Lettre d’un ami à un ami n° 12 (ASDE 20)

Lettre d’un ami à un ami n° 12

 

Il est 7h 19’ et ce matin, bien chers amis, le Seigneur m’a déjà fait la grande joie de se manifester à ma pauvre personne par Sa Générosité et Son Amour débordant.

 

Je viens en effet de me lever en ce beau dimanche de juin 2014 avec un vécu de soixante-trois années accomplies dans une vie qui démarra fort perturbée mais qui, en ces derniers temps, me paraît si précieuse et sereine tant elle est calquée, malgré ma médiocrité et mes nombreux péchés, sur le Dieu qui a fait son nid au fond de mon âme et qui rayonne son chant purificateur minute après minute.

 

Aujourd’hui, cher lecteur, l’Esprit de Dieu m’inspire à nouveau ce petit récit qui vous est destiné afin de crier haut et fort mon bonheur de célébrer, je crois, mon plus bel anniversaire.

 

En effet voici ce qui vient de m’arriver :

 

Hier, Samedi, vers 5h15 du matin, je me suis fait un plaisir de conduire mon épouse et ma fille à Zaventem pour un vol rapide vers Nice où elles bénéficieront pour quelques jours seulement d’un repos bien mérité. Vers 8h, un premier rendez-vous avec le Seigneur m’était proposé à l’Eglise de St. Gilles car les Laudes chantées à plusieurs voix par la Communauté Monastique de Jérusalem (frères et sœurs) (1) m’emportèrent littéralement dans un enchantement profond difficile à décrire tant la beauté, la justesse et la finesse de leur exécution contribuèrent à rendre au Seigneur une louange parfaite dans laquelle je fus heureusement confondu.

 

(1) Parvis de Saint Gilles, 16 1060 Bruxelles 02/534.98.38

 

Par la suite un repos nécessaire, voire indispensable vu l’état de ma fatigue physique, put me retaper complètement pour vivre aussi intensément une après-midi au service du Très Haut. J’eus en effet le bonheur de rendre ma visite hebdomadaire à ma belle-mère si charmante et accueillante avant de vibrer à nouveau les célestes instants qui se proposèrent à ma pauvre créature pécheresse lors de la messe dominicale anticipée à la basilique de Bonsecours.

 

Et là, bien chers amis, une fois de plus, mon ami le plus cher, Jésus, Roi de Gloire et de Majesté, ravit mon âme priant en sa Présence Eucharistique par son extraordinaire Commune Union (Communion) avec mon cœur enflammé par Sa Pure Bonté et Sa Miséricorde Infinie.

 

Mais ce n’est pas tout ! La nuit qui m’amena à ce jour béni où je vous relate l’action divine communiqua en mon âme plus de saveur qu’un gros gâteau d’anniversaire ne pût m’en décrocher le palais.

 

Le Seigneur m’embarqua dans une sorte de rêve très conscient dans lequel Il me fit comprendre tout ce qu’Il fit pour moi et là, je vous l’assure, aucun récit ne pourrait exprimer correctement tant de générosités, de pardons accordés, d’attentions délicates à mon égard et d’amour dont Il fut dispensateur étonnamment providentiel !

 

Je ne décrirai qu’un passage qui m’est resté bien gravé compte tenu de son extrême importance pour moi.

 

En voici les circonstances : J’étais, comme toujours depuis que j’en reçois la grâce, dans une prière constante qui non seulement délivre de mes lèvres ses oraisons jaculatoires (2) mais encore plus précieusement envahit tout mon être au point de lustrer spirituellement ma petite âme servante. Et voici que dirigé vers une ère de campagne pour assister à une messe en rite extraordinaire devant se vivre en l’heure suivante, je rencontrai en chemin un moine, le père qui devait offrir le sacrifice.

 

Je l’accompagnai devant une maison à laquelle il frappa quelques coups sur une vieille porte en bois derrière laquelle une dame âgée avait demandé d’être avertie aussi afin de participer à la messe.

 

(2) Il s’agit de prières très courtes provenant d’un cœur aimant à son créateur et par lesquelles notre âme s’élève souvent en de bénéfiques actions de grâce.

 

C’est alors que ce prêtre m’interpella soudainement : –

  • « Et oui, me dit-il, c’est bien avec plaisir que je réveille cette personne sur ma route sinon elle ne pourrait connaître l’heure du début de l’office. Mais, vous, dite-moi, cher Monsieur, qui êtes-vous ? Je n’ai pas encore eu l’honneur de vous voir ; si vous le désirez, je puis vous rencontrer un peu plus par la suite ; nous ferons connaissance. »
  • « Je vous prie de bien vouloir m’excuser mais juste après ma participation à l’Eucharistie que vous allez célébrer j’ai déjà un rendez-vous avec un autre prêtre. Cependant, si vous me le permettez, tout en marchant vers l’Eglise, je veux bien vous raconter qui je suis. »

 

Et c’est là, chers amis, que je me suis senti complètement possédé par la Grâce sanctifiante car voici la réponse que je ne pus contrôler par moi-même et qui me fut soufflée de manière tout à fait inattendue :

 

  • « Et bien, cher Père, je suis belge et c’est dans le feu de l’Action enivrante de l’Amour de Dieu que je m’épanouis pour sa Haute Gloire et le service de notre Sainte Eglise.
    • Le bon Dieu m’a donné en ce jour de mes soixante-trois ans le cadeau le plus beau qui soit.
    • Dès mon réveil je pus le déficeler pour apercevoir une porte ouverte derrière laquelle je me suis englouti quand Il m’annonça que c’était celle du cloître de Sa Lumière du Divin Vouloir ! (°)
    • Et c’est là, bien cher Père, que je brûle d’un Amour de tendresse constant et dévorant de joie et d’intensité.
    • Il m’a, de plus, certifié jusqu’à en recevoir une conviction profonde et humblement sincère que plus jamais je n’en sortirais !
    • Voilà ce que je suis devenu par la Volonté du Père et ce bonheur-là, je compte bien ne plus jamais m’en séparer. »

 

(°) cf. Au Souffle de l’Esprit n°19 pages 86,87

 

A ce moment précis mon rêve quasi conscient stoppa net et c’est assis dans le lit que je me fus retrouvé, sans savoir d’abord pourquoi, prêt à retranscrire, sous ordre divin, cette petite lettre, à mon ami, à mon amie, que vous êtes pour moi, en Dieu bien vivant, je vous l’assure…

 

Tout cela sans aucun doute afin que vous puissiez y puiser confiance et espérance tout le long de votre chemin personnel vers la sainteté et ainsi vous calquer sur l’image et la véritable ressemblance que Notre Créateur à voulu dessiner en nous tous, donc en vous aussi tout particulièrement.

 

Bien à vous et bonne route !

 

Jean-Michel Moulart

 

 

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