« Comprenez-vous combien grande est ma miséricorde. » Plaintes de Jésus – Soeur Marie Lataste (L2/Ch.23)

Dieu, la Sainte Trinité

Par Sœur Marie Lataste, mystique catholique

LIVRE 2

Le Verbe de Dieu fait homme

 

Chap. 23, « Comprenez-vous combien grande est ma miséricorde. »

Plaintes de Jésus

 

Un dimanche de carême, avant la bénédiction du saint sacrement, j’entendis le Sauveur Jésus s’exprimer ainsi avec une grande douceur :

 

« Mes enfants, disait-il aux fidèles rassemblés dans le lieu saint, chantez tous mes louanges, tous adressez-moi vos vœux ! Ayez un cœur docile à ma voix qui vous parle, et profitez de ce temps de misé­ricorde que je vous donne par bonté pour vous. Revenez à moi, vous qui avez péché ; je vous attends avec mon cœur de Père pour vous prendre en mes bras. Ne craignez point mes reproches. Je ne vous en ferai point, si vous revenez à moi avec sincérité. Je vous dirai à chacun en particulier : “Mon enfant, embrasse-moi. Combien grande est la joie que j’éprouve de ton retour après l’affliction de ton égare­ment ! Oh ! que n’ai-je point fait pour toi ! Combien tu m’as coûté de peines ! Non, tu ne me quitteras plus et tu ne voudras plus affliger mon cœur paternel. Viens, mon fils, je vais te laver dans mon sang et te revêtir de la robe blanche de ma grâce.” C’est ainsi que je vous parlerai à tous dans le secret et le silence de vos cœurs. Comprenez tous combien grande est ma miséricorde, et avec quel empressement je cherche le pécheur, surtout dans ce saint temps. Je l’appelle, je l’invite, je le presse, je le poursuis par ma grâce. Revenez tous à moi par une sincère pénitence. Je suis votre père, soyez mes enfants. J’ai couru après vous avec une ardeur infatigable, comme un bon pasteur ; comme une brebis blessée, permettez aussi que je vous charge sur mes épaules. Que rien ne vous arrête ; qu’il n’y ait pour vous ni difficultés ni obstacles. Le démon vous les représentera beaucoup plus grands qu’ils ne sont. Ayez de la bonne volonté, et vous triompherez de tout avec ma grâce. Venez tous recevoir la robe nuptiale dans le sacrement de pénitence, et prendre part ensuite au festin de l’Agneau pascal. Voyageurs fatigués du temps à l’éternité, cette nourriture vous redonnera force et vigueur. Venez à moi, je suis à vous. »

 

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