qui a passé par la lessive. Les corps des justes brilleront au ciel comme de beaux diamants, comme des globes d’amour.

 

Quand vous n’avez pas l’amour de Dieu, vous êtes bien pauvres. Vous êtes comme un arbre sans fleurs et sans fruits. Dans l’âme unie à Dieu, c’est toujours le printemps.

 

Le monde passe, nous passons avec lui, les rois, les empereurs, tout s’en va. On s’engouffre dans l’éternité d’où l’on ne revient plus. Il ne s’agit plus que d’une chose, sauver sa pauvre âme.

 

Le Bon Dieu nous a mis sur la terre pour voir comment nous nous y conduirons, et si nous l’aimerons, mais personne n’y reste.

 

Si nous réfléchissions, nous élèverions sans cesse nos regards vers ciel, notre véritable patrie. Mais nous nous laissons emporter çà et là par le monde, les richesses, les jouissances de la matière, et nous ne songeons pas l’unique chose qui devrait nous occuper.

 

Il y a deux sortes d’avares : l’avare du ciel et l’avare de la terre.

 

L’avare de la terre ne porte pas sa pensée plus loin que le temps ; il n’a jamais assez de richesses : il amasse, il amasse toujours. Mais quand le moment de la mort viendra, il n’aura rien. Les biens ne servent qu’à embarrasser. Nous n’emportons rien, nous laissons tout. Nous nous attachons à la matière, à ce qui doit finir, et nous ne pensons pas à acquérir le ciel, le seul véritable trésor.

 

Allez de monde en monde, de royaume en royaume, de richesse en richesse, de plaisir en plaisir, vous ne trouverez pas votre bonheur. La terre entière ne peut pas plus contenter une âme immortelle qu’une pincée de farine dans la bouche d’un affamé ne peut le rassasier.

 

Avec qui serons-nous dans le ciel ? Avec Dieu qui est notre père, avec Jésus-Christ qui est notre frère, avec la sainte Vierge qui est notre mère, avec les anges et les saints qui sont nos amis.

 

Je souffre la nuit pour les âmes du purgatoire, et le jour pour la conversion des pécheurs. La pratique de la prière pour la délivrance du purgatoire est, après celle pour la conversion des pécheurs, la plus agréable à Dieu.

 

Quand nous voulons délivrer du purgatoire une âme qui nous est chère, offrons à Dieu par le Saint Sacrifice son Fils bien-aimé avec tous les mérites de sa mort et de sa passion, il ne pourra rien nous refuser.

 

Saint Jean-Marie Vianney, Curé d’Ars

Tiré du livre « Au fil des jours … avec les âmes du purgatoire »

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