Venez, adorez et prosternez-vous (ASDE 16)

Venez, adorez

et prosternez-vous

 

 

 

« Je suis fatiguée, il m’a fallu me lever, chercher dans les brumes du sommeil, Bible et clés de voiture, avoir tous les feux rouges…et j’entre dans la chapelle. Il est là, réellement présent, Il est resté à regarder avec amour tous ceux qui sont passés le voir… Ma fatigue s’envole. Cette jolie chapelle aux pierres apparentes devient un havre de paix et de silence à peine troublé par le chant des oiseaux qui se réveillent. Je suis seule et Il me regarde. Jamais, Il ne détourne son regard de moi, même si une autre personne arrive… Il la regarde avec autant d’intensité. Alors la paix descend dans mon cœur et même si ma prière est pauvre, cette heure est fondatrice de ma semaine ». (Une adoratrice)

 

« L’adoration eucharistique est devenue pour moi un rendez-vous avec Jésus que je ne manquerais pour rien au monde. Le ‘’face à face’’ du début s’est rapidement transformé en un ‘’cœur à cœur’’. Même si parfois j’ai du mal à imaginer Sa présence, je crois vraiment qu’il est là et qu‘Il me fait confiance. Car Jésus est à mes côtés. Me laisser toucher par l’amour infini de Son Cœur me transforme et me fortifie » (Un adorateur)

 

« J’ai la joie d’être gardien du Saint Sacrement chaque semaine, le samedi matin de 6 à 7h. Quand je sors avec des amis, je leur dis que je ne peux pas rester trop tard ; ils s’étonnent ; j’explique alors que je me lève tous les samedis matins à 5h pour l’Adoration. Je suis vraiment content de venir à l’Adoration le samedi matin car cela me permet d’avoir deux rendez-vous avec le Seigneur en fin de semaine ». (Un jeune adorateur)

 

« Ne faut-il pas retrouver le chemin de l’Adoration ? C’est un trésor que nos communautés retrouvent après une période de désert. Notre monde est dominé par de nombreuses idoles, bien plus dangereuses que les idoles d’autrefois. Car ces idoles nous rendent esclaves, enchaînés par les modes, et l’adoration est le lieu de la liberté retrouvée. En étant des adorateurs en esprit et en vérité, nous accueillons cette harmonie qui seule peut rendre l’homme heureux. Rendons grâce à Dieu pour cette Année de l’Eucharistie et osons proposer des initiatives de toutes sortes dans chacune de nos communautés. » (Un prêtre)

 

Depuis quelques mois, nous nous rendons tous les lundis soir à la Chapelle de l’Adoration pour un rendez-vous attendu avec le Seigneur. Nous n’avions pas auparavant l’habitude de prier aussi régulièrement et sur une durée aussi longue. Nous priions en famille, à voix haute, avec des chants, mais le face à face, dans le silence du cœur est une tout autre expérience.

 

Parfois, l’esprit s’évade et la concentration est difficile. Les soucis de la semaine et la fatigue nous distraient. Parfois, au contraire, c’est une véritable rencontre, nous vivons l’instant avec intensité. Nous avons vécu des temps forts en famille, lorsque certains de nos enfants sont venus avec nous. Nos filles Marie, 8 ans et Sophie, 7 ans, pleines de vie, sont restées attentives au Seigneur, alternant prière et lecture, visiblement heureuses de vivre la même chose que leurs parents. Nous avons réalisé que l’adoration est accessible aux enfants et nous recommencerons sûrement.

 

Notre fils, Émile, nous a une fois de plus comblés de joie. Handicapé, il ne voit presque pas, ne parle pas, ne tient pas assis et ne se fait comprendre que par quelques expressions que nous avons appris à reconnaître.

 

Pendant une heure, il est resté détendu, silencieux avec le sourire aux lèvres et son regard de malvoyant dirigé vers le Saint Sacrement. Sa tête est restée relevée alors qu’elle a tendance à retomber sur sa poitrine. Il était incontestablement bien et nous avons la conviction qu’il vivait aussi une rencontre avec le Seigneur. Il nous a aidé à prier, nous a fait revenir à l’essentiel en nous faisant comprendre que nous pouvons nous abandonner à Dieu, en toute confiance et en toute innocence.» (Une famille)

 

Se lever au milieu de la nuit pour venir adorer le Seigneur, c’est répondre à son appel sur la croix lorsqu’Il a dit « J’ai soif ». C’est aussi lui manifester mon amour par cette heure qu’il me donne tout autant que je lui donne.

 

La grâce de la nuit est une disponibilité totale : la ville est calme, mon esprit est calme, alors que les turbulences de la vie quotidienne sont en sommeil. C’est alors que Dieu peut parler à travers, notamment, un texte de la Bible, c’est alors que je peux l’entendre et repartir me coucher avec ce merveilleux trésor pour finir ma nuit.

 

Adorer la nuit, c’est un merveilleux cœur à cœur avec le Seigneur, dans le silence et l’intimité. C’est un rendez-vous privilégié et régulier où je soigne tout particulièrement ma relation avec lui. C’est un baume dans ma vie spirituelle, et lorsque je me lève pour aller l’adorer, je sais qu’il m’attend.

 

 

Ces témoignages sont tirés de la revue « Brasier eucharistique ».

 

 

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