Marie-Madeleine, la première des saintes eucharistiques

Marie-Madeleine,

la première des saintes eucharistiques,

après la Vierge Marie

 

Sainte Marie-Madeleine est la pécheresse pardonnée que Jésus a libéré de ses démons. Elle va passer de longs moments aux pieds de Jésus, pour écouter et adorer son divin maître. En ce sens, elle devient disciple de Jésus et modèle pour les adorateurs. Fidèle amie du Seigneur, Marie-Madeleine l’a assisté de ses biens et ne l’a jamais quitté. Présente au pied de la Croix, elle est convaincue que l’amour est plus fort que la mort. Dans l’évangile, elle est la première à rencontrer le Ressuscité et à l’annoncer aux apôtres ! On la nomme l’Apôtre des apôtres ! (cf Qui est Marie-Madeleine ? Cliquez ici)

 

Nous sommes appelés à devenir, comme Marie-Madeleine et à sa suite, des disciples missionnaires. Celui qui passe du temps en adoration au pied de Jésus présent dans l’Eucharistie doit ensuite annoncer la présence du Ressuscité, présent non seulement dans sa vie, mais aussi tout spécialement dans le Très Saint Sacrement !

 

 

Vie eucharistique de Marie-Madeleine :

Sainte Catherine de Sienne, (1347-1380) docteur de l’église, nous éclaire sur la vie intensément eucharistique de sainte Marie-Madeleine. Catherine la reçut en effet comme mère spirituelle. Comme elle, elle fut gratifiée du don des larmes. Comme elle, elle ne fut nourrie que de l’Eucharistie pendant les dernières années de sa vie.

 

 

Ma très douce fille, lui dit Jésus, voici que pour ta grande consolation, je te donne Marie-Madeleine pour mère ; tu pourras recourir à elle en toute confiance, je la charge spécialement de toi. (…), depuis cette heure elle considéra Madeleine comme sa mère et l’appela toujours de ce nom. Ce fait est, à mon avis, d’un symbolisme significatif.

 

Marie-Madeleine en effet est restée trente trois ans sur un rocher sans aucune nourriture matérielle, et dans une continuelle contemplation, nombre d’années qui représente toute la vie du Sauveur. De même, notre sainte, à partir des événements que nous venons de rapporter, jusqu’à la trente troisième année de son âge, date de sa mort, s’appliqua avec tant de ferveur à la contemplation du Très-Haut qu’elle n’eut point du secours d’aucun aliment corporel, et trouva pour son âme des forces suffisantes dans l’abondance des grâces qu’elle recevait.

 

Sept fois le jour Madeleine était enlevée dans les airs par les anges, et elle entendait alors les secrets de Dieu. La plupart du temps, l’esprit de Catherine était si fortement saisi par la contemplation des choses du ciel que la sainte entrait en ravissement : elle chantait alors le Seigneur avec les esprits angéliques, et souvent son corps était soulevé de terre. Beaucoup de personnes l’ont vu et ont été en groupes ou individuellement, les témoins oculaires.

 

Vie de Ste Catherine de Sienne ; bienheureux Raymond de Capoue, Pierre Tequi

 

La mort de Marie-Madeleine : une mort profondément eucharistique !

Dernière communion de Marie-Madeleine

L’évangile ne nous dit rien de sa mort. Par contre, elle est racontée par la tradition provençale, compilée au XIIIème siècle par le dominicain Jacques de Voragine. Maximin, intendant de Lazare, fuyant les persécutions des juifs arriva en Gaule avec Marie-Madeleine. Il deviendra évêque et c’est lui qui lui donnera sa dernière communion. Dans les révélations reçues par Maria Valtorta, on lit que c’est un ange. Mais dans les deux cas, Marie-Madeleine meurt en extase d’amour juste après avoir communié…

 

