Satan, le Malin- don Ottavio Michelini (ASDE 30/1)

Confidences de Jésus à ses prêtres

Don Ottavio Michelini

Satan, le Malin

 

Mon fils, quand J’entre dans une âme, la foi y est vibrante, l’amour ardent et l’espérance vive.

 

Mais quand dans une âme règne la Vie divine, il y a malheureusement quelqu’un qui se ronge d’envie, de jalousie et de haine et qui, avec un art insidieux, trouve moyen de jeter de l’eau sur le feu de l’amour.

 

Si l’amour peut se comparer à un brasier ardent, tu sais l’effet que produit l’eau jetée dessus : elle éteint le feu, elle atténue la chaleur, soulève une colonne de dense vapeur et ne laisse que des charbons noirs.

 

Ceci advient dans l’âme brûlante d’amour lorsqu’elle ne sait pas se garder de l’action perfide de Satan.

 

De l’amour, du feu qui brûle dans son cœur, de la chaleur et de la lumière, plus rien ne reste ou presque : une colonne de fumée qui enveloppe l’âme, des charbons noirs, parce que noire devient l’âme sous l’action des péchés.

 

Aujourd’hui, peu nombreuses sont les âmes qui ont connaissance des dangereuses astuces et des artifices de Satan, car personne ne croit plus en lui et ne se préoccupe plus de se défendre contre lui (exception faite toujours pour quelques-uns). Ainsi, le Malin peut faire de très nombreuses victimes, même parmi mes prêtres.

 

L’ignorance de ceux qui ne croient pas, les lacunes de la foi, le manque d’entraînement à la lutte, l’inexpérience et l’abandon total des moyens de défense, permettent à l’Ennemi d’obtenir de très nombreuses victoires.

 

Pauvres âmes inexpérimentées, et non seulement de simples fidèles mais de nombre de mes ministres ! Ces derniers, en vertu du caractère dont ils sont revêtus, de la puissance dont il sont dotés, de l’autorité qu’ils assument, devraient conduire les troupes de militants à de splendides et foudroyantes victoires contre Satan et ses ténébreuses légions diaboliques.

 

Que faire pour se défendre ?

 

  • Croire à l’existence de l’Ennemi. Si beaucoup de militants et avec eux de nombreux prêtres n’y croient pas, ils ne peuvent le combattre.
  • Connaître la puissance et la force de l’Ennemi et connaître sa propre force et sa propre puissance.
  • Connaître les méthodes de lutte de l’Ennemi, ses astuces, ses séductions.
  • Dans le même temps, être conscient de ses propres moyens de lutte et vouloir les employer. Il est clair que si quelqu’un ignore l’embuscade que l’ennemi lui a tendue, il ne peut s’en garder, ni s’en défendre. Au contraire, si quelqu’un en a connaissance, prudemment il prend ses précautions et non seulement se prépare à la défense, mais encore se prédispose à frapper.

 

 

Le plus grand ennemi

 

Aujourd’hui, fils, la quasi-totalité des chrétiens ignorent leur plus grand ennemi : Satan et ses légions diaboliques.

 

Ils ignorent celui qui veut leur ruine éternelle. Ils ignorent l’immensité du mal que Satan leur fait, en comparaison duquel les plus graves et plus grands malheurs humains ne sont rien.

 

Ils ignorent qu’il s’agit de la seule chose vraiment importante dans la vie : le salut de son âme.

 

Devant cette tragique situation, il y a l’indifférence, parfois l’incrédulité de tant de mes prêtres. Il y a l’inconscience de beaucoup d’autres qui ne se soucient pas de leur principal devoir d’instruire les fidèles, de les remettre au courant du danger de cette terrible lutte qui se livre depuis l’aube de l’humanité.

 

Ils ne prennent pas le soin d’initier les fidèles à l’usage efficace des moyens de défense, nombreux, mis à leur disposition dans mon Eglise. Ils ont honte même d’en parler ; ils craignent de passer pour rétrogrades. Il s’agit bel et bien de respect humain.

