L’ennemi à affronter – don Ottavio Michelini (ASDE 30/2)

Confidences de Jésus à ses prêtres

Don Ottavio Michelini

L’ennemi à affronter

 

 

Moi, Verbe éternel de Dieu, Parole du Père, J’ai parlé aux hommes, J’ai annoncé la vérité.

 

La vérité irradie la lumière, et la lumière était nécessaire parce que les ombres de la mort étaient descendues sur l’humanité coupable, la paralysant, telle une morsure terrible et venimeuse.

 

Très tôt, la lutte a commencé. C’est la lutte entre la lumière et les ténèbres, entre la vérité et le mensonge, entre la vie et la mort. Vos premiers parents coupables courent se cacher dans l’épaisseur de la végétation ; ils ont peur ; ils sentent le besoin de se couvrir ; ils ont honte ; ils se rendent compte des premiers effets de leur faute.

Mais Moi, Parole de Dieu, Lumière du monde, Je fis rayonner la vérité et la lumière sur vos premiers parents plongés dans les ténèbres de la mort, et, après avoir obtenu leur confession, Je leur prédis la victoire par la médiation de Marie : « Tu as tendu un piège à la Femme ; la Femme t’écrasera la tête ; tu ramperas sur la terre ; tu mordras la poussière et tu seras maudit entre tous les animaux qui peuplent la terre. »

 

Voilà la guerre entrée dans le monde, le commencement du duel sans trêve qui aura son épilogue à la fin des temps avec le Jugement général. Ce sera le grand jour qui consacrera avec le sceau divin la grande victoire de Moi, Parole de Dieu et Lumière du Monde, sur le mensonge.

 

Vous, mes fils, de la création et de la chute de l’homme à aujourd’hui vous n’avez pas encore compris que cette guerre se trouve au centre de toute l’histoire de l’humanité. J’ai dit : de toute l’histoire de l’humanité. Tous les efforts des ténébreuses puissances du Mal consistent précisément en ceci : détourner de l’âme humaine la claire vision de cette lutte dramatique et sans trêve entre Moi, Parole de Dieu faite chair, et Satan avec ses légions.

 

Toute l’histoire du Mystère du salut trouve là son axe. L’histoire du corps mystique trouve là son centre. L’histoire de l’humanité trouve là sa raison d’être.

 

Mais que tout cela ne soit pas compris par beaucoup d’évêques et par beaucoup de prêtres, est paradoxal. Voilà pourquoi nous en sommes arrivés à cette situation catastrophique. Si ceux qui doivent veiller ne connaissent pas le péril dont ils doivent se garder, à quoi se réduit leur vigilance ? Si ceux qui doivent guider ne connaissent pas la bonne route, quels guides sont-ils ?

 

Si ceux qui doivent combattre n’emploient pas les armes voulues, ils sont voués à la défaite. Ainsi en fut-il au début : Adam et Ève avaient en abondance la force et la puissance pour vaincre l’embûche du mensonge qu’ils ne connaissaient pas.

 

 

Vous ne pouvez pas ignorer

 

C’est bien plus grave pour vous qui ne pouvez pas ignorer, après des siècles et des siècles de cette lutte, de quelle trempe est l’ennemi que vous devez affronter.

 

Adam et Ève cherchèrent une justification à leur faute ; ils la mirent sur le compte du tentateur, essayant, après avoir pêché, de charger l’adversaire de leur faute.

 

Ainsi feront beaucoup d’évêques et beaucoup de prêtres, dans la veine tentative d’écarter d’eux la responsabilité. Ils ont eu et ont encore peur de prendre leurs responsabilités. Des motifs de prestige personnel les ont fait céder à l’ennemi, et cela un nombre infini de fois ; d’abord le prestige personnel, d’abord la dignité.

 

Au nom du prestige, ils se sont montrés inférieurs à leurs engagements, qui devaient avoir la première place. Ils ont cédé au respect humain et à d’autres bassesses indignes d’un Pasteur d’âmes. Ils n’ont pas employé les premiers les bonnes armes : l’humilité, la pauvreté, la souffrance, la prière…

 

Comment les autres pouvaient-ils les employer ? Ils diront qu’ils ont prié. Cependant la prière devait avoir la première place dans leur vie et occuper la majeure partie de leur temps ; en réalité, elle fut mise à la dernière place.

 

J’ai invité prêtres et évêques à une confrontation, faisons-la avant qu’il ne soit trop tard. Une confrontation, entre leur vie et ma vie sur la terre, entre le chemin qu’ils parcourent et mon chemin. Là, ils pourront voir la réalité sans risque de se tromper. S’ils en avaient vraiment le courage, cette loyale confrontation devait faire sortir tout le pus qu’ils ont en eux-mêmes

 

Les exemples des grands évêques ne comptent-ils pas ? Et pour les prêtres, le saint Curé d’Ars n’a-t-il rien à dire ? Négligé et méprisé, il passait des heures et des heures à prier, mais la grâce divine en lui était telle qu’elle aurait pu convertir même les pierres.

 

Ce n’est pas vous qui devez vous adapter aux temps, mais ce sont les temps qui doivent s’adapter à vous. Quelle responsabilité d’avoir abdiqué la lutte ! Si vous êtes évêques et prêtres, vous l’êtes en vertu de cette lutte. Sans cette lutte vous n’auriez pas de raison d’être. Et beaucoup l’ignorent.

 

Fils, je te bénis. Ne crains pas, regarde-Moi et avance sur ton chemin jusqu’à la grande rencontre. Alors, les épines deviendront des roses merveilleuses, inconnues sur la terre d’exil.

 

26 novembre 1975

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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