Lettre d’un ami à un ami n° 14 (ASDE 22)

Lettre d’un ami à un ami n° 14

 

« Venez Esprit Saint, remplissez le cœur de vos fidèles et allumez en eux le feu de votre Amour ! Envoyez votre Esprit, Seigneur, et il se fera une création nouvelle. Et vous renouvellerez la face de la terre. »

 

Prions : Oh ! Dieu qui avez instruit le cœur de vos fidèles par la lumière du Saint Esprit, donnez-nous par ce même Esprit de comprendre et d’aimer ce qui est bien et de nous réjouir sans cesse de ses divines consolations.

 

Par Jésus-Christ, Notre Seigneur et Notre Dieu. Amen. »

 

Bien chers amis en Notre Seigneur, bonjour !

 

Quand, à l’instant, cet Esprit Saint que nous, chrétiens, prions si souvent avec fougue et confiance totale, me proposa de façon évidente de prendre la plume pour vous écrire sa belle oraison, quel ne fut pas mon étonnement et ma surprise car je peux bien vous l’avouer, je ne m’y attendais pas du tout !

 

Je ne l’avais absolument pas programmé et tenez-vous bien, encore plus bizarre, je ne savais pas et je ne sais toujours pas en écrivant ce petit billet du mois la teneur de cette lettre, le pourquoi de ce réveil subit, le contenu exact et les idées qui sortiront dans ce message d’amitié matinal !

Tout ce que je puis vous dire, c’est qu’en ce moment précis, je découvre en même temps que vous l’inspiration que me propose l’Esprit de Dieu.

 

A ce stade du récit, il me semble devoir vous parler de la confiance infinie en Dieu. En effet, tout en démarrant cet appel, je répondis : « Surtout, Seigneur, si c’est toi qui me demandes d’écrire cette lettre, dicte m’en le sujet, dirige ma plume, envoie-moi ton esprit car tu le sais, sans toi je ne suis rien. »

 

Et voici que, me penchant sur le tiroir de ma table de nuit à la recherche du stylo qui devait s’y trouver, impossible de le voir apparaître à l’endroit prévu. C’est alors que je pensai subitement à ce que me raconta un jour ma tante Lucie à la recherche d’un objet perdu : « il faut s’écrier ‘Saint Antoine, debout !’ ».

 

Il est vrai que cet homme de Padoue invoqué alors immédiatement fit sauter à mes yeux ahuris l’indispensable instrument désiré. Résonne alors en moi : « Tu vois, c’est ça la confiance ! Et maintenant, écris. »

 

Ah, mon cher lecteur, combien, dans notre pauvre vie, devons-nous pratiquer cette vertu sanctifiante qui, tant de fois, aboutit joyeusement sur un rayon d’amour.

 

  • Quel est ce personnage qui vint un jour en nous égayer nos pensées et diriger nos pas ?
  • Qui peut dire que jamais, il ne se montrera ?
  • C’est en Lui qu’un ami sommeille pour s’épanouir en nous.
  • C’est par Lui qu’il nous faut veiller la nuit, le jour.

 

 

En ce qui me concerne, Il s’empara de moi, voilà trente-six ans déjà, quand un après-midi, je me promenais dans les feuilles mortes de la Toussaint avec un livre ouvert sur Alphonse de Ligori (la bonne mort) dans un monastère où un ami m’avait conduit pour cinq jours de retraite avec les moines (bénédictins) que je ne connaissais absolument pas : celui de St Joseph de Clairval à Flavigny sur Ozerain (en Bourgogne). Et c’est bien depuis ce jour qu’alors indifférent aux choses de Dieu, je me retrouvai à l’instant suivant complètement converti, bouleversé par cet envahissement qui réchauffa mon âme de ses nombreuses blessures.

 

Chacun est différent, il paraît même que nous sommes uniques ! Et c’est heureux, je crois, car si tant d’êtres sur terre ont cru en Dieu et croient encore en ce siècle pourtant si perturbé, c’est aussi parce que Notre Créateur Lui-même met sa confiance en nous.

 

De plus, Il ne cesse de créer et recréer par la petite ouverture que nous lui octroyons timidement en nos cœurs maladroits. Il œuvre pour polir et faire briller chaque facette des joyaux qui orneront notre couronne lorsque nous prendrons possession de la place réservée dans le beau ciel qui nous attend. Nous vivrons alors en Dieu et Lui en nous et cette parfaite harmonie fera nos délices … de manière inouïe !

  

Vous voyez bien qu’ainsi c’est la confiance qui règne. C’est elle qui animera nos petits chants de remerciement pour la gloire du Très Haut. Par elle, nous sortirons vainqueurs de nos médiocrités, animés des nombreuses grâces reçues. Ressortiront alors les esquisses du Seigneur, les ressemblances frappantes du Christ ressuscité. Autant d’hommes et de femmes moulées dans l’Amour de sa Très Haute Gloire !

 

Il y a quelques semaines, une petite fille de 10 ans mourante de leucémie, dit à sa mère : « Maman, pourquoi dois-je partir si vite ? Crois-tu que le bon Dieu me gardera sur son cœur ? »

 

La mère cachant sa peine lui avoua en guise de sanglots : « Tu sais, mon cœur, je t’aimerai toujours ; tu appartiens déjà à Jésus, à Marie et c’est tellement ils t’aiment que tu leur manques et qu’ils t’attendent ! »

 

Dans un large sourire, la petite s’adresse alors à Dieu : « Alors, viens vite me prendre, mon Jésus car moi aussi je t’aime déjà ! »

 

Voyez-vous, chers amis, la confiance de cette petite roumaine a marqué sa trace dans cette famille des gens du voyage. Elle eut la chance de ne pas être euthanasiée, elle, et son âme perlée d’Amour s’envola quelques jours après vers cette éternité de bonheur qui nous attend tous au jour fixé par la Sagesse et l’Amour Infini.

 

Confiance, respect de l’âme et du corps, sérénité et joie de l’Espérance.

 

Jean-Michel Moulart

 

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