 

Que dire alors de ce qui arrive dans mon Eglise ? N’est-ce pas la plus tragique et terrible trahison envers les âmes que de les laisser ainsi au pouvoir de l’Ennemi qui veut leur perdition ? Il y a quelque temps, mon Vicaire sur la terre, Paul VI, a dit que dans l’Eglise ont lieu des faits et des évènements qui ne peuvent humainement s’expliquer, sinon par l’intervention du démon.

 

Fils, Je t’ai parlé d’ombres qui obscurcissent la splendeur de mon Eglise : tout cela est plus qu’une ombre.

 

Si aujourd’hui l’Ennemi se montre plus arrogant que jamais et se comporte en maître vis-à-vis des individus et des familles, des peuples et des gouvernements, partout, cela est naturel : il a le champ libre !

 

Certes, pour combattre Satan, il faut vouloir être saint ; pour le vaincre efficacement il faut les pénitences, mortifications, prières. Mais, n’est-ce pas cela mon précepte pour tous, en particulier pour mes consacrés ?

 

Pourquoi ne fait-on pas les exorcismes en privé ? Pour cela ne sont pas nécessaires des autorisations particulières.

 

Non ! Beaucoup de mes prêtres ne connaissent pas leur identité. Ils ne savent pas qui ils sont ; ils ne savent pas de quelle formidable puissance ils ont été dotés ! De cette ignorance, ils sont coupables et responsables.

 

Ils sont vraiment semblables aux officiers d’une armée en débandade et indisciplinée, qui désertent leur poste de responsabilité en se rendant coupables du chaos qui s’ensuit.

 

 

Il faut le dire aux prêtres

 

Quel motif de rougir et d’avoir honte, que de savoir que de bons laïcs, doués d’une exquise sensibilité de foi et d’un ardent amour pour les âmes, surpassent de beaucoup quantité de mes ministres, lesquels n’ont pas de temps pour ces choses.

 

Ils ne les considèrent pas du tout comme importantes : pour d’autres choses, oui, ils trouvent le temps.

 

Ils n’ont pas le temps pour défendre leur âme et les autres âmes dont un jour ils devront rendre compte devant Dieu à qui rien n’échappe, devant Dieu qui demandera compte même d’une parole oiseuse. Ce seront les âmes trahies, elles-mêmes, qui les accuseront sévèrement du bien manqué, des défaites subies, du mal accompli, parce que ceux qui devaient les guider sur la voie du salut les auront abandonnées au pouvoir de l’Ennemi.

 

Je reviens avec insistance sur l’active présence du démon dans l’Eglise, dans les communautés religieuses, dans les couvents, dans les prieurés, dans la société, dans les gouvernements et dans les partis, dans les peuples.

 

Où il y a une action pour éteindre la foi, pour perdre une innocence, pour accomplir un délit, pour perpétrer une injustice, pour manigancer un litige, pour mettre des divisions, pour susciter des violences, des guerres civiles et des révolutions, là Satan est présent.

 

Le champ d’action de Satan et de ses adeptes est vaste autant qu’est vaste la terre.

 

La résistance, qui bien conduite pourrait être valable, est minime et disproportionnée aux forces de l’Ennemi.

 

Que l’on impute pas à Dieu la responsabilité d’une situation vraiment tragique, dont vous êtes les seuls responsables !

 

Tous sont impliqués dans ces terribles réalités ; le royaume des Ténèbres obscurcit aujourd’hui le royaume de la Lumière.

 

 

Sauver votre âme

 

Le règne du mensonge semble prévaloir sur le règne de la vérité et de la justice ; mais ce sera pour peu de temps encore. La divine Justice pourvoira à nettoyer la terre et l’humanité contaminées et infestées par le Malin.

 

Ma Mère pensera à lui écraser de nouveau la tête ; mais ne croyez pas que Satan, avec ses légions, avec ses nombreux alliés dans le monde, renoncera à son règne sans réactions ni sans terribles convulsions !

 

Je vous ai dit tout cela, afin que vous vous convertissiez, que vous vous prépariez et que vous pensiez à prédisposer vos âmes à la prière et à la pénitence.

 

Les choses de la terre passent ; mes paroles ne passent pas. Une seule chose est importante : sauver son âme.

 

Je te bénis, mon fils, et avec toi, Je bénis les personnes pour lesquelles tu pries.

 

7 octobre 1975

 

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