Incompatibilité entre la foi catholique et la franc-maçonnerie ?

La foi catholique et la franc-maçonnerie

sont incompatibles

 

Alors que des fidèles et même des prêtres expriment au sujet de l’appartenance à la fois à l’Eglise catholique et à la franc-maçonnerie des opinions personnelles en contradiction avec la doctrine de notre foi, il semble important de rappeler la position officielle et très claire de notre Eglise : la foi catholique est incompatible avec les idées maçonniques et avec l’appartenance à la franc-maçonnerie.

 

Toujours en vigueur, la position officielle de l’Eglise catholique est donc parfaitement claire : « L’inscription à ces associations reste interdite par l’Eglise. Les fidèles qui appartiennent aux associations maçonniques sont en état de péché grave et ne peuvent accéder à la sainte communion. »

 

 

En quoi la foi catholique et la franc-maçonnerie sont-elles incompatibles ?

 

La franc-maçonnerie n’est pas un mouvement récent ; elle est structurée au fil des siècles et prend de plus en plus d’ampleur.

 

Ses idées sont incompatibles avec la foi catholique pour plusieurs raisons.

 

– Tout d’abord, la franc-maçonnerie prétend donner à ses adeptes une formation ésotérique, un enseignement secret qui révèlerait le sens caché de l’univers. La condamnation de l’Eglise porte sur l’ésotérisme, c’est-à-dire un ensemble de mouvement et de doctrines relevant d’un enseignement élitiste caché, souvent accessible par l’intermédiaire d’une initiation. Ceci est incompatible avec l’Evangile, car dans l’Eglise catholique, il n’y a pas d’enseignement secret. La doctrine de la foi catholique est accessible à tous.

– La franc-maçonnerie refuse l’idée même d’une révélation ; chacun juge par lui-même de la vérité et est à lui-même sa propre norme, alors que le Credo du chrétien est la profession de foi de tout ce en quoi il croit.

– Le franc-maçon ne compte que sur son pouvoir et la force de solidarité de sa loge, alors que le chrétien attend le salut du Christ et place sa confiance en Lui. Selon la « philosophie » franc-maçonne, l’homme n’a pas besoin de salut. Or, l’Evangile est l’heureuse annonce du Salut : le chrétien attend et reçoit le Salut de la grâce miséricordieuse de Dieu, en la personne de Jésus qui est précisément le Sauveur.

– Pour le franc-maçon, les règles morales sont appelées à évoluer sans cesse sous la pression de l’opinion publique et des progrès de la science. Les idées maçonniques conduisent à penser que l’homme peut « s’auto-créer », alors que le chrétien affirme que « l’homme est créé à l’image de Dieu » et que Dieu est l’unique Créateur.

 

 

Saint Maximilien Kolbe et les ennemis de l’Eglise

Se sentant interpellé par l’hostilité ouverte de la franc-maçonnerie envers l’Eglise, Saint Maximilien s’exclamait : « Est-il possible que nos ennemis doivent mettre tout en oeuvre et l’emporter, et nous rester sans rien faire, sans passer à l’action ? N’avons-nous donc pas des armes plus puissantes, comme la protection de l’Immaculée ? La Femme « sans tâche » victorieuse de toutes les hérésies ne laissera pas place libre à nos ennemis ! »

 

C’est ainsi que le 16 octobre 1917, Maximilien Kolbe fonde la « Milice de l’Immaculée », afin que tous les hommes puissent se convertir à Dieu, même s’ils ne sont pas encore croyants ni catholiques, et que tous deviennent saints, sous la protection et par la médiation de la Vierge Immaculée.

 

Pour gagner des âmes à Marie, Saint Maximilien met en avant la consécration totale à l’Immaculée, afin qu’Elle devienne la Maîtresse de notre vie : « Se consacrer à Marie, c’est nous comporter comme Saint Jean qui prit Marie chez lui – c’est à dire dans notre vie – pour vivre avec Elle. »

 

Les moyens que Saint Maximilien met en avant sont bien sûr la prière, mais aussi la pénitence, tout en offrant à Dieu nos fatigues et nos souffrances de la vie quotidienne.

