Sainte crainte de Dieu avec don Ottavio Michelini (ASDE 26/2)

Confidences de Jésus à ses prêtres

Don Ottavio Michelini

 

 

Le mystère de la Rédemption

 

 

Je suis le Fils Unique du Père, dans la plénitude des temps fait chair dans le sein de Celle qui, bénie entre toutes les femmes, avec Moi Rédempteur devint Corédemptrice de l’humanité entière, libérant cette dernière de la tyrannie de l’enfer et de Satan qui, dans le paradis terrestre, l’avait faite sienne par la tromperie et le mensonge en la dépouillant de la vie surnaturelle de la grâce, don de Dieu merveilleux, gratuit et incomparable.

 

Au paradis terrestre la vie divine de la grâce fut détruite dans l’âme de vos premiers parents, avec la complicité de Satan. Sur la cime du Calvaire, ma Mère étant présente et participante, Moi J’opérai le triomphe de la vie sur la mort, réalisant ainsi le dessein du Père qui voulut faire de Moi, son Verbe fait chair en intime union avec ma Mère, le Cœur propulseur de toute la Création, le Christ cosmique, épicentre de l’Univers entier.

 

Dans son invincible haine, Satan cherche en Adam et Ève sa revanche sur l’humanité entière en se l’assujettissant par le péché originel. Sur le Calvaire, Moi Christ, nouvel Adam, en union mystérieuse avec la Vierge Très Sainte, ma Mère et la Vôtre, par mon sacrifice J’opère la Rédemption ; par la nouvelle Création, Je réconcilie en Moi l’humanité avec le Père, la restituant à Lui, Alpha et Oméga de tous et de tout.

 

Pourquoi est-ce que Je reviens avec une telle insistance sur un sujet dont Je t’ai déjà parlé et sur lequel on a tant écrit ? Parce qu’il doit être bien clair et compris de tous que le Mystère de la Rédemption opéré par Moi, avec, Je le répète, la participation mystérieuse de ma Mère ; ce Mystère, centre et nœud de toute l’histoire du genre humain, est aujourd’hui mis en doute dans sa nature, et par conséquent dans ses effets, par beaucoup de prêtres, évêques et théologiens.

 

Fils, en niant la réalité du démon on nie le péché originel, on nie la Rédemption dans sa nature et dans ses effets surnaturels. En niant cela, on nie le caractère central du Mystère de la Croix comme nœud de l’histoire humaine et comme exaltation et glorification proprement dite de l’humanité déshéritée et perdue.

 

Par la Rédemption se répand sur l’humanité une lumière nouvelle. Moi, Je suis la lumière venue en ce monde, mais cette Lumière aujourd’hui on veut l’éteindre, et ce qui est vraiment monstrueux c’est que les puissances obscures de l’enfer aient trouvé des alliés et de zélés collaborateurs parmi les Pasteurs, les prêtres et tant de présomptueux théologiens, au profit de l’œuvre destructrice. Jusques à quand, mon fils, pourrai-Je tolérer une telle abomination ?

 

Que les Pasteurs, ministres et théologiens de la nouvelle Eglise sachent qu’aucun homme ne doit ignorer (parce que s’il l’ignore il compromet son salut éternel) la doctrine par laquelle et dans laquelle les préceptes divins s’enracinent profondément.

 

Ce sera une activité fondamentale et primordiale de la pastorale de l’Eglise régénérée que d’enseigner ce qui a été révélé au sujet de la Création, de la tentation et de la chute de vos premiers parents et de la Rédemption subséquente.

 

Aucune morale n’est possible sans la connaissance de la vérité dans laquelle la morale s’enracine. A part quelques exceptions, la pastorale est comparable à un axe déplacé de son centre. Elle vise les choses marginales, laissant dans l’obscurité la partie centrale. C’est pourquoi les âmes sont désorientées, pour leur préjudice et au risque de se perdre.

 

 

Son but : arracher les âmes à Satan

 

Le but de la Rédemption fut, est et sera d’arracher les âmes à Satan pour les rendre à Dieu, Créateur, Sauveur et Sanctificateur. La raison pour laquelle aujourd’hui (sans doute dans le dynamisme fébrile et l’hérésie de l’action) on a laissé de côté cette fin principale de la pastorale se trouve dans l’orgueil, unique racine de tous les maux. L’orgueil engendre dans l’homme le dégoût, la répugnance des choses de Dieu, de la prière, et il paralyse en particulier tout développement de la vie intérieure de la grâce, obscurcit l’esprit, affaiblit la volonté, facilitant ainsi la défaillance de l’âme qui peu à peu sombre dans un croissant et ruineux détachement de Dieu avec un rattachement simultané aux biens du monde et aux plaisirs de la chair. Et enfin voilà l’âme engagée, comme dans un étau redoutable, dans la conception purement matérialiste de la vie.

 

Fils, la purification en cours fera place nette de ce matérialisme, dont mon Eglise et le monde entier sont si affreusement contaminés.

 

Dans mon Eglise régénérée, on devra se souvenir que la vérité connue et aimée oriente l’âme vers l’humilité, en l’acheminant au port du salut éternel. Les évêques devront considérer l’enseignement catéchistique comme l’un de leurs devoirs fondamentaux ; c’est pourquoi ils se soucieront d’ouvrir des écoles pour catéchistes, confiées à des prêtres saints et experts qui devront puiser aux sources limpides de la Révélation en se rappelant qu’il n’y a qu’un seul Maître, éternel et infaillible, dont les enseignements ne changent pas et ne changeront pas, car ils sont divins.

 

L’Eglise, sortie de mon Cœur ouvert, maîtresse de vérité parce que dépositaire et gardienne du patrimoine de la Révélation, prendra sa place de guide des peuples, forte de mon mandat divin.

 

L’ignorance des vérités éternelles, la manipulation et la négation de l’histoire du mystère du salut ont été et sont l’arme formidable avec laquelle l’Ennemi a porté le chaos et l’anarchie dans l’Eglise et dans le monde. Mais l’Ennemi ne prévaudra pas ! Déjà les germes du printemps annoncé affleurent partout et l’avènement de mon Règne et la victoire du Cœur immaculé de ma Mère sont en vue.

 

Je te bénis. Aime-Moi !

 

 

(7 novembre 1977)

 

 

 

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