Discours de Jésus-Christ sur la fin des temps – 2ème partie

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Commentaire du chapitre 24 de l’Évangile de Saint Matthieu 
Décrypté par l’histoire et éclairé par les enseignements
consignés dans les Saintes Écritures.  
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2ème Partie

3  « Et, comme il était assis sur le mont des Oliviers, les disciples s’approchèrent de lui, en particulier, et demandèrent : « Dis-nous quand cela aura lieu, et quel sera le signe de ton avènement et [le signe]de la fin de l’âge (ou la fin de cette ère ou de la fin des temps). »

Les apôtres posent donc trois questions très précises à Jésus : une relative à la destruction du temple ; une relative à l’avènement du Christ et une autre relative à la fin des temps.

« Dis-nous quand cela aura lieu »

Notre Seigneur leur répond : « Lorsque vous verrez l’abomination de la désolation, dont a parlé le prophète Daniel, établie en lieu saint, —que le lecteur comprenne—, alors, ceux qui seront en Judée, qu’ils fuient dans les montagnes… etc » (versets 15 et 16). Et l’évangile de Luc d’exprimer en clair, pour ses lecteurs grecs, ce que sera cette abomination de la désolation : « Lorsque vous verrez Jérusalem investie par des armées, alors comprenez que sa désolation est toute proche. Alors, que ceux qui seront dans la Judée s’enfuient aux montagnes ; que ceux qui seront au milieu de Jérusalem se retirent ; et que ceux qui seront à la campagne ne rentrent point. Car ce seront des jours de vengeance où devra s’accomplir tout ce qui a été écrit. » (Luc 21, 20-22).

La tradition chrétienne de la Chute de Jérusalem | Antiquitas

Ainsi, l’abomination de la désolation pour la génération du temps des Apôtres n’était autre que l’entrée des armées romaines dans la ville sainte de Jérusalem et le saccage du temple. En effet, l’héritage de Dieu sera profané par l’invasion de l’armée romaine dont les étendards de Rome étaient effectivement représentés par des images de divinités païennes. Voilà donc en quoi constituait cette abomination de la désolation qui devait avoir lieu du temps des Apôtres. Comme dit plus haut (au v2), tout ceci a eu lieu de l’an 66 à l’an 70, soit juste 33 ans après la crucifixion du Christ ! Avant le châtiment, Jésus a donc laissé autant de temps au peuple Juif pour se convertir que furent les années de sa vie !

Les apôtres ont ainsi reçu la réponse à leur première question : « Dis-nous quand cela aura lieu ? » En conséquence, les Apôtres et tous les disciples du Christ SAVAIENT que, de leur vivant, ils auraient à vivre la grande catastrophe du peuple juif et ils savaient ce qu’ils auraient à faire pour éviter d’être pris au piège…, s’enfuir hors de la grande ville Jérusalem. C’est grâce à sa vigilance aux signes annoncés par le Christ et grâce aux avertissements des prophètes que l’Église de Jérusalem du temps des Apôtres a pu échapper à cette grande catastrophe comme nous le retransmet Eusèbe de Césarée (265-340) dans son Histoire Ecclésiastique : « Le peuple de l’Église de Jérusalem reçut, grâce à une prophétie, l’avertissement de quitter la ville avant la guerre et d’aller habiter une certaine ville de Pérée que l’on nomme Pella. C’est là que se retirèrent les fidèles du Christ sortis de Jérusalem [avant l’entrée des armées romaines dans la ville]. Ainsi, la métropole des Juifs et tout le pays de la Judée furent entièrement abandonnés par les Chrétiens. »

La seconde venue. - Les yeux sont la fenêtre de l'âme.

Quel sera le signe de l’avènement du Christ  et le signe de la fin de cette ère ? 

Alors que Jésus n’a pas encore parlé de la fin des temps, mais seulement de la destruction du temple de Jérusalem, les Apôtres demandent pourtant à Jésus : « quel sera le signe de ton avènement et [le signe] de la fin de l’âge [la fin des temps] ». Or, ce qui est très remarquable ici au verset 3, c’est que les apôtres posent la question non pas du retour de Jésus-Christ comme nous l’entendons aujourd’hui, mais de son Avènement, c.-à-d.de Sa Manifestation toute puissante, donc de son triomphe au sein même du peuple face à l’occupant Romain. Car le mot « Avènement » ou « Parousie » désignait dans le monde gréco-romain l’arrivée officielle d’un empereur, d’un roi ou d’un gouverneur dans une ville ou une province. Il s’agissait donc d’un événement important concernant un illustre personnage de son vivant.

