Extrait de Divins Appels, de Marie Sevray – 47 : Incompréhension de l’homme

Extraits de « DIVINS APPELS »

Travail intérieur de Dieu dans l’âme

2

Incompréhension de l’homme

 

L’univers des âmes, cela s’entend de deux façons :

 

Les âmes de tout l’univers.

 

Et chaque âme qui M’est à elle seule un univers.

 

Commençons par parler de ce second point de vue, car le premier découle de ce second, par le débordement de puissance apostolique résultant de chaque âme, travaillée par Moi et M’étant devenue un univers.

 

En créant l’homme, Je Me promettais de l’avoir en ma continuelle influence : les Colloques du Paradis terrestre, combien Je les aurais faits féconds en Clartés lumineuses et en action conquérante en ces âmes, dans lesquelles Je me serais plu à accroître comme sans fin la connaissance et, de là, l’Amour.

 

A mon contact, ma créature serait devenue de plus en plus compréhensive, de plus en plus éclairante, de plus en plus belle à mes yeux. J’aurais accentué chaque jour davantage mon Image en elle ! Je me serais délecté chaque jour plus en l’œuvre de mes Mains.

 

Je me serais reflétée en elle !

 

Je me serais complu en Moi-même au travers d’elle !

 

J’aurais été satisfait de mon Œuvre, contenté…

 

Il ne s’agit pas là, évidemment, de mon Contentement essentiel qui réside en Moi et fait partie de mon Essence, si Je puis dire.

 

Mais, mon Amour pour Moi-même M’ayant poussé à créer des êtres à mon Image, Je voulais Me retrouver en ces êtres et y prendre un ineffable Contentement, de la profondeur et de l’intensité duquel on ne peut se faire une idée !

 

Chaque âme est donc pour Moi un univers dont Je désire étendre les limites, les reculer comme à l’infini. Jamais Je ne Me lasse d’agrandir une âme, mais que d’entraves font obstacle à mes désirs…

 

Je voudrais que l’on fût bien pénétré partout de ces Désirs, pour me préparer les âmes en ce sens.

 

Je voudrais que l’on pût comprendre le prix d’une âme, et combien, selon qu’elle M’est plus ou moins ouverte, Je puis plus ou moins Me satisfaire en elle.

 

Chacune porte en elle, en germe, ce qu’il me faut pour Me ravir, Moi, Créateur, qui veux Me mirer en chaque âme sous un aspect différent.

 

Les âmes, toutes les âmes, sont les Membres de mon Corps mystique.

 

Je suis varié à l’infini, tout en étant immuablement Moi-même, et Je veux trouver en toutes mes créatures le reflet de toutes ces infinies variétés : variétés de Beauté, variétés d’Amour, variétés infinies.

 

Si l’on savait ce que Je brûle qu’avant la fin des Temps mon Plan de création soit réalisé !

 

Il le sera différemment, puisque le péché est venu dès le début tout effondrer.

 

Mais la Seconde Personne de la Sainte Trinité est venue, Elle aussi, Me permettant de reconstituer mon Plan d’une autre manière !

 

Cela a empêché évidemment que J’aie toujours besoin de la volonté de l’homme.

 

Que soit connue et répandue cette vérité : que J’ai soif de mes créatures ! Que J’attends de chacune beaucoup !

 

Que Je voudrais ne pas trouver en elles d’obstacles, qui barrent si douloureusement la route à mon Amour !

 

 

 

Extrait de « Divins Appels » aux éditions du Parvis

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