Dévotions eucharistiques : Un cœur qui transforme tout

Dévotions eucharistiques

Un cœur qui transforme tout

  

Adorer Jésus au Saint Sacrement, c’est se plonger dans un Cœur débordant d’amour et de compassion. Nous y entrons par la porte ouverte par la lance du soldat et qui ne s’est jamais refermée. À l’intérieur, nous trouvons le seul Cœur qui puisse nous comprendre entièrement et qui nous invite à faire un avec lui. Notre cœur accepte timidement l’invitation, et lentement commence à battre au même rythme que le Cœur de Jésus. Il désire tellement faire un avec nous, voulant nous partager tout, même sa divinité, qu’il nous dit : « ouvre ta bouche, moi je l’emplirai » (Ps 80, 11). Et là au centre de son Cœur, nous nous sentons enfin totalement réconfortés, dignifiés, élevés… C’est tout un parcours pour y arriver. Comme notre cœur ferait éclater les murs de la chair s’il le pouvait, pour s’unir plus totalement à son Cœur ! Si nous arrivons chargés de nos fardeaux de misère, de peine et de frustration, nous trouvons un Cœur d’amour qui de la poussière relève le faible, pour l’asseoir parmi les princes (cf.1S 2, 8). Ainsi, il partage avec nous sa divinité et sa puissance, et avec lui, nous transformons le monde ! Voilà l’expérience d’innombrables adorateurs. Un échange d’amour totalement inégal : nous donnons un et Jésus nous donne cent.

 

Nous lui disons : vois ma misère et ma peine… (Ps 24, 18) et son Cœur devient une demeure pour nous abriter. Chaque adorateur est son fils unique et son unique héritier. Il nous donne bien plus que ce que nous pouvons imaginer demander ! Oui, de l’ostensoir, il déverse son amour sur nous et sur tous ceux qui nous entourent, et son amour se répand jusqu’aux extrémités de la terre. Voilà le grand miracle de l’amour que Jésus réserve à ses adorateurs. Une expérience étonnante de la miséricorde et de la puissance de Dieu. À notre tour, nous sortons empressés de communiquer l’amour unique que nous venons de vivre au Saint Sacrement, et dans cette dynamique de charité, nous devenons les ambassadeurs du Cœur Eucharistique de Jésus.

 

Sainte Faustine écrit dans son petit journal, sur cet amour qui touche chacun de nous et le monde entier : « J’ai aperçu ces mêmes rayons (ceux qui sont représentés sur l’image de la miséricorde divine) sortant de l’ostensoir; ils se répandaient dans toute l’église…. Après la bénédiction, ils se répandirent des deux côtés puis revinrent à l’ostensoir ». Une autre fois, elle vit les rayons sortir de l’église pour inonder le monde, et revenir ensuite dans l’ostensoir. Et elle ajoute que ces rayons qui sortent du Cœur de Jésus ne sont pas pour les anges, les Chérubins ou les Séraphins, mais pour le salut des pauvres pécheurs comme nous. Ce mouvement d’amour qui nous transforme au Saint-Sacrement, nous percute et rebondit au-delà de nous. Et tout cela, sans même nous en apercevoir ! Jésus ne veut pas nous écraser de son pouvoir immense. Il fait ses merveilles en silence.

 

C’est pourquoi, il n’y a rien de plus dynamique que le silence de l’adoration. Dans l’absence de bruit, Jésus ne cesse jamais de transformer notre vie et la vie de tous ceux que nous lui présentons. Des milliers de problèmes sont touchés par ses rayons de miséricorde. Il n’y a pas de porte fermée pour lui ! Nous ne pouvons savoir combien d’âmes sont touchées dans le monde pendant que nous adorons ; combien de mourants sont retournés à la vie; combien de malades sont réconfortés; combien de prisonniers ont trouvé la vraie liberté des enfants de Dieu ; combien de couples mariés sont réconciliés ; combien de chômeurs ont retrouvé un travail…

 

Voilà le Cœur Eucharistique de Jésus qu’on n’arrive jamais à décrire, mais dans lequel nous pouvons entrer, si nous acceptons l’invitation à être rempli de son amour. « Ouvre ta bouche, moi je l’emplirai » nous redit Jésus. L’Eucharistie est ainsi un mystère à vivre et à aimer. C’est l’expérience du psalmiste quand il proclame :

 

« L’amour du Seigneur sans fin je le chante.

Ta fidélité s’étend d’âge en âge.

Je le dis c’est un amour bâti pour toujours ! »

(Ps 88)

 

Enrique Munita

Brasier eucharistique, n° 20, septembre 2007

 

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