“Sainte Marie-Madeleine, désireuse de contempler les choses célestes, se retira dans une grotte de la montagne, que lui avait préparée la main des anges, et pendant trente ans elle y resta à l’insu de tous. Il n’y avait là ni cours d’eau, ni herbe, ni arbre ; ce qui signifiait que Jésus voulait nourrir la sainte des seuls mets célestes, sans lui accorder aucun des plaisirs terrestres. Mais, tous les jours, les anges l’élevaient dans les airs, où pendant une heure, elle entendait leur musique ; après quoi, rassasiée de ce repas délicieux, elle redescendait dans sa grotte, sans avoir le moindre besoin d’aliments corporels. Or, un certain prêtre, voulant mener une vie solitaire, s’était aménagé une cellule à douze stades de la grotte de Madeleine. Et, un jour le Seigneur lui ouvrit les yeux, de telle sorte qu’il vit les anges entrer dans la grotte, prendre la sainte, la soulever dans les airs et la ramener à terre une heure après. Sur quoi le prêtre, afin de mieux constater la réalité de sa vision, se mit à courir vers l’endroit où elle lui était apparue ; mais, lorsqu’il fut arrivé à une portée de pierre de cet endroit, tous ses membres furent paralysés ; il en retrouvait l’usage pour s’en éloigner, mais, dès qu’il voulait se rapprocher, ses jambes lui refusaient leur service. Il comprit alors qu’il y avait là un mystère sacré, supérieur à l’expérience humaine. Et, invoquant le Christ, il s’écria : « Je t’en adjure par le Seigneur ! Si tu es une personne humaine, toi qui habites cette grotte, réponds-moi et dis-moi la vérité ! Et, après qu’il eut répété trois fois cette adjuration, Sainte Marie-Madeleine lui répondit : « Approche-toi davantage, et tu sauras tout ce que tu désires savoir ! ». Puis, lorsque la grâce du ciel eut permis au prêtre de faire encore quelques pas en avant, la sainte lui dit : « Te souviens-tu d’avoir lu, dans l’évangile, l’histoire de Marie, cette fameuse pécheresse qui lava les pieds du Sauveur, les essuya de ses cheveux, et obtint le pardon de tous ses péchés ? ». Et le prêtre : « Oui, je m’en souviens ; et, depuis trente ans déjà, notre sainte Eglise célèbre ce souvenir ».

Alors la sainte : « Je suis cette pécheresse. Depuis trente ans, je vis ici à l’insu de tous ; et tous les jours, les anges m’emmènent au ciel, où j’ai le bonheur d’entendre de mes propres oreilles les chants de la troupe céleste. Or, voici que le moment est prochain où je dois quitter cette terre pour toujours. Va donc trouver l’évêque Maximin, et dis-lui que, le jour de Pâques, dès qu’il sera levé, il se rende dans son oratoire : il m’y trouvera, amenée par les anges ». Et le prêtre, pendant qu’elle lui parlait, ne la voyait pas, mais il entendait une voix de suavité angélique. Il courut aussitôt vers Saint Maximin, à qui il rendit compte de qu’il avait vu et entendu, et, le dimanche suivant, à la première heure du matin, le saint évêque, entrât dans son oratoire, aperçut Marie-Madeleine encore entourée des anges qui l’avaient amenée. Elle était élevée à deux coudées de terre, les mains étendues. Et, comme Saint Maximin avait peur d’approcher, elle lui dit : « Père, ne fuis pas ta fille ! ». 

 

Et Maximin raconte lui-même, dans ses écrits, que le visage de la sainte, accoutumé à une longue vision des anges, était devenu si radieux, qu’on aurait pu plus facilement regarder en face les rayons du soleil que ceux de ce visage. Alors l’évêque, ayant rassemblé son clergé, donna à Sainte Marie-Madeleine le corps et le sang du Seigneur ; et, aussitôt qu’elle eut reçu la communion, son corps s’affaissa devant l’autel et son âme s’envola vers le Seigneur. Et telle était l’odeur de sa sainteté, que, pendant sept jours, l’oratoire en fut parfumé. Saint Maximin fit ensevelir en grande pompe le corps de la sainte, et demanda à être lui-même enterré près d’elle, après sa mort”. Les derniers instants de Marie Madeleine- (Légende dorée- Jacques de Voragine)

 

Jésus a obligé Marie à s’étendre sur son lit. La sainte, le visage baigné de larmes d’extase, s’est couchée comme son Dieu l’a voulu ; elle semble dormir, maintenant, les bras croisés sur la poitrine ; ses larmes continuent à couler, mais sa bouche rit.  Elle se relève pour s’asseoir quand une lumière éclatante apparaît dans la grotte, provoquée par la venue d’un ange portant un calice qu’il pose sur l’autel et qu’il adore. Marie, agenouillée à côté de sa couche, adore elle aussi. Elle ne peut plus bouger. Ses forces l’abandonnent. Mais elle est heureuse. L’ange prend le calice et lui donne la communion. Puis il remonte au ciel. Telle une fleur brûlée par un soleil trop ardent, Marie se penche, les bras encore croisés sur la poitrine, et elle tombe, le visage dans les feuilles de sa couche. Elle est morte. L’extase eucharistique a coupé le dernier fil qui la retenait à la vie. La mort de Marie-Madeleine dans les écrits de Maria Valtorta: (cahiers de 44)

 

 

Tiré du site Adoperp.com

 

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