Ainsi, dans l’esprit des apôtres, l’avènement du Messie est un évènement majeur de son ministère terrestredevant s’actualiser de son vivant car au moment où Jésus les enseigne, ils ne savaient pas que le Christ allait mourir puis ressusciter, ensuite les envoyer annoncer la Bonne Nouvelle parmi les nations, et revenir 2000 ans plus tard. Ils sont très loin de cette idée. D’ailleurs aucun Israélite de ce temps-là n’a l’idée d’une mort, d’une résurrection du Messie et d’un espace de plus de 2000 ans avant que la grande manifestation en force du Messie ait lieu parce que, pour chaque Juif, le Messie, une fois sur terre, allait TOUT remettre en ordre de son vivant et prendre le pouvoir directement en anéantissant les armées romaines qui occupaient leur pays et ensuite conquérir le monde entier sous la domination d’un Messie triomphateur à la manière d’un empereur romain tout-puissant ! C’était cela l’idée qu’avaient les Apôtres lorsqu’ils demandèrent à Jésus : « quel sera le signe de ton avènement ? ».

Le Mont des Oliviers : lieu saint pour le judaïsme et le christiannisme

Ainsi, sur le mont des oliviers, les Apôtres faisaient l’impasse de la grande parenthèse de L’ŒUVRE DU MESSIE SOUFFRANT, de sa passion, de sa crucifixion, de sa mort, de sa résurrection, de sa glorification, de l’envoi du Saint-Esprit et de l’annonce de la bonne nouvelle à toutes les nations. En un mot, les Apôtres faisaient tout évidemment, simplement et très logiquement l’impasse sur le temps de la Grâce accordé aux nations. Ils ne compriment leur méprise que plus tard, lorsqu’ils furent enseignés pendant 40 jours par Jésus après sa résurrection : « Pendant quarante jours, en maintes circonstances, Jésus leur était apparu vivant et leur avait parlé de la manière dont Dieu établirait son Règne. » (Acte 1, 3). Ce n’est donc qu’après cet enseignement qui dura quarante jours que les apôtres comprirent que cet avènement ou manifestation toute puissantedu Messie n’aura lieu que lorsque la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu aura été prêchée à toutes les nations et qu’alors seulement viendra la fin de cette ère (fin des temps) (v 14).

Cependant, pour que cette question de l’avènement du Christ soit posée par les apôtres c’est que forcément ils associaient la destruction du temple à la fin des temps et à une intervention glorieuse du Messie selon le prophète Zacharie : « Je rassemblerai toutes les nations pour qu’elles attaquent Jérusalem… L’Eternel paraîtra, et il combattra ces nations, comme il combat au jour de la bataille. Ses pieds se poseront en ce jour sur la montagne des oliviers… » (Cf. Za 14, 2-4).

De ce fait, pour les apôtres, les quatre choses étaient liées :

  • (1) la destruction du temple ;
  • (2) une intervention du Messie alors déjà parmi eux pour écraser les armées romaines ;
  • (3) la fin de cette ère (fin des temps) ;
  • (4) et l’instauration du Règne de Dieu sur la terre.

Et nous avons encore ici comme preuve que les apôtres ne parlaient nullement d’une fin du monde comme nous l’entendons aujourd’hui, car dans leur esprit la fin de cette ère (ou âge), devait arriver de leur vivant avec la présence du Messie à leur côtés pour instaurer une nouvelle ère, celle du Royaume de Dieu sur la terre, d’où cette question qu’ils posèrent à Jésus : « Seigneur, est-ce maintenant le temps où tu vas rétablir le Royaume pour Israël ? » (Ac 1, 6)… Donc, une fin du monde n’aurait eut aucun sens pour le rétablissement du royaume en Israël ! Il s’agit donc ainsi de tout autre chose pour la Parole de Dieu lorsqu’elle parle de la fin des temps.

Mais nous savons aujourd’hui avec le recul, comme les apôtres après la mort et la résurrection du Christ et durant les quarante jours où ils furent enseignés des choses qui concernent le royaume de Dieu (Ac 1, 3), qu’entre la destruction du temple en l’an 70 et l’avènement du Christ, un long espace de temps s’écoulera… Ce sera « le temps des nations » (Luc 21, 24), espace de temps accordé aux nations afin d’entendre la prédication de la Bonne Nouvelle, c’est-à-dire l’Evangile du salut en Jésus-Christ ; ce sera le temps de la grâce et de la formation de l’Église, le Corps Mystique du Christ : « L’évangile du royaume sera proclamé dans le monde entier en témoignage à la face de toutes les nations. Alors [seulement] viendra la fin [des temps, de cette ère]. » (Mt, 24, 14).

La venue glorieuse du Christ et le millénium, Françoise Breynaert, Livres,  LaProcure.com

Nous pouvons affirmer que ce temps où le Messie interviendra glorieusement n’est plus très loin, car depuis 1917 et 1948 en tout cas, Israël, après un exil de plus de 19 siècles est redevenu une Nation indépendante sur sa terre ancestrale, et que depuis 1967, après la « Guerre Des Six Jours », Jérusalem est redevenue capitale indivisible et éternelle d’Israël, et sans oublier qu’actuellement à travers le monde des centaines de milliers de