Retraite à Nazareth avec Charles de Foucauld 1 (ASDE 16)

Retraite à Nazareth

Avec le père Charles de Foucauld

 

1ère Partie

 

Du 5 au 15 novembre 1897 en l’ermitage de Notre-Dame du Perpétuel Secours,

 

 

Résolutions

1. Regarder tout bien des créatures comme venant de Dieu seul.

2. Ne nous arrêter à la beauté d’une créature, mais d’elle passer tout de suite à l’admiration et l’amour de Dieu dont elles ne sont qu’un pâle reflet.

3. Regarder le bien qui nous est fait par les créatures comme fait à nous bien moins par elles que par Dieu, qui se sert d’elles comme d’un instrument pour nous faire du bien.

4. Avoir le sentiment continuel de la présence de Dieu qui est en nous, et en qui nous nous mouvons et nous sommes.

5. Nous tenir sans cesse en présence de Dieu qui est si présent, avec l’amour craintif et le respect infini qu’on a en présence d’une personne passionnément aimée et qui nous inspire de la contempler, d’avoir un désir et une volonté extrême de lui plaire en tout et une crainte extrême de lui nuire.

 

 

Vivre dans le labeur : travailler d’un travail manuel de sept heures du matin à quatre heures et demie du soir en hiver, cinq heures en automne et au printemps, cinq heures et demie en été. Prendre sur ce temps le temps de dire les heures canoniales qui se trouvent à dire pendant cette partie du jour, et une heure vers midi pour une sainte lecture : cela fera tantôt sept heures et demie tantôt huit heures, tantôt huit heures et demie de travail.

 

 

Soumission : la soumission d’un fils à ses parents, soumission qui consiste non seulement à leur obéir, mais à faire tout ce qu’on peut pour les rendre heureux, à prévenir tous leurs désirs, à les rendre aussi heureux que possible, à faire que la terre leur devienne un ciel si c’était possible, (le tout dans les limites, bien entendu, de la volonté de Dieu) ; être le modèle des fils dans la maison où je suis, comme Jésus fut le modèle, le plus tendre des fils dans la sainte maison de Nazareth.

 

Prière, présence de Dieu continuelle, prières vocales de l’Eglise aux heures établies par l’Eglise, séparées les unes des autres et chacune à leur heure, (à moins de raisons rendant le contraire plus parfait) (sans se faire scrupule de les dire une demi-heure plus tôt ou plus tard ; mais les séparer et les dire chacune en son temps, (quand des raisons particulières ne rendent pas plus parfait de faire autrement) et autant que possible devant le Saint-Sacrement), oraison, prières de nuit…

 

Pénitence consistant en jeûnes et veilles : pas d’instruments particuliers de pénitence, sauf la discipline. Repas seul, à une heure quelconque, en travaillant, sans arrêter le travail pour manger : pain et eau ; ne prendre autre chose que pain et de l’eau. Et ne prendre les repas aux heures de tout le monde que les dimanches et jours de fêtes et en cas de maladie ; les autres jours, manger une fois, deux fois, trois fois, pas du tout, suivant le besoin et la santé… Se coucher vers neuf heures du soir et se lever au premier réveil…

Suivre le plus exactement possible tous vos enseignements et vos exemples pendant que nous sommes en vie, et mourir pour votre nom, voilà le moyen de Vous aimer et de Vous prouver que nous Vous aimons ; c’est Vous-même qui nous le dîtes dans l’Evangile, mon Dieu… L’amour demande encore une chose et l’Evangile me le dit aussi, non par vos paroles, mais par l’exemple de la Sainte Vierge et Magdeleine au pied de la croix : Stabat Mater.

 

La compassion : pleurer vos douleurs, à la vérité, c’est une grâce, je ne puis de moi-même, en face même du spectacle de votre croix, tirer des gémissements de ce cœur de pierre, tant il est, hélas, effroyablement endurci. Mais je dois Vous demander du moins cette compassion et puisqu’elle Vous est due, je dois Vous la demander pour pouvoir Vous la donner… Je dois Vous demander tout ce que je dois Vous donner… Je dois Vous demander aussi pour les autres tout ce que doivent Vous donner les autres.

 

 

 

 

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