Poésie de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus : Jésus seul, avec vidéo (ASDE 19)

Jésus seul

Voici la belle poésie de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus « Jésus seul ». Apprécier ces belles paroles de cette sainte, si attachante, qui a su nous montrer, au travers de sa courte vie sur terre, le chemin le plus simple pour arriver à aimer et faire aimer Celui qui a donné sa vie pour chacun de nous. Je sais que certains ont une dévotion particulière pour elle, je pense donc plus particulièrement à eux !

 

 

 

  

Mon cœur ardent veut se donner sans cesse

Il a besoin de prouver sa tendresse

Ah ! Qui pourra comprendre mon amour ?

Quel cœur me payer de retour ?…

Mais ce retour, en vain je le réclame

Jésus, toi seul peux contenter mon âme

Rien ne saurait me charmer ici-bas

Le vrai bonheur ne s’y rencontre pas…

 

Ma seule paix, mon seul bonheur

Mon seul amour, c‘est toi Seigneur !…

 

O toi qui sus créer le cœur des mères

Je trouve en toi le plus tendre des Pères !

Mon seul Amour, Jésus, Verbe Eternel

Pour moi ton cœur est plus que maternel

A chaque instant, tu me suis, tu me gardes

Quand je t’appelle, ah ! Jamais tu ne tardes

Et si parfois tu sembles te cacher

C’est toi qui viens m’aider à te chercher.

 

Ma seule paix, mon seul bonheur …

 

C’est à toi seul, Jésus, que je m’attache

C’est en tes bras que j’accours et me cache,

Je veux t’aimer comme un petit enfant

Je veux lutter comme un guerrier vaillant

Comme un enfant plein de délicatesses

Je veux, Seigneur, te combler de caresses

Et dans le champ de mon apostolat

Comme un guerrier je m’élance au combat !…

 

Ma seule paix, mon seul bonheur …

 

Ton Cœur qui garde et qui rend l’innocence

Ne saurait pas tromper ma confiance !

En toi, Seigneur, repose mon espoir

Après l’exil, au Ciel j’irai te voir…

Lorsqu’en mon cœur s’élève la tempête

Vers toi, Jésus, je relève la tête

En ton regard Miséricordieux*

Je lis : « Enfant, pour toi, j’ai fait les Cieux. »

 

Ma seule paix, mon seul bonheur …

 

Je le sais bien, mes soupirs et mes larmes

Sont devant toi, tout rayonnants de charmes.

Les Séraphins au Ciel forment ta cour

Et cependant, tu mendies mon amour !…

Tu veux mon cœur, Jésus je te le donne

Tous mes désirs, je te les abandonne

Et ceux que j’aime, ô mon Epoux, mon Roi

Je ne veux plus les aimer que pour toi.

 

Ma seule paix, mon seul bonheur …

 

Août 1896

 

Ô Jésus ! Que ne puis-je dire à toutes les petites âmes combien ta condescendance est ineffable… je sens que si par impossible tu trouvais une âme plus faible, plus petite que la mienne, tu te plairais à la combler de faveurs plus grandes encore, si elle s’abandonnait avec une entière confiance en ta Miséricorde*infinie. Mais pourquoi désirer communiquer tes secrets d’amour, ô Jésus, n’est-ce pas toi seul qui me les as enseignés et ne peux-tu pas les révéler à d’autres ?… Oui je le sais, et je te conjure de le faire, je te supplie d’abaisser ton regard divin sur un grand nombre de petites âmes…Je te supplie de choisir une légion de petites victimes dignes de ton AMOUR !…

 

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :