Attali en 2009 et la pandémie comme mode de changement de paradigme moral : c’est en cours !

Nous sommes en 2009, donc une décennie avant l’avènement de l’ère du Covid. En 2009, manifestement, la poussée pandémique n’a pas été suffisamment utilisée pour réaliser ce plan. 10 ans plus tard, tous les mécanismes sont prêts. Jacques Attali décrypte alors avec brio le moyen le plus simple et le plus efficace de briser notre société, notre civilisation, qui s’appuient sur un code moral, sur des règles sociales, sur une certaine vision de l’Homme.
Par la peur.
La peur, par la pandémie.
Et l’homme lui-même anéantira son monde.

Extraits :

Dans une chronique pour L’Express publiée le 6 mai 2009, que vous pouvez lire en intégralité ici, Jacques Attali explique les mécanismes de ce qui a été fait autour du Covid depuis 2019 :

L’Histoire nous apprend que l’humanité n’évolue significativement que lorsqu’elle a vraiment peur : elle met alors d’abord en place des mécanismes de défense ; parfois intolérables (des boucs émissaires et des totalitarismes) ; parfois futiles (de la distraction) ; parfois efficaces (des thérapeutiques, écartant si nécessaire tous les principes moraux antérieurs).

La pandémie qui commence pourrait déclencher une de ces peurs structurantes.  

Si elle n’est pas plus grave que les deux précédentes frayeurs de ces quinze dernières années liées à un risque de pandémie (la crise de la vache folle en Grande-Bretagne et celle de la grippe aviaire en Chine), elle aura d’abord des conséquences économiques significatives (chute de l’activité des transports aériens, baisse du tourisme et du prix du pétrole) ; (…) elle aura aussi des conséquences en matière d’organisation (toujours en 2003, des mesures policières très rigoureuses ont été prises dans toute l’Asie ; l’Organisation mondiale de la santé a mis en place des procédures d’alerte à l’échelle planétaire (…).Et, même si, comme il faut évidemment l’espérer, cette crise n’est pas très grave, il ne faudra pas oublier, comme pour la crise économique, d’en tirer les leçons, afin qu’avant la prochaine – inévitable – on mette en place des mécanismes de prévention et de contrôle, ainsi que des processus logistiques de distribution équitable des médicaments et de vaccins. On devra, pour cela, mettre en place une police mondiale, un stockage mondial et donc une fiscalité mondiale. On en viendra alors, beaucoup plus vite que ne l’aurait permis la seule raison économique, à mettre en place les bases d’un véritable gouvernement mondial. C’est d’ailleurs par l’hôpital qu’a commencé en France, au xviie siècle, la mise en place d’un véritable État.

Je vous laisse réfléchir sur le parallèle qui s’impose avec la gestion globalisée de la crise aujourd’hui, le transfert du pouvoir réel du niveau national à un niveau supranational, je vous laisse réfléchir à cet impératif sanitaire qui écrase toute morale, toute liberté, à cette police globale qui écrase nos libertés individuelles, à cette destruction de notre civilisation et de notre humanité « pour notre bien ». Et surtout avec le consentement d’une grande partie de la population. De cette population qui a été mise en état de choc. De cette population qui a peur.
De ces hommes et ces femmes qui ont tellement peur de la vie, qu’ils sont prêts à l’abandonner entre des mains inconnues, parce qu’ils sont déjà prêts à la mort.

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Par Karine Bechet-Golovko

Source : https://numidia-liberum.blogspot.com/2021/09/attali-en-2009-et-la-pandemie-comme.html

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