Sacré-Cœur de Jésus avec sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus (ASDE 11)

Courtes méditations du mois de l’été

Mois de juin

 

Sacré-Cœur de Jésus

(3 juin)

 

Quand je veux obtenir une grâce, je m’adresse à Dieu par l’intercession des fidèles trépassés et tout ce que je demande, je l’obtiens.

 

Après l’exil de la terre, j’espère aller jouir de Vous dans la Patrie, mais je ne veux pas amasser de mérites pour le Ciel, je veux travailler pour votre seul Amour, dans l’unique but de vous faire plaisir, de consoler votre Cœur Sacré.

 

Je n’aurais pas voulu ramasser une paille pour éviter le purgatoire. Tout ce que j’ai fait, je l’ai fait pour faire plaisir au Bon Dieu, pour lui sauver des âmes.

 

Je suis heureuse de me sentir faible. Apprenons ainsi à ne compter ni sur nos vertus, ni sur nos mérites, ni sur nos œuvres, mais ce qui est infiniment mieux, sur le secours gratuit de la Toute-Puissance divine, infiniment miséricordieuse à l’égard de notre pauvreté. On obtient de lui autant qu’on espère.

 

Jésus n’a pas besoin de nos œuvres, mais uniquement de notre amour.

 

Depuis ma donation (acte de Parfait Amour) l’Amour me pénètre et m’environne, cet amour miséricordieux me renouvelle, me purifie et ne laisse en mon cœur aucune trace de péché. Non, je ne puis craindre le purgatoire, je sais que ne mériterais même pas d’entrer avec les âmes saintes dans ce lieu d’expiation mais que le feu de l’amour est plus sanctifiant que celui du purgatoire. Jésus ne peut vouloir pour nous des souffrances inutiles.

 

Quand on aime, il ne peut y avoir de purgatoire.

 

Le purgatoire est fait pour les âmes qui ont méconnu l’Amour miséricordieux. Avec ceux qui s’efforcent de répondre à cet amour, Jésus est ‘aveugle’ et ne ‘compte pas’, ou plutôt il ne compte pour les purifier que sur le feu de charité qui « couvre toutes les fautes » et surtout les fruits de son perpétuel sacrifice.

 

Quand le voile tombera, avec quel bonheur je m’écoulerai jusque dans le secret de sa Face, et c’est là que je passerai mon éternité, au sein de cette Trinité qui fut déjà ma demeure ici-bas. Contempler dans sa lumière les splendeurs de l’être divin, scruter toutes les profondeurs de son mystère ; être fondue avec Celui qu’on aime, chanter sans repos sa gloire et son amour, être semblable à Lui parce qu’on le voit tel qu’Il est.

 

Quelques heures avant de mourir, elle dit : « Je vais à la Lumière, à l’Amour, à la Vie. »

 

Il me semble qu’au Ciel, ma mission sera d’attirer les âmes en les aidant à sortir d’elles pour adhérer à Dieu par un mouvement tout simple et tout amoureux, et de les garder en ce grand silence du dedans qui permet à Dieu de s’imprimer en elles, de les transformer en Lui-même.

 

Cela fait du bien de regarder à l’âme des saints, puis de les suivre par la foi jusque dans le ciel. Là, ils sont tout lumineux de la gloire de Dieu. Ils le contemplent dans un éternel face-à-face. Le ciel des saints, c’est notre patrie, c’est la ‘maison du Père’ où nous sommes attendues, où nous sommes aimées, où un jour nous pourrons nous envoler, nous aussi et nous reposer au sein de l’amour infini.

 

Vous n’êtes pas assez confiante, disait sainte Thérèse à une sœur craintive. Vous avez trop peur du Bon Dieu. Je vous assure qu’Il en est affligé. Ne craignez pas le purgatoire à cause de la peine qu’on y souffre, mais désirez n’y pas aller pour faire plaisir au Bon Dieu qui impose avec tant de regret cette expiation. Dès lors que vous cherchez à lui faire plaisir en tout, si vous avez la confiance inébranlable qu’Il vous purifie à chaque instant dans son Amour et qu’Il ne laisse en vous aucune trace de péché, soyez bien sûre que nous n’irez pas en purgatoire.

 

Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face

 

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :