Mon cœur ardent veut se donner sans cesse : si l’amour est le moteur de la vie, où trouver le vrai bonheur

 

Mon cœur ardent veut se donner sans cesse,

Il a besoin de prouver sa tendresse,

Ah ! Qui voudra comprendre mon amour ?

Quel cœur voudra me payer de retour ?

Mais ce retour, en vain je le réclame,

Jésus, toi seul peut contenter mon âme.

Rien ne saurait me charmer ici-bas,

Le vrai bonheur ne s’y rencontre pas…

 

Ma seule paix, mon seul bonheur

Mon seul amour, c’est toi Seigneur,

Mon seul amour, c’est toi Seigneur !…

 

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Mon cœur ardent veut se donner sans cesse : si l’amour est le moteur de la vie, où trouver le vrai bonheur

 

 

Le début de ce poème de Sainte Thérèse de Lisieux (« Jésus Seul », août 1896), de même que les strophes qui suivent, traduisent bien l’état de mon âme en ces temps difficiles où l’humanité rejette de plus en plus le message d’Amour annoncé par notre doux Seigneur Jésus-Christ et que l’Eglise s’est efforcée d’annoncer au monde au cours des vingt derniers siècles. En effet, et comme l’a si bien dit la très Sainte Vierge Marie au cours de ses apparitions à Saint Bernadette de Lourdes : « Je ne suis pas venu vous promettre le bonheur sur cette terre mais dans l’autre. » Alors combien raisonne avec force dans mon cœur cette dernière phrase de la première strophe : « Rien ne saurait me charmer ici-bas, le vrai bonheur ne s’y rencontre pas. »

 

En effet, aujourd’hui, toutes les femmes et les hommes de la terre s’efforcent tous d’avoir et de connaître le bonheur sur cette terre. Ils y mettent tous les moyens à leur disposition, sans se gêner de bousculer ceux qui sont autour d’eux, car c’est leur propre bonheur qu’ils veulent, celui qu’ils estiment être le meilleur pour eux et qui tourne pour la plupart autour des biens matériels que la terre leur procure. Ils sont ici-bas pour jouir de quelque chose et si cette jouissance n’est pas à leur disposition, ils veulent se la donner tout de même. C’est donc surtout le plaisir égoïste qui prévaut, où le prochain n’y a droit que si ce dernier leur permet d’avoir ce qu’ils désirent.

 

Rien d’étonnant dans de telles conditions que le monde soit ce qu’il est aujourd’hui, un monde égoïste où la lutte du pouvoir, de quelque nature qu’il soit, prend le dessus sur le reste. Résultat : un monde dominé par la violence sous toutes ces formes où la suprématie de l’un sur l’autre, d’un groupe d’individus sur un autre, d’une nation sur un autre s’étale à profusion sur nos écrans. L’humanité est tellement loin aujourd’hui de ce monde d’Amour auquel le Créateur nous convie et pour lequel il nous a créé.

 

Le monde devrait être là pour témoigner de la gloire de Dieu et la chanter de mille manières. En parlant du monde, je parle de toute la création à la tête de laquelle se trouve l’homme. Il devrait être le premier à louer son Dieu pour tous les dons et toutes ses merveilles dont Il ne cesse de nous combler mais dont nous ne voulons plus. Comment pourrions-nous les vouloir puisque Dieu a été mis aux oubliettes et que nous ne nous soucions pas de Lui, ne tenant pas compte des appels désespérés de notre Mère du Ciel à la conversion : « Convertissez-vous, convertissez-vous tant qu’il en est encore temps ! » ne cesse-t-elle pas de nous répéter à travers ses apparitions diverses aux quatre coins de la planète, hier comme aujourd’hui encore. Quand donc comprendras-tu, ô humanité scélérate ? Que faut-il donc pour que tu comprennes et reviennes à ton Dieu ? Ne vois-tu pas combien la nature, que tu as saccagée au fil des dernières décennies, se révolte contre ton attitude ? Les catastrophes de toutes sortes ne cessent de s’amplifier en nombre et en intensité, sans parler de la pollution omniprésente.

 

 

Et pourtant, la beauté de la création est tellement sublime, même encore aujourd’hui. Oui, on peut encore la trouver ! Elle ne cesse de nous étonner pour celui qui accepte de la regarder avec un œil d’enfant. Le miracle de la vie est tellement en contraste par rapport aux images véhiculées par les médias et la publicité. Vous ne devez pas avoir manqué de ressentir ces étincelles de bonheur à la vue de la naissance et de la croissance des animaux et des végétaux, la luxuriance de la végétation au travers des milles couleurs qu’elle nous offre. Que dire encore du développement de l’embryon formé lors de la rencontre du spermatozoïde de l’homme avec l’ovule d’une femme. Les techniques modernes nous permettent de voir cette évolution semaine par semaine, nous montrant ce miracle admirable de la vie. Ô Seigneur, que tes œuvres sont grandes par toute la terre !

 

Alors oui, dans le monde tel qu’il existe aujourd’hui, même sans qu’il soit comme nous le voudrions, et pour nous croyants, nous le voudrions avant tout centré sur Dieu, il y a encore moyen de trouver de la Beauté et de l’Amour. Il est vrai que les forces du mal, donc de Satan, sont plus que jamais à l’œuvre en ces temps de la perte de la foi. Le camp du premier ennemi de l’humanité est très puissant. Il a jeté toutes ses forces dans cette bataille dont nous ne soupçonnons pas la grandeur et la portée. Mais il ne tient qu’à chacun de nous d’y faire barrage.

 

En effet, nous avons chacun de nous, personnellement, à nous convertir, en suivant les recommandations de la Vierge Marie. Nous convertir, c’est-à-dire tourner notre regard vers Dieu. C’est faire monter le cri de notre prière fervente vers le Ciel. C’est ouvrir notre cœur tout grand afin qu’il soit prêt à recevoir tout l’Amour que notre Père du Ciel veut nous donner, à profusion. C’est prendre conscience que notre passage sur terre n’est qu’une préparation à une vie sans fin dans l’Amour et en vivant de l’Amour parfait de Dieu.

 

 

Belle théorie que tout cela allez-vous me dire ! Non, c’est tout le message de l’Evangile à recevoir et à mettre en pratique, en nous mettant à l’écoute de celui qui est venu annoncer à tous cette Bonne Nouvelle. Jésus-Christ a été l’exemple durant toute sa vie de ce que nous devons être, des réceptacles de l’Amour, pour en vivre et le donner autour de nous. Le donner à tous les êtres qui nous sont chers, à ceux de notre famille d’abord mais aussi à tous ceux qui nous entourent, à tous ceux que le Ciel a mis sur notre route pour que nous leur donnions quelque chose, tout en sachant qu’eux aussi nous apporteront leur part en retour.

 

Quel travail admirable que celui des apôtres et des disciples de Jésus qui ont parcouru le monde connu afin d’annoncer à tous les hommes le message du Christ. Combien était grande leur foi, aidé en cela par l’Esprit-Saint, quand on pense aux foules considérables qui demandaient le baptême au terme de leur prédication à tel ou tel endroit, une foi tout enflammée de cet Amour de Dieu. Et que l’on ne vienne pas trouver que cette conversion était due par l’ignorance des peuples ! Non les intelligences d’alors étaient les mêmes que celles d’aujourd’hui, aussi vives, ce ne sont que les techniques qui manquaient et elles sont venues au fil du temps, connaissant un essor considérable au cours du XXème siècle. Non, les hommes et les femmes étaient simplement plus ouverts et surtout les prédicateurs de la Bonne Nouvelle étaient animés d’un tout autre zèle, ceci tout au long des siècles, jusqu’à connaître la situation qui prévaut aujourd’hui. Toucher les cœurs et les âmes demande et exige que le témoin vive de sa foi, de tout son cœur et de toute son âme. Vous le voyez au travers de ce qui vous est donné à lire sur ce site qui ne fait que reprendre d’une manière ou d’une autre ce que d’autres ont dit et répété.

 

La répétition est la mère de toute connaissance. Il faut sans cesse revenir sur son sujet et la foi demande à être nourrie afin de se développer harmonieusement, au travers de l’étude, de la prière, de la contemplation, de l’adoration, et bien entendu de la réception des sacrements. Chacun de nous est appelé à être témoin de Jésus-Christ, chacun sans exception mais chacun à sa manière, selon les talents qu’il a reçus et qu’il a contribués à développer.

 

Le Seigneur attend de chacun de nous que nous soyons un de ses témoins lumineux qui éveilleront les âmes. Je le sais, la tâche est ardue, très ardue même et les cœurs tellement peu réceptifs à entendre la Bonne Nouvelle. Il n’empêche, nous ne devons nullement nous décourager. C’est vrai, il est tellement difficile, au sein même de nos familles où la foi chrétienne s’éteint peu à peu, d’avoir un rôle quelconque. Faisons cependant confiance au Seigneur. Nous ne sommes que de faibles instruments entre ses mains mais des instruments qui s’avéreront efficaces le jour où il voudra toucher les cœurs de tous les hommes. J’espère que vous avez encore à l’esprit pour ceux qui l’ont lu le contenu du « dossier » sur l’Illumination des consciences.

https://ausouffledelesprit.org/2020/06/20/amour-de-dieu-1ere-partie/

https://ausouffledelesprit.org/2020/08/31/amour-de-dieu-2eme-partie-et-fin/

 

Alors oui, nous devons savoir que le vrai bonheur n’est pas de ce monde, il ne s’y rencontre pas, mais le Seigneur nous donne quand même l’occasion d’en connaître les prémices en ce monde. Efforçons-nous de le découvrir chacun pour le partager avec tous ceux que le Seigneur met sur notre chemin.

 

Christian Dachy

 

 

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