« Je suis présent comme Rédempteur, Sauveur et Chef de mon Eglise » – don Ottavio Michelini (ASDE 28/1)

Confidences de Jésus à ses prêtres

Don Ottavio Michelini

  

Je suis présent comme Rédempteur,

Sauveur et Chef de mon Eglise

 

Encore une fois, Moi, Verbe éternel de Dieu, engendré ab aeterno par le Père, fait chair dans le sein très pur de ma et votre Mère, Je m’adresse à toi que J’ai choisi depuis toujours comme instrument pour un grand dessein d’amour et de salut.

 

Je suis, Moi, vrai Dieu et vrai Homme présent au milieu de vous dans le mystère de la Foi, vivant, réel, avec ma présence renfermant en elle les deux natures, divine et humaine ; présent donc aussi physiquement ; présent comme Rédempteur, Sauveur et Chef de mon Eglise, Je te répète de mon Eglise, objet d’immense haine de la part de celui qui ne l’a jamais acceptée, qui l’a toujours haïe et la hait toujours ; présent comme Chef de mon Eglise, parce qu’elle est sortie de mon Sang, de mon Cœur déchiré ; présent dans mon Eglise, centre de tant d’ambitions, de tant d’obscures manœuvres, voulues et fomentées pour rassasier les concupiscences de l’esprit et de la chair, cause de tant de péchés, de tant de profanations, de tant de sacrilèges que l’on veut couvrir du manteau du « savoir-faire », c’est-à-dire de l’hypocrisie, de l’égoïsme le plus abject.

 

Plusieurs fois, Moi et ma Mère, nous sommes intervenus par de puissants appels adressés à ceux qui semblaient avoir perdu de vues les grandes réalités spirituelles de la Création et de la Rédemption. Je t’ai dit, fils, dans un message, que beaucoup de mes consacrés, emportés par l’hérésie de l’action, sont comme étouffés par ce dynamisme corrosif, se laissant ainsi, presque sans s’en rendre compte, transporter toujours plus loin des « sources » régénératrices de la vie divine.

 

 

 

Ils ne peuvent admettre que Je puisse m’adresser à qui bon me semble, sans leur permission

 

J’ai invité ces âmes devenues aveugles, non sans responsabilité ni faute de leur part, à se mettre devant le Crucifix ; Je les ai invitées à gravir avec Moi mon Calvaire, la route principale, la grand-route toute tracée pour instruire les âmes grâce aux enseignements de ma Passion, Mort et Résurrection ; J’ai invité tous les consacrés à me suivre sur la voie du renoncement, de l’humilité, de l’obéissance et de la pauvreté ; Je les ai invités à jeter un regard sur mon Corps suspendu à la croix, à réfléchir et à méditer. Il aurait suffi de cela pour déterminer en eux un repentir purificateur, pour renouveler leur foi presque éteinte, pour raviver le feu de leur charité éteint ou presque… et ils ne l’ont pas fait !

 

Certains n’ont même pas daigné prêter la moindre attention à mes messages sages, parce que, dans leur présomptueuse incrédulité, ils ne peuvent admettre que Moi, vrai Dieu et vrai Homme, qui me tiens dans mon Eglise, Je puisse m’adresser à qui bon me semble, où, comme et quand Je veux. Je devrais, toujours selon leur présomption, leur demander la permission pour parler aux âmes qui me sont chères !

 

Il est vrai que Je leur ai donné une dignité et des pouvoirs qui ne sont pas dus à l’homme, mais cette dignité et ces pouvoirs, Je les ai communiqués pour le bien de toute la communauté ecclésiale, non pour satisfaire leur soif de pouvoir, de richesse, d’ambitions personnelles. Si je leur ai donné des pouvoirs et une dignité, Je leur ai donnés pour qu’ils les mettent au service de toute mon Eglise, Je te le répète, de tous les membres de mon Eglise.

 

Regarde l’arrogance avec laquelle ils traitent leurs subordonnés. Mon fils, tu sais bien, et maintenant tu le sais aussi par expérience personnelle, que ce que Je suis en train de dire n’est pas le fruit de ton imagination. Si en eux il y avait de l’humilité, il n’y aurait pas la réaction violente en cours, et en un crescendo continuel qui te confirme, si jamais il en était besoin, la triste réalité que l’Eglise est en train de vivre.

 

 

En te faisant souffrir, ils donnent la confirmation manifeste de la vérité que Je t’ai fait connaître

 

Fils, Je t’avais averti que tu serais considéré comme fou ; mon avertissement ne pouvait être erroné ; mais qu’est-ce qui les empêche de constater cela ? L’orgueil !

 

Mon Fils, Je ne t’ai jamais promis autre chose sur la terre que la souffrance ; ils ne savent pas qu’en te faisant souffrir, ils donnent la confirmation manifeste de la vérité que Je t’ai fait connaître. Mais ne vous laissez pas impressionner ; unis à Moi, vous ne devez rien craindre.

Fils, durant toute ma vie terrestre, Je n’ai jamais usé de ma puissance pour humilier, mortifier, blesser mes ennemis. Si j’ai manifesté quelques traits de ma puissance, Je l’ai fait seulement pour confirmer les vérités que J’ai prêchées et enseignées. Je n’ai pas cherché sur la terre la gloire ou le prestige, mais plutôt les humiliations, non les postes de privilèges ou de bien-être, mais plutôt la pauvreté, non l’autorité, mais l’obéissance jusqu’à la mort.

 

Fils, J’ai demandé l’intensification de la vie intérieure ; J’ai demandé l’humilité, la pauvreté, la bonté, la fermeté ; qu’en ai-Je obtenu ? Prie et fais prier, répare ; offre toutes tes peines, afin que le plateau de la balance ne penche pas davantage du côté du mal.

 

Je te bénis, fils, et avec Moi te bénissent ma Mère Très Sainte et saint Joseph.

 

5 juin 1978

 

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