Lui et moi – Mai 1940

LUI et moi

 

Mois de mai 1940

 

888. [VII,288] — 4 mai 1940. 

« Aujourd’hui, Je te demande l’austérité de l’esprit. Que ta pensée soit une lampe dont la flamme monte droit vers Ma Puissance, Ma Majesté, et aussi vers Mon Amour de Père et d’Époux.

« Même si tu ne vois pas le résultat de tes prières ou de tes efforts, ne décourage rien en toi.

« Pense seulement que, Moi, Je sais, et mets-toi de nouveau entre les Mains de ton Rédempteur.

« Rappelle-toi : Je te serai ce que tu désires que Je te sois.

« Si tu Me traites en étranger, Je ne serai qu’un Juge.

« Si tu as confiance, Je serai ton Sauveur. « Si tu vis dans Mon Amour, Je serai ton Époux aimant, l’Être de ton être· »

 

889. [VII,289] — 9 mai. Heure sainte. 

« Aujourd’hui, c’est toi qui vas Me parler. Tu vois, Je suis là, t’écoutant avec tout Mon Coeur. »

Je disais : « Aie pitié de moi, mon Sauveur, comme J’ai pitié de Toi. » Comme souriant :

« Crois-tu que Je n’aie pas davantage pitié ? Mais il est naturel que ce soit ainsi !

« Tu es devant Moi pour que Je te donne et, en soulageant ainsi Mon Coeur avide de donner, tu as pitié.

« Oh ! Mes petits enfants, laissez-Moi vous enrichir. Offrez-Moi toute latitude de vous sanctifier. Tout seuls, est-ce que vous le pourriez? Tout seuls?…

 

« Mais appelez-Moi. Mais donnez-Moi la main. Donnez-Moi votre regard, bien simple, bien confiant. Pensez : Lui, est grand. Il peut ce qu’il veut, et Il est mon Père, mon Ami. Alors…

« Demande au Père que Je vive dans les âmes. Ce ne serait pas vivre si elles ne s’occupaient pas de Moi en elles.

« Combien ce serait bon au contraire, d’être là comme un Hôte, le plus cher des Hôtes, Celui qu’on entoure d’égards nuit et jour, sachant que toute délicatesse atteint Sa Délicatesse et que, telle est souvent Sa pauvreté, que la moindre obole Le blesse d’amour !..·

Veille de Pentecôte.  Je pensais : « Le Saint-Esprit donne sans doute des grâces pour Sa Fête. »

« Ce ne sont pas des grâces pour la Fête. Ce sont des grâces pour toujours. Il ne retire pas ce qu’il a donné.

« Comment l’Amour pourrait-Il retirer Ses dons ! Oh ! demande-Lui ! Il comblera. En simplifiant. »

Je pensais à la sainteté de la Sainte Vierge, correspondant à toute grâce :

 « Chère Mère, donnez m’en un peu. »

« Ma petite enfant, tous Mes mérites sont à toi, sont à vous.

« Tu es Mon héritière, Ma Fille, par la communion des Saints.

« Mais il faut le croire et en parler au Bon Dieu. »

 

890. [II,166] — 11 mai. 

« Vois-tu, Je voudrais, à la fois, ne pas t’éprouver parce que Je t’aime

« et t’éprouver parce que Je t’aime et vois la récompense. »

 

891. [VII,290] — 11 mai. A une idée obsédante. 

« Tu sais, une mouche ? On la renvoie, une fois,

plusieurs fois, et elle finit toujours par partir. Vos petites épreuves spirituelles, ce sont des exercices de piété. Patience et joie. »

Nantes.  Trinité. Cathédrale. 

« Dis : « Amour au Père, au Fils et au Saint-Esprit, dans tous les

siècles des siècles, ainsi soit-il. » Ne sommes-nous pas à l’Époque d’Amour?»

A la messe, avant l’Élévation (délicatesse).