 

Comme le nombre d’âmes à gagner est dispersé à travers le monde entier, Saint Maximilien pense que la presse est un excellent moyen de toucher le plus de coeurs ; c’est ainsi qu’il fonde un journal pour l’aider à évangéliser : « Le Chevalier de l’Immaculée. »

 

Il recommande également à tous le port de la médaille miraculeuse pour montrer notre appartenance visible à Marie et encourage à s’adresser quotidiennement à l’Immaculée par cette oraison jaculatoire : « Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous, et pour tous ceux qui n’ont pas encore recours à Vous, surtout pour les ennemis de l’Eglise, et pour tous ceux que nous Vous recommandons. »

 

 

Vidéo

 

Un franc-maçon converti témoigne

 

Qui est mieux placé qu’un ancien franc-maçon pour témoigner au sujet de la franc-maçonnerie et de ses objectifs.

 

Le docteur Maurice Caillet, ancien franc-maçon converti au Christ, a répondu à des questions posées par les jeunes catholiques du diocèse d’Avignon :

 

Docteur Maurice Caillet, vous êtes ancien chirurgien-gynécologue, vous avez aussi été initié à la franc-maçonnerie dans l’obédience maçonnique du Grand Orient de France, et vous avez ensuite tout quitter pour vous donner entièrement au Christ. Pouvez-vous nous raconter votre parcours ?

Je suis né dans une famille qui avait rejeté toute religion. Non baptisé, j’ai été formé dans les écoles laïques. J’ai étudié la médecine dans une optique scientiste, rationaliste, matérialiste. Après avoir fini mon internat à Paris, je me suis installé à Rennes dans une grande clinique, comme chirurgien-gynécologue et urologue. A ce titre, j’ai pratiqué la contraception artificielle, les stérilisations, avant même la régularisation.

 

En 1968, en même temps que je divorçais, j’ai pris contact avec la franc-maçonnerie où j’ai été actif pendant quinze ans, initié jusqu’au 18ème grade (sur 33), vénérable de loge pendant deux ans. A partir de 1975, j’ai pratiqué un certain nombre d’IVG, selon la loi Veil. Je me suis d’ailleurs rendu compte de l’horreur de ce geste et de sa contradiction avec le serment d’Hippocrate.

 

Après quinze années de chirurgie, je suis entré à la Sécurité Sociale avec l’appui de mes « frères », pour diriger le Centre d’Examens de Santé. Cela m’a ouvert des portes à Paris : commissions diverses à la CNAM, au ministère de la santé, Fraternelle (maçonnique) des Hauts Fonctionnaires. Après cinq années de succès, mon directeur, « frère » et ami, m’a pris en grippe par jalousie, alors que ma seconde femme était tombée gravement malade depuis plusieurs mois, des troubles digestifs inexpliqués la rendant inapte au travail.

 

Devant l’échec des thérapeutiques, je décidai de l’emmener se reposer dans les Pyrénées puis le climat n’ayant rien changé, je lui proposai de passer à Lourdes, espérant un choc psychologique… voire « cosmo-tellurique » ! Arrivé aux sanctuaires par un matin glacial de février 1984, je dus la laisser aux piscines et lui donnai rendez-vous devant la Vierge de la Grotte. Pendant ce temps, je cherchai un endroit abrité du froid et je trouvai la Crypte où débutait une Messe de semaine, avec une dizaine de fidèles.

