Lui et moi : Novembre 1940

LUI et moi

 

 

Mois de novembre 1940

 

1012. [III, 42] — Vigile Toussaint 1940. —Heure sainte. 

« … Dès ton réveil demain, salue tous les Saints dans leurs joies. Quelle fête au Ciel ! demande-leur de franchir en élans d’amour, ce qui te reste à franchir sur la terre. Demande-leur de tendre ton désir vers ton Unique et ton Tout.

« Multiplie-les, ces désirs amoureux, Expose-Moi tes soupirs. Ils Me seront doux comme les zéphyrs de la plaine. Je les accueillerai d’un Coeur joyeux, comme s’il n’existait au monde qu’une seule âme, la tienne. Et, à chaque âme, Je ferais même fête ; chaque âme pouvant se croire l’Élue de Mon Amour.

« C’est là, le miracle du Coeur de ton Dieu.

« A toutes et à une seule. Dans le plus intime secret de chacune :

« Je suis la Réponse.

« Oh ! Ma petite enfant, sens-tu Ma Force ?

« Devines-tu un peu ton Dieu ?

« Tu demanderas aux Saints de t’obtenir de vivre dans tes ténèbres de la terre, comme si par ta Foi tu avais atteint la pleine lumière.

« Augmente ton espérance. N’est-ce pas bien bon d’espérer ?

« Et entretiens le feu de ton amour.

« Ton amour ! c’est la jeunesse de ton âme.

« C’est l’appel direct à ton Sauveur.

« Comment ne viendrait-Il pas si vous Le charmez de votre cri tendre.

« Oh ! Mes petits enfants bien-aimés, venez, venez-Moi.

« Mes bras sont ouverts.

 

1013. [III, 43] — 4 novembre. 

« Vois-tu Mon Amour qui s’est fait Égal : ce n’est pas une fable…

« C’est une histoire vraie. « Demande à l’Esprit d’embraser tout coeur. « Qu’on étende Mon Règne. Qu’on étende Mon Règne. Qu’on étende Mon Règne !… »

 

1014. [V,130] — 4 novembre 1940. Nantes.  Temps d’arrêt. 

« Est-ce que tu crois bien cela, au moins, que Je vous ai créés pour vous rendre heureux infiniment dans l’Éternité ? C’est une oeuvre de pur Amour, où il n’y avait rien pour Mon intérêt propre, mais pour le vôtre : vous rendre infiniment heureux…

« Oh ! remercie-Moi de ta création. Tourne ta vie vers Moi. Regarde sans cesse Mon Amour penché sur toi, et te sentant aimée, aime-Moi…

« Tu sais comment bien plus vivement on aime quand on se sent aimé !… C’est comme un dialogue animé. Et dans celui-ci, il n’y a pas besoin de dire des mots : on aime, et c’est tout.

« Je suis tellement à toi que tu ne sens pas même que Je descends, que tu ne sens pas même que tu montes ; mais s’adresser l’un à l’autre sur le même plan, faire des échanges d’égaux, même l’échange de nos deux coeurs, te paraît tout simple parce qu’entre époux tout est mis en commun, et que malgré que tu te donnes tout entière, tu gardes ta personnalité et tu l’accrois d’autant… »

 

 

1015. [VII,335] — 5 novembre 1940.

Je pensais : « Si je ne meurs pas martyre, mon sang ne s’unira pas avec celui du Christ. »

Il m’a dit :

 « Si ce n’est pas ton sang qui coule avec le Mien, ce peut être ton sang qui marche avec le Mien, dans Ma vie.

« Ton sang qui vit, et non ton sang qui meurt.

« Ne nous séparons jamais puisque J’ai tout vécu.

« Tout a été consommé. »

Je Le remerciais de ce que le vieux malade avait consenti si bien à se confesser et à communier : « Merci, Seigneur !… »

« Mais puisque tu Me l’avais demandé… »

« Crois bien, Mon amie, que Je donnerais toujours, si Je trouvais à qui donner !… »

 

1016. [V,131] — 6 novembre.  Heure sainte. 

« Présente avec soin Mes paroles, afin que ce qui jaillit de Mon Coeur soit lumière et joies faciles à saisir.

« Je veux tant Me donner !… Si tu savais l’effort, non à vous donner, mais à ne pas vous donner… C’est pourquoi vos demandes Me soulagent.

« Mon Coeur est un brasier qui souffre de réduire sa Flamme dévorante. Active, activez-Le ! La conquête du monde entier n’est pas trop grande pour Mon Feu. Demandez sans crainte d’exagérer.

« Connaissez Mes ardeurs. Sentez-vous la chaleur de Mon zèle pour vous ?… Qui M’aidera dans cette entreprise ? Sinon vous, Mes intimes ?

« Nous sommes comme dans un secret cénacle d’où nos mérites, unis devant le Père, peuvent aller chercher tel ou tel peuple, telle nation, avant la fin des temps. C’est comme une halte où l’Amour de l’Agneau interrompt la rigueur de Dieu offensé.

« Ne craignons pas de nous offrir en victimes : quel spectacle pour les Anges du ciel !… Et quelle joie pour Moi, de retrouver d’autres « Moi » sur cette terre où J’ai bu tant de douleurs…

« Multiplie les sacrifices : deux, trois par jour ; ce n’est pas beaucoup, mais unis aux Miens, devinestu la fortune ?… Prier, c’est déjà un sacrifice. Tu sais, les fumées qui montaient des holocaustes vers le ciel ?

« Tu peux prier en travaillant, te reposer de prier en chantant des mots à Moi ; puis, simplement, Me regarder en silence, ces silences chargés d’affection qui valent mieux que des chapelets récités sans attention.

« Ces approchements de toi, vers ton Sauveur et ton Dieu qui t’attend !… Il t’attend. Alors, si tu ne venais pas, comment pourrait-Il faire descendre Ses Grâces, dont ses bras sont lourds ?

« Et quand ta journée s’est ainsi passée si près, dans Mon ombre, quelle heureuse journée, Ma Gabrielle !… Ne Me quitte pas. Ne Me quitte jamais.

« Tu comprends, Je suis comme un frileux qui attend sans rien dire la compassion du passant, espérant recevoir l’aumône de sa pitié tendre.

« C’est moins cette aumône qui Me ravira de joie, que le geste du coeur. Tu comprends Mon Agonie en voyant les indifférences, les haines, jusqu’à la fin du monde !… Mes Sueurs glacées… Mes Sueurs brûlantes…

« Mes Sueurs de Sang…

« J’ai tremblé, comme le pauvre frileux qui attend sans rien dire la compassion du passant.

« Tu es le passant. Tu passes dans la vie : couvre-Moi de ton amour. Je le veux tout entier. Je veux être ton moment présent. Je veux être ton être, ta respiration et le battement de ton coeur jusqu’à celui qui sera le dernier. Et même si après ce dernier battement, ton âme n’avait pas encore été détachée de ton corps, Je veux que la dernière de ses pensées soit à Moi.

« Comprends les exigences de l’Amour. Et vois-tu, Me petite Fille, tout, j’ai tout payé sur la Croix :

« Je peux prendre. »

 

 

1017. [V,132] — 9 novembre.  Comme je pensais craintivement à la souffrance.

« Crois bien que la nature humaine ne peut pas aimer la souffrance pour elle-même. Ma nature humaine ne l’aimait pas non plus. Mais la surnature s’en empare comme d’un instrument à servir Dieu, soit pour Ses desseins propres, et c’est le plus parfait, soit pour des grâces que nous voulons obtenir, mais que nous soumettons à la Volonté du Père.

« Et toujours, Ma petite enfant, il vous faut vous unir à Mes souffrances. Pour activer votre intention, vous pouvez les choisir, ces souffrances de Moi :

« celles de Mon enfance,

« celles de Mon adolescence,

« celles de Ma vie publique.

« celles causées par des paroles, par des actes, par les ingratitudes de ceux que J’aimais.

« Et Ma souffrance de la souffrance que Je causais à Ma Mère, à Mes amis, pendant les tortures de Ma Passion…

« Ne perdez aucune de vos précieuses souffrances. Trempez-les dans la joie surnaturelle. »

 

1018. [V,133] — 11 novembre.  Au salut des Réparatrices, devant le Saint Sacrement exposé.

« Commence d’abord par dégager tes sens du monde extérieur. Puis, place-Moi bien devant ton âme comme une sûre présence. Enfin, entre profondément en Moi.

« Vois Mes vertus, Mes qualités, Mes mérites. Ne crains pas d’en parcourir le nombre. Ne crois-tu pas qu’il y a eu des milliers de bonnes actions dans Ma vie humaine ? Ne te lasse pas de les saluer, de les aimer puisqu’elles sont à toi si tu veux les prendre.

« Oh ! cette union de vous à votre grand Frère, comme elle vous enrichit et comme elle Me touche…

« Prenez tout. Ce fut vécu pour vous, Mes chers petits.

« Je suis si heureux si vous consentez à les accepter : tu es étonnée de la libéralité de ton Sauveur. Alors, que diras-tu quand tu Le verras tel qu’il est…, quand tu comprendras… »

 

1019. [III, 44] — 14 novembre. Heure sainte.  J’essayais de m’unir à Son agonie.

« La dernière soirée de Ma Vie au milieu de vous… Comme elle Me fut, à la fois, solennelle et douce ! Je Me donnais non seulement aux Douze, mais à tous et à chacun jusqu’à la fin du monde.

« Oh ! ma Fille, J’étais déjà dans vos coeurs par le Désir. Je souhaitais tant que tous, sans exception, puissent recevoir le sacrement de Mon Amour ! puisque Je venais de l’inventer pour vous. Et Je voyais tous les bienfaits que vous y trouveriez.

« Mais, dans la détresse de Mon Agonie, Je voyais aussi les profanations et sacrilèges. Et ce que J’avais fait avec tant de tendresse se tourner pour la perdition et la haine.

« Quelles blessures pour la délicatesse infinie de Mon Amour.

« Et J’étais seul à souffrir… »

 

1020. [V,134] — 14 novembre. Heure sainte. Chez les Réparatrices.  J’essayais de m’unir à Son Agonie.

« Permets-moi de baiser ces Mains qui se sont jointes pour prier et qui, tout à l’heure, tenaient la première Eucharistie ».

«… Même s’ils n’avaient pas été plongés dans le sommeil, comment Pierre, Jacques et Jean auraient-ils pu comprendre l’étendue de Mon angoisse… Oh ! Ma petite Fille ! vouloir Se donner tout entier aux âmes de tous les temps, et se voir repoussé, moqué, honni…

« Combien ne voudront jamais communier, quand Je souhaiterais être chaque matin en eux !…

« Combien qui, ayant communié, ne s’occupent pas de Ma Présence, et combien M’offensent gravement !…

« Qu’elles sont peu nombreuses les âmes dans lesquelles Je puisse prendre Mon repos avec dilection !…

« Toi, qui a le bonheur de Me recevoir chaque jour, demande cette même grâce pour d’autres. Dis-Moi :

« Choisissez-les, Vous qui connaissez les secrets des âmes et appliquez-leur ma prière !… »

« Et si tu obtiens une ou plusieurs, s’approchant de Mon intimité fréquente, tu crois que Je pourrais ne pas t’être reconnaissant ? non pas seulement pour la Gloire procurée, mais surtout pour la joie donnée à Mon Coeur. Cette joie. Je te la ferai sentir par reflets.

« Comme tu as été heureuse, l’autre jour, quand on t’a annoncé que ton pauvre voisin avait si bien préparé sa dernière confession et qu’il avait communié !…

« Vois-tu, il faut toujours prendre patience et toujours prier. Alors, Je ne résiste pas.·Remercie-Moi.

« Offre tous Mes mérites en reconnaissance. Vois-tu, ce sont de si grandes grâces de retours de fin de vie !

« Demande à Mon Coeur eucharistique de multiplier ces conversions. Tu resteras ainsi dans le domaine de l’Amour.

« C’est pour l’amour du prochain et pour l’amour de l’Amour, qu’est le Coeur de ton Sauveur.

« Le comprends-tu mieux, ce Coeur ? Sens-tu bien Sa simplicité ? Et Son ardeur ?… Alors, approche, approche-toi de Lui ; et après ta journée toute vécue pour Lui, endors-toi encore appuyée sur Lui : Il t’attend. »

 

1021. [VII,336] — 20 novembre. 

« Demain, journée de prières pour la paix, demandée par le Saint-Père. Si le Saint-Père demande, c’est que Je demande aussi un mouvement extraordinaire de prières par tous.

« Quelle ne serait pas Ma honte si les indifférents se mettaient à l’oeuvre et que Mes plus intimes ne faisaient pas l’effort plus grand que Je demande… Oh ! vous ! Prenez l’initiative. Montrez l’exemple. Touchez, de vos mains jointes, Mon Coeur  ».

 

1022. [V,135] — 21 novembre. Heure sainte.  Je venais d’offrir des moyens de renseignements à des parents sans nouvelles de leur fils en Angleterre).

« Fais tout comme si c’était Moi que tu servais. Ne le fais pas pour te faire plaisir, ou pour leur faire plaisir, mais pour Me faire plaisir en eux ; car ton intention ne doit pas Me quitter jamais, de même que Ma pensée ne te quitte jamais.

« Crois-tu cela, au moins ? Alors, quelle ne doit pas être ta dose d’espérance ! Oui, espère tout de Moi, car Je peux tout en toi, chétive. Est-ce qu’un Époux riche ne pourvoit pas à tout ce qui peut augmenter le bonheur de celle qu’il a choisie ? Elle, elle n’a qu’à se laisser faire, à laisser embellir sa vie, surtout si elle est née pauvre.

« Et quand elle se sent ainsi comblée, quelle ne doit pas être sa tendresse et sa reconnaissance ! Elle sait qu’en se tenant sur le Coeur de son Époux, elle Le charme et là, Il trouve Sa récompense. Oh ! qu’elle n’agisse pas autrement !… elle Le peinerait plus qu’elle ne le pense et qu’il ne lui dira jamais…

« Quand donc, chaque jour, tu rends service à ton prochain, rends ce service à Moi-même : ta récompense sera tellement plus haute !… Je voudrais, vois-tu, que nous ne nous quittions jamais. Essaie. Demande-Moi la force, contrebalançant ta légèreté.

« Pense bien qu’ainsi les gens Me verront mieux en toi, puisque tu te tiendras près de Moi. Oh ! la belle chose que de voir le Christ dans une âme ! Combien le rayonnement de cette âme sera plus doux et plus imprégnant…

« Donne-Moi la main !… Mets ton coeur dans le Mien, et va vers les autres en faisant la pauvreté de toi-même et en te revêtant de ton cher Seigneur.

« Comme c’est Lui qui te servira alors !… Puisque tu ne comptes plus sur toi, Il te prend sur Ses épaules. Il te porte avec une grande joie. Ne résiste pas, mais abandonne-toi toute entière avec une confiance nouvelle, comme si tu mourais ; car c’est une mort : tu meurs à toi-même, et là, tu commences à vivre, car la vie, c’est à dire ton Dieu, t’agit comme actionnant tes rouages.

« Et ta confiance Me rend si heureux !… le bonheur d’une mère près de son petit enfant incapable, beaucoup plus à elle qu’à l’âge où il pourra courir tout seul…

« Donne-Moi tout en toi. Et prends tout en Moi.

« As-tu bien compris Mon langage d’Amour ? un Amour si violent qu’il dépasse tout ce que tu peux imaginer sur la terre. C’est l’Amour du Dieu qui s’est fait Homme, Se prouvant ainsi aux hommes.

« Qui considère cette preuve pour mesurer l’étendue de l’Amour ? Pourtant, on sait qu’il n’y a pas de plus grand témoignage que de donner sa vie pour ceux qu’on aime !… Et c’est ce que J’ai fait, Ma petite Fille : qui t’a aimée comme Je t’aime ?

« Tu vois bien que la réponse de ta tendresse ne sera jamais trop grande. Viens à Moi, viens ! Entraîne, grossis Ma part en tous ceux qui t’entourent, ne serait-ce qu’un jour, ou même un plus petit moment. Mets-Moi entre eux et toi, et j’ouvrirai Mes deux bras pour vous saisir tous. »

 

1023. [III, 45] — 22 novembre.  Après la communion. 

« Pour combler tes lacunes de communiante et puisque tu sens tes insuffisances, demande, chaque matin, pour t’aider, à Ma Mère, à ton bon ange et aux Saints dont on célèbre la fête ce jour-là : ils te couvriront de leurs mérites.

