Courtes méditations du mois de mai (ASDE 09)

Courtes méditations du mois de mai

 

Tiré du livre « Au fil des jours … avec les âmes du purgatoire »

 

 

Très Sainte Vierge Marie

 

Dans l’enfer le moindre espoir de consolation ne peut pénétrer cet horrible séjour. L’air qu’on y respire est pestilentiel. Tout y est suffoquant, aucun rayon de lumière, il n’y a que ténèbres. Subir les morsures du feu de ce monde est bien peu de choses en comparaison du feu de l’enfer.

 

L’entrée de l’enfer est semblable à une sorte de four, bas et obscur. Pour pavé, l’enfer a une couche de boue infecte où grouille une multitude de reptiles venimeux dégageant une odeur insupportable. L’âme ressent un feu dont aucune parole ne peut exprimer la nature et le corps d’atroces souffrances.

 

Sainte Thérèse d’Avila

 

 

La brûlure de l’amour divin ne peut voir en nous la moindre imperfection. De ce divin Amour, je vois jaillir vers l’âme certains rayons et flammes brûlants, si pénétrants et si forts qu’ils sembleraient capables de réduire au néant non seulement le corps mais l’âme elle-même s’il était possible. Ces rayons opèrent de deux manières : l’une est de purifier, l’autre est d’anéantir.

 

Toute âme, dès qu’elle est en purgatoire, se trouve élevée à un état de perfection et d’unions divines qui pourraient servir de modèles aux plus grands saints d’ici-bas.

 

« O Amour, que peut-on dire de toi ? Qui te ressent ne te comprend pas, qui veut te comprendre ne peut te connaître. O feu d’amour, que fais-tu dans cet homme ? Tu le purifies, comme le feu purifie l’or, et ensuite, tu le conduis avec toi dans la patrie, à cette fin pour laquelle tu l’as créé ».

 

Sainte Catherine de Gênes

 

 

Méditation de la semaine 19

 

Combien de prières, de mérites et de grâces, s’assure à lui-même, celui qui offre ses bonnes œuvres pour le soulagement des âmes du purgatoire. Il se prépare des avocates dévouées, qui lui obtiendront ce qui lui est nécessaire ici-bas, et le salut dans l’autre vie. Les anges gardiens de ces âmes lui rendront au centuple ce qu’il aura fait pour leurs protégées. Les saints du ciel feront aussi la même chose pour lui. Quelle récompense ne donnera pas Notre-Seigneur lui-même, à celui qui l’aide à faire entrer plus tôt au ciel, ces âmes qu’il a rachetées et qu’il aime tant.

Denis le Chartreux raconte que sainte Gertrude offrait toutes ses journées à Dieu, multipliait ses prières, bonnes œuvres, aumônes, mortifications, pour le soulagement des âmes du purgatoire. Elle arriva ainsi à la vieillesse.

 

Couchées sur son lit de mort, le démon chercha à lui faire croire qu’elle n’avait délivré tant d’âmes du purgatoire, que pour aller prendre leur place, puisqu’elle leur avait donné tous ses mérites et n’avait rien gardé pour elle. Elle cria vers Dieu : « Mon Dieu, permettrez-vous que j’aie un long et terrible purgatoire, parce que j’aurai été trop généreuse envers les défunts ? » Au même moment, elle voit Notre-Seigneur qui lui dit en souriant : « Ma fille, afin que tu saches combien ta charité envers ces âmes m’a été agréable, tu ne passeras pas par le purgatoire. De plus, j’ai promis cent pour un à tous ceux qui me servent, j’augmenterai d’autant ta gloire au ciel que tu as secouru les défunts. Toutes les âmes que tu as soulagées viendront à ta rencontre et t’introduiront dans le paradis. » La sainte ne pouvait se contenir de joie. Elle expira le sourire aux lèvres, les yeux animés d’une clarté merveilleuse. (M.J.S. benoît, p. 155)

 

 

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