 

C’était ma première Messe, et je m’assis au fond de la chapelle, en étant tout de même attentif. A un moment, le prêtre se leva et lut : « Demandez et vous recevrez, cherchez et vous trouverez, frappez et l’on vous ouvrira. » Ce fut un choc pour moi, car c’était une phrase du rituel de l’initiation au grade d’apprenti, souvent répétée en loge. Et j’appris ainsi que c’était Jésus qui avait prononcé le premier ces paroles ! Ensuite, dans le silence qui suivit, moi qui m’étais moqué de locutions de Jeanne d’Arc, j’entendis une douce voix me dire : « C’est bien, tu demandes la guérison de Claude, mais qu’as-tu à offrir ? » Là, je fus bouleversé et je ne vis que moi à offrir. Si bien qu’après la fin de la Messe, je rejoignis rapidement le prêtre dans la sacristie et, après lui avoir avoué mon appartenance maçonnique, je lui demandai de me baptiser. Mais il me renvoya vers mon diocèse. Je rejoignis Claude à la Grotte : elle était transie et se demandai où j’étais passé. Elle n’était pas guérie mais, cependant, je la harcelais de question sur la religion. Trois mois plus tard, je fus baptisé et Claude, guérie, m’accompagnait au baptistère. Ma conversion et sa guérison étaient bien liées.

 

 

Quelle a été la réaction de vos « frères » de la franc-maçonnerie, lors de l’annonce de votre conversion au Christ ?

 

Confiant dans la célèbre « tolérance » maçonnique, j’annonçai ma conversion dans ma loge, mais cela ne suscita aucun enthousiasme, bien au contraire. Pour en avoir le coeur net, je proposai à mon vénérable de présenter une « planche » (un travail) pour la Saint Jean d’hiver. Ceci me permit d’approfondir mes connaissances religieuses : ma planche s’intitulait « Jésus personnage mythique et historique ». J’y affirmais bien sûr que Jésus avait bien vécu avec Ses disciples, qu’Il était mort, qu’Il était ressuscité et qu’Il avait encore vécu quarante jours avec eux avant de monter au Ciel.

 

Alors qu’il est interdit d’interrompre un orateur en loge, j’entendis à plusieurs reprises des mots susurrés, tels que « à bas la calotte » ! Alors, j’ai compris que je n’avais plus rien à faire dans ce milieu.

 

 

La franc-maçonnerie a-t-elle une main mise sur les décisions de nos dirigeants politiques ? Si oui, son influence est-elle importante ? Pensez-vous notamment que la franc-maçonnerie a eu un rôle important dans la mise en place de la loi sur l’avortement ou encore sur le mariage homosexuel ?

 

En tant que chirurgien-gynécologue, j’ai été particulièrement mêlé à l’élaboration et la mise en œuvre de la loi Veil. J’ai été en relation avec le docteur Pierre Simon, grand maître de la GLF (Grande Loge de France) et président du planning familial, qui prônait la libéralisation de l’avortement : il était conseiller de Jean-Pierre Prouteau, grand maître du Grand Orient de France, qui soutenait les mêmes thèses. La loi dite du « mariage pour tous » a été préparée par le gouvernement de Monsieur Ayrault, qui ne comporte pas moins d’une douzaine de membres ou d’anciens membres du Grand Orient de France.

 

 

Pouvons-nous concilier notre foi catholique et franc-maçonnerie ? Si non, pourquoi ?

 

Je suis formel sur ce point et c’est le centre de mon combat de converti : tout oppose religion catholique et philosophie maçonnique. Le naturalisme, le relativisme, l’hédonisme, même s’ils ont infiltré les milieux catholiques comme la plupart de nos contemporains, rendent impossible toute conciliation ; et les nombreuses condamnations papales confirment mon point de vue. La plus récente date de 1983 et prive de la Sainte Communion les catholiques ayant adhéré à une obédience maçonnique, quelle qu’elle soit, spiritualiste ou non. J’ai développé cette incompatibilité dans plusieurs de mes livres (voir sur mon site internet : www.cailletm.com)

 

Source : L’appel du Ciel – mars 2014

 

 

 

 

 

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