L’année 2020 n’a connu aucune surmortalité chez les personnes âgées de moins de 65 ans – article publié le 16/08/2021

L’année 2020 n’a connu aucune surmortalité chez les personnes âgées de moins de 65 ans

Laurent Toubiana publie une étude édifiante sur la surmortalité, « relativement faible », en 2020

Vieillissement de la population et négligence des comorbidités comme causes principales de décès dans certains cas sont autant de raisons qui relativisent soudainement la surmortalité liée à l’épidémie. Des chercheurs publient une étude qui atteste d’un excès de mortalité de 3,66 % par rapport aux chiffres attendus en 2020. Cette surmortalité concerne, par ailleurs, uniquement les personnes âgées.

Des chercheurs affiliés à l’Inserm, l’IRSAN, le CNRS, l’INSEE et l’AP-HP – Laurent Toubiana, Laurent Mucchieli, Pierre Chaillot et Jacques Bouaud -, sont formels : « L’épidémie de Covid-19 a eu un impact relativement faible sur la mortalité en France ». L’année 2020 n’ayant connu aucune surmortalité chez les personnes âgées de moins de 65 ans, notamment.

Invité d’André Bercoff sur Sud Radio, le chercheur Laurent Toubiana décrypte en exclusivité cette étude disponible sur le site de l’Irsan.

« La surmortalité, on en a beaucoup parlé dès la canicule de 2008. » Surmortalité, oui, mais relative. Pour la population française dans son ensemble, les auteurs estiment à 3,66 %, l’excès par rapport à la mortalité attendue en 2020, soit 23 000 morts au-delà de la moyenne des années précédentes.

Un indéniable vieillissement de la population cumulé à un coronavirus qui impacte surtout les personnes âgées

« Il ne faut pas oublier également que la population française vieillit », ajoute le chercheur. Il faudra également s’attendre à une surmortalité dans les années à venir pour ces raisons démographiques. « Par ailleurs, l’âge médian au décès à l’hôpital des malades de l’épidémie de coronavirus est de 85 ans et près de 92,5 % des personnes avaient 65 ans et plus », rappelant que cette maladie tue principalement des personnes âgées.

La mortalité comme alpha et oméga de l’analyse épidémiologique, loin des « tests positifs »

C’est précisement ce critère de la mortalité qui intéresse les rédacteurs de cette étude, parlant de « référence absolue » en termes d’épidémiologie et d’évaluation de la gravité d’une épidémie. Alors pourquoi ce chiffre de 93 378 morts du Covid-19 à dater du 26 mars 2021 ? Les deux tiers des certificats de décès notés Covid recensés par Santé Publique France comportaient en parallèle des mentions de « comorbidités importantes connues ». « Ainsi, les individus décédés sont-ils morts à la suite d’une forme grave de la maladie ou bien, sont-ils morts des suites d’une autre maladie mais ayant été testé positif récemment ? », dit le rapport.

« Entre le 1er janvier et le 31 décembre 2020, 654 016 individus sont morts toutes causes confondues. Pendant la même période, 64 632 individus ont été comptabilisés comme morts attribués à la maladie Covid-19 », soit 9,88 % des décès en France, sans même prendre en compte la notion de comorbidités.

Source : https://www.sudradio.fr/societe/exclusif-laurent-toubiana-publie-une-etude-edifiante-sur-la-surmortalite-relativement-faible-en-2020/

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