« Sur le chemin du Calvaire, ils Me poussaient et Je

tombais à terre…

« Ma robe en était souillée et, bien que Je ne dusse plus la porter longtemps, Je sentais, au milieu

de tant d’autres souffrances, cette peine, parce que c’était Ma Mère qui Me l’avait donnée… »

« En cette fin de mai, terrible pour tant de gens, prie davantage, prie… Prépare la Fête de Mon Coeur. »

« La Sainte Trinité : voilà ta Famille. »

 

892. [VII,291] — 21 mai.  Bataille d’ Arras, exode des Belges, bataille de Vervins. 

« Offre l’humanité souffrante, unie à Mon Humanité douloureuse, pour la rénovation spirituelle du monde, et du monde européen. »

893. [II,167] — 21 mai 1940.  Exode des Belges.

« Soulage ceux qui souffrent comme tu Me soulagerais. »

 

894. [II,168] — Invasion allemande.  Comme je priais pour la victoire.

« Veux-tu le salut du pays ? ou le salut des âmes ?

« Considère celui-ci comme le plus important.

« Le regain sort de l’abaissement.

« La gloire, de l’humiliation. »

 

895. [II,169] — Dans la nuit, je sentais la peur.

« Est-ce que J’ai été ton tyran ?

« Est-ce que Je te guette pour te frapper ?

« Aie confiance en ton Ami. »

 

896. [VII,292] — 24 mai.  Chemin de Croix. 

Deuxième station. « Jésus est chargé de Sa Croix. »

« Ma Croix. Oui, elle est bien Mienne, car nous ne faisons qu’un. Quand tu la rencontres, Je suis avec elle. Accueille-nous donc ensemble. »

Douzième station.

« Fais couler Mon Sang sur la France, Qu’elle en soit baignée. Mélange à Mon Sang le sang des Français, afin que la purification soit infinie.

« Offre aussi le tien au Père, de manière à être unie à ton Époux jusque-là. Et fais cela dans la joie de l’amour. »

 

897. [VII,293] — 25 mai. 

« Réveille ta confiance en Mon tout-Pouvoir. C’est elle qui M’honore.

Elle, qui peut changer la face des choses, jointe au sentiment de ton néant.

« Rappelle-toi le Centurion… »

 

898. [VII,294] — 28 mai.  La Belgique s’était rendue. 

« Tu vois? Il ne faut compter que sur Moi.

Rappelle-toi, J’ai dit : « il faut Me laisser Ma part, et non seulement dans votre vie particulière, mais dans la vie des peuples.

« Laisse-Moi faire. »

 

899. [VII,295] — 29 mai. 

« Ma Grâce ? Souvent, tu ne la vois pas. Mais elle éclora comme une graine. Seulement, prépare le terrain de plantation. »

 

900. [VII,296] — 30 mai.  Le Fresne, à la messe. 

« Couvre ton âme d’un manteau d’humiliation pénitente, aujourd’hui, pour obtenir le pardon de tes fautes et des fautes de la France.

« Rappelle-toi Moïse, priant les bras en croix pour son peuple. »

901. [VII,297] — 31 mai.  Fête du Sacré-Coeur. 

« Unis-toi à toutes les âmes qui Me célèbrent aujourd’hui, sur la terre et au Ciel.

« Chante, avec le Ciel, l’Amour de Mon Coeur. Offre-Moi Mon Amour. »

 

902. [II,170] — 31 mai.  A un salut après la Messe, j’étais à l’harmonium, l’enfant de choeur me dit :

« Faut-il allumer les grands cierges ? » Lui :

« Toi, allume les grands cierges : les Gouvernants, les Dirigeants, tous les Chefs, tous!

« Afin que tous brûlent du Désir de Mon Règne d’amour. Qu’on répande sur eux Mon Feu. »

 

903. [II,171] — Entrant à l’église vide, je pensais : « Peut-être je pourrai rester une heure ? »

« Qu’importe le temps !

« Tu es là. Je suis là.

« L’important est que nous nous aimions. »

 

904. [II,172] — Sur la terrasse : « Seigneur, l’amour de Dieu, avec quoi est-ce fait ? »

« Avec de la volonté. »

 

 

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