Les fins dernières avec Saint José-Maria

Qu’est-ce que

les fins dernières ?

Textes de Saint Josémaria

 

Saint Josémaria évoque le passage du temps

Je dois vous parler du temps, de ce temps qui fuit.
Le caractère éphémère de notre vie terrestre devrait plutôt inciter les chrétiens à mieux profiter de leur temps qu’à craindre Notre Seigneur ; moins encore à voir dans la mort une fin désastreuse.

En pensant à cette réalité, je comprends très bien les mots que saint Paul adresse aux Corinthiens : tempus breve est ! quelle est courte la durée de notre passage sur terre ! Ces mots retentissent au plus profond du cœur de tout chrétien cohérent, comme un reproche face à son manque de générosité, et comme une invitation constante à la loyauté. Il est vraiment court le temps que nous avons pour aimer, pour offrir, pour réparer. Il n’est donc pas juste de le gaspiller, ni de jeter de façon irresponsable ce trésor par la fenêtre : nous ne pouvons pas laisser passer cette étape du monde que Dieu confie à chacun.

Amis de Dieu, 39

 

Incontournable

La mort arrivera, inexorable. Par conséquent, comme il est vain, comme il est creux de centrer l’existence sur cette vie! Regarde comme ils souffrent, tous ces gens, hommes ou femmes. Pour les uns, leur vie se termine : ils souffrent tant de la quitter, pour les autres, elle dure, et elle les ennuie… En aucun cas nous ne pouvons justifier cette idée fausse que notre passage sur la terre est comme une fin en soi.

Il faut sortir de cette logique, et bien s’ancrer dans l’autre : la logique éternelle. Il faut faire un changement total : se vider de soi-même, de ses raisons égocentriques, qui sont caduques, pour renaître dans le Christ, qui est éternel.

Sillon, 879

Le temps est notre trésor : c’est « l’argent » qui achète l’éternité.

Sillon, 882

 

Sans crainte


Ne fais pas de la mort une tragédie ! car elle n’en est pas une. Seuls des enfants indifférents ne se réjouissent pas à l’idée de rencontrer leurs parents.
Sillon, 885

 

— Si tu Le cherches, Il t’accueillera comme le père accueille son enfant prodigue: mais tu dois vraiment Le chercher !

Sillon, 880

 

Mourir, pas du tout. Vivre

Mes enfants, la mort n’est pas une transe désagréable. La mort est une porte ouverte à l’Amour, à l’Amour avec une majuscule, au bonheur, au repos, à la joie. Elle n’est pas la fin, elle est le début. Pour un chrétien, mourir n’est pas mourir, c’est vivre. Vivre avec une majuscule. Affrontez la mort. Tenez-lui tête. Comptez sur elle, elle doit arriver. Pourquoi avoir peur ? À quoi bon se cacher la tête sous l’aile, dans la peur panique ? Seigneur, la mort c’est la vie, Seigneur, pour un chrétien la mort est le repos, elle est l’Amour et je n’ai rien à ajouter.
 

Réponse de saint Josémaria : Comment affronter la mort ?

Le vrai chrétien est toujours prêt à comparaître devant Dieu. En effet, s’il lutte pour vivre comme un homme du Christ, il est à chaque instant prêt à accomplir son devoir.

Sillon, 875

Serein face à la mort ! Voilà comment je te veux ! Ce n’est pas le stoïcisme froid d’un païen ; mais la ferveur d’un enfant de Dieu, qui sait que la vie vient à changer et non à disparaître.

– Alors, mourir ?… C‘est Vivre !

Sillon, 876

 

La couronne qui compte

Docteur en droit et en philosophie, il préparait un concours pour devenir professeur à l’Université de Madrid. Deux brillants cursus universitaires, menés à bien avec brio. J’ai reçu un message de lui: il était malade, et il désirait que j’aille le voir. Je suis arrivé à la pension où il logeait.

— « Père, je meurs », c’est ainsi qu’il m’a salué. Je l’ai réconforté avec affection. Il a voulu faire une confession générale. Et il est mort cette nuit-là. Un architecte et un médecin m’ont aidé à l’envelopper dans un linceul.

— Et, à la vue de ce corps jeune, qui commençait à se décomposer rapidement…, nous sommes tombés tous les trois bien d’accord : les deux cursus universitaires ne valaient rien, comparés au cursus définitif qu’il venait de couronner en bon chrétien.
Sillon, 877

Tout s’arrange, sauf la mort… Et la mort arrange tout.

Sillon, 878

 

 

 

 

 

 

 

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