« Tu te sentiras moins pauvre à honorer Mon Amour. »

 

1024. [III, 46] — 25 novembre.  J’avais eu joie vive. 

« Remercie-Moi spontanément, comme tu le ferais avec un être bien cher.

« Je ne suis pas uniquement Messager des souffrances, comme beaucoup l’envisagent.

« Je suis aussi le Donneur de joies et J’aime vos remerciements, Mes petits enfants ; ne M’en privez pas.

« Qu’elles soient à Moi, vos démonstrations tendres qui disent votre merci. »

 

1025. [V,136] — 28 novembre.  Sainte Croix. Heure sainte. 

« Aux âmes faibles, Je mesure l’épreuve. Il y a même des âmes comme la tienne, qui Me témoignent plus particulièrement leur amour spontané dans le secret, quand Je leur envoie des joies. C’est ainsi que, souvent, tu Me reconnais en elles et tu te donnes au fond de l’intime de ton coeur. Et n’est-ce pas cela que Je cherche en vous : le mouvement d’une vraie tendresse ?

« Mon Agonie, ce fut l’agonie la plus terrible de toutes les agonies de la terre, tant par les souffrances qu’elle précédait, que par la sensibilité et la clairvoyance de Ma nature.

« Approche-toi. Entre, selon que tu le peux, dans Mon Ame pleine de détresses. Offre-les, ces détresses angoissées, au Père, pour tous les temps, pour ton temps.

« Ah ! si tu pouvais M’aider à les sauver tous, ceux de ton temps !… »

« Seigneur, si nous convertissions les chefs, les peuples ne tarderaient pas à suivre ? »

« Sais-tu ce que vaut une âme !… La liberté lui est laissée. Je ne prends pas de force. Même Saint Paul ne M’est venu que parce qu’il a consenti à la lumière reçue. Ah ! les âmes, Ma petite Fille, les âmes… si tu savais ce que c’est pour Moi, le Sauveur !…

« Si tu comprenais, tu ne perdrais pas une minute et, avec une ardeur qui te sanctifierait, tu travaillerais avec Moi, près de Moi, dans le grand champ du bon grain et des mauvaises herbes.

« Toi qui M’as vu harassé, pouvant à peine Me soutenir, prends ta part de travail, de tout ton coeur.

« Ainsi, tu Me reposes, ainsi tu Me portes. Je ne te laisserai pas M’aider sans t’aider Moi-même, tu le sais bien. Alors, ne crains pas de beaucoup prier, de te sacrifier, puisque ton Frère s’est sacrifié et a tant prié !…

« Gémir, c’est aussi prier.

« Regarder, avec confiance, la miséricorde, c’est prier.

 

« Tenir sa pensée, pleine d’espoirs, en Celle du Père, c’est prier. Et quand tu dis le Pater avec Moi, quelle n’est pas ta force !…

« Dis-le souvent. J’aime vous l’entendre répéter : c’est l’hymne de la terre. Tout le Ciel l’écoute. Et tu sais que c’est à des Apôtres que Je l’ai enseigné, afin qu’ils se donnent tout entiers, toute leur vie.

« Dis-le avec la même intention. Une vie, ce n’est pas bien long. Un reste de vie, même, M’honore  grandement et console Mon Coeur. Il vous est bien facile de Me faire plaisir, Mes pauvres petits enfants.

« Mon Amour s’émeut si vite quand, pour Me parler, vous êtes tout humbles, tout pauvres, tout désireux d’être unis à Moi, non pour un moment, mais pour toujours !… C’est alors que Je deviens l’Époux de cette âme qui M’implore et que Je la place, par ces escaliers secrets des degrés de vertus, dans le Lieu de Mon Coeur qui lui était réservé et où aucune autre ne pénètre.»

 

1026. [VII,337] — 29 novembre. Chemin de Croix. 

J’offrais les douleurs de chaque station pour les âmes.

« Courage. Courage. Continue. »

(Me faisant comprendre l’inlassable effort qu’il faut apporter au salut des pécheurs.)

1027. [III, 47] — 29 novembre.  Après la communion que j’essayais d’offrir pour les pécheurs.

« Il faut qu’une âme paie pour une âme. Tu comprends ? « J’ai payé pour vous. Imite-Moi. »

 

 

 

 

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