En chacune des images Mon cœur bataille – Guliana Buttini (ASDE 17)

Vie de Marie à Nazareth

(Guliana Buttini)

 

En chacune des images Mon cœur bataille

 

4 mai 1983

 

 

Nous allions vers le Temple par le sentier. Jésus tout petit à ce moment-là, éclairé par sa nature divine, m’a dit :

 

« Immi, tu seras dans de nombreux temples qui se nommeront églises ; elles seront répandues dans le monde entier, tu auras beaucoup de fleurs et tu seras honorée et invoquée à travers tes images. »

 

Je n’avais pas compris davantage alors et j’ai pensé : je comprendrai plus tard et j’ai poursuivi ma marche tenant Jésus par la main. Mes images ! En marbre, en bois, en papier mâché, en plâtre. Aucune de ces images ne me ressemble peut-être, mais en chacune mon cœur bat.

 

J’ai écouté bien des paroles dans des langues diverses. Et je continue à écouter des paroles, des prières, des supplications. Les églises du monde ! Là, avec Jésus, dans les plus riches basiliques et dans certaines petites églises de campagne, une statue de plâtre un peu abîmée, un peu déteinte, me représente. Jésus sur la Croix, quelques cierges et parfois, beaucoup de poussière, quelques fleurs. Mon cœur comme le Sacré-Cœur de Mon Fils frémit de voir ceux qui viennent à nous.

 

« Immi, toi qui aimes les fleurs, tu en auras beaucoup. »

 

Je pense à ma petite roseraie et aussi à ces fleurs que je cueillais souvent le long du sentier qui allait de la maison au village. Je revois ces petites fleurs et je regarde les autres, merveilleuses, qui sont ici, dans les jardins de l’infini. Des fleurs ? Des sentiments d’amour que vous m’adressez. Vous qui me connaissez aussi à travers les petites choses de ma vie terrestre. Vous qui vous reconnaissez en moi, par beaucoup de vos soucis. J’ai écouté et j’écoute des mots d’amour et les supplications des rois et des pauvres, des pontifes et d’humbles religieux. François, lui, le symbole de l’humilité, m’a longuement parlé au cours de sa vie, et aussi d’autres saints, et beaucoup de mères :

 

« Guéris mon fils, tu connais la douleur ! »

 

« Je connais aussi la très grande joie du Royaume où je vis à présent. Ton fils ne peut pas rester sur terre ; il est déjà prêt pour la joie infinie. Tu pleureras de mes larmes, après tu vivras de ma gloire. »

 

Je vous parle, je vous réponds, vous ne pouvez pas m’entendre. En Dieu, je fais ce qu’il y a de mieux pour votre futur bonheur éternel et celui de tous.

 

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