Ensemble, avec Jésus, nous vaincrons (3ème partie)

 Publié le vendredi 20 août 2021

 Auteur / source : Campagne Québec-Vie

 Catégorie : Enseignements, sermons & homélies

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3 – La profanation de la liturgie catholique

La sainte liturgie doit exprimer, au plan de la piété que l’Église enseigne à ses enfants, la beauté et les richesses doctrinales du culte d’adoration, de louange, d’action de grâces et de propitiation, qui est universellement dû à Dieu, spécialement par le saint sacrifice de la messe. À ce sujet, personne ne peut nier que le «  novus ordo missae  » promulgué en 1969 et rendu obligatoire en 1971, a porté atteinte, dans la pratique, au caractère sacré de la liturgie, à sa pureté, à sa beauté, et a ouvert la porte à beaucoup d’abus, mettant en cause chez des prêtres et un bon nombre de fidèles, la foi en la Présence réelle de Jésus, la foi dans le Sacrifice Eucharistique comme étant le sacrifice même de la Croix, rendu de nouveau présent sur l’autel d’une façon non sanglante.

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Personne, par ailleurs, ne peut nier le souffle mystique qui anime la liturgie romaine traditionnelle, et sa puissance pour élever les âmes à une union plus intime avec Jésus et à un plus profond esprit d’adoration, d’humilité, de recueillement et à un attachement plus ferme aux vérités immuables de la foi catholique. Ce dont témoignait tout récemment d’une façon touchante le cardinal Zen.

La sainte liturgie est sûrement un terrain privilégié d’attaque du démon dans son combat contre la sainteté du culte catholique. Que devons-nous faire après le motu proprio «  Traditionis custodes  » du Pape François qui abroge le motu proprio Summorum Pontificum du Pape Benoît XVI, et manifeste clairement son intention d’en finir avec la forme extraordinaire du rite romain ?

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Sachant que le motu proprio du Pape François contient des inexactitudes qui compromettent son statut de document magistériel, car un tel document ne doit ni ne peut contenir d’erreurs, il est certain que sa force obligatoire en est, pour le moins, mise en doute. Des évêques, courageux défenseurs de la foi catholique, comme le cardinal Raymond Burke, le cardinal Robert Sarah, Mgr Athanasius Schneider, Mgr Robert Mutsaerts, Mgr Carlo Viganò, et d’autres théologiens ont laissé clairement entendre, que le Pape François n’a pas le pouvoir d’abroger le rite romain traditionnel. Une guerre, au plus haut niveau de la hiérarchie, est donc en cours contre ce rite, méprisé et dévalué, et rejeté comme étant nuisible à l’unité de l’Église. Le penser réellement ne peut être justifié et constitue un défi à la raison. Le motu proprio du Pape François soulève une question doctrinale extrêmement importante concernant la nature de la liturgie et la nature de l’Église. Par son motu proprio, le Pape François s’est mis lui-même en devoir urgent d’aborder cette question doctrinale, dont la solution est essentielle quant à sa responsabilité de premier gardien de la Tradition.

Quant à nous, il n’y a sûrement pas le moindre péché, soyons-en sûrs, à demeurer tout simplement fidèles à la messe traditionnelle dans un esprit d’amour de l’Église, dans la paix du Seigneur, dans l’humilité, et dans un très grand respect dû aux évêques et surtout au Pape, pour lesquels nous devons beaucoup, beaucoup prier, avec une très grande confiance, Notre-Seigneur Jésus-Christ, Chef de son Église et la très Sainte Vierge Marie, qui en est la Mère. Et Nous ne devons pas douter un seul instant que, dans la sainte liturgie, Dieu exige le respect absolu de Sa divine Présence, et abhorre tout ce qui va à l’encontre de la piété et de la pureté de la foi catholique.

Conclusion

Étant données la grande confusion qui ébranle actuellement l’Église dans ses fondements même, et l’apostasie de la vraie foi, qui semble bien se généraliser, certains se demandent avec raison si nous ne sommes pas parvenus tout près de la fin du monde. Nous sommes sûrement parvenus à la fin d’un temps, mais non à la fin du [monde]. Puisqu’avant la fin du monde, selon saint Paul, les juifs doivent reconnaître en Jésus-Christ leur Messie, qu’ils attendent encore. La conversion des juifs, en raison de leur influence internationale incontestée, entraînera certainement une période de paix pour l’Église et pour le monde. Les erreurs de l’Islam, dans la mesure où dans ses principes il dépend du judaïsme, vont devenir indiscutables, et ne pourront plus s’envelopper dans une dialectique de mensonge.

En tenant compte des évènements qui se déroulent actuellement sous nos yeux, nous pouvons prévoir que le règne de Satan sur le monde va s’intensifier dans les années qui viennent. L’Église, déjà attaquée au cœur va souffrir, peut-être comme elle n’a jamais autant souffert. Mais cela pour un temps : le temps nécessaire à la ruine du régime tyrannique du gouvernement mondial qui se construit sur le mensonge. C’est parce qu’elle a un profond besoin de purification intérieure que Jésus, le Roi immortel des siècles, permettra que Son Église soit soumise à l’intense persécution qui s’annonce. Avec la purification de ses fidèles et surtout de ses prêtres, Jésus entend préparer, pour la prochaine étape de Son histoire une Église entièrement renouvelée. C’est ce qu’Il a dit à un moine bénédictin, qui très simplement en rend témoignage dans son journal spirituel publié sous le titre «  In Sinu Jesu  », avec l’imprimatur de son évêque, docteur en droit canon, et l’approbation de beaucoup d’autres évêques, dont le cardinal Raymond Burke.

Jésus veut d’abord le renouvellement spirituel de Ses prêtres, car c’est avant tout par leur ministère sacerdotal qu’il veut donner un nouveau souffle de vie à Son Église et construire par le puissant rayonnement de Sa grâce un monde nouveau. Cette volonté manifestée par Jésus de renouveler Son Église par le renouvellement spirituel de Ses prêtres doit remplir nos cœurs de joie et de la plus vive espérance que la victoire du Christ sur l’orgueil de Ses ennemis est certaine, et que cette victoire nous appartient déjà. Elle nous appartient, si nous conservons la vraie foi dans l’épreuve, quelle qu’elle soit, et demeurons de plus en plus unis autour de Sa très Sainte Eucharistie, que Jésus nous appelle à adorer tous les jours dans un esprit de réparation, avant tout pour la purification et la sanctification de tous Ses prêtres. Pour avoir la force de témoigner sans peur, et jusqu’au bout, de la vérité de notre sainte religion, tout ordonnée à l’amour de Dieu par-dessus tout et à une authentique charité universelle, il importe, il est urgent même de nous consacrer et de consacrer nos familles et nos associations apostoliques au Cœur Sacré de Jésus et au Cœur Immaculé de Marie. Car, c’est avec Jésus, avec Marie, c’est-à-dire dans une union intime aux Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie, que la victoire nous est assurée pour la plus grande gloire de Dieu.

Repris du site « Pierre et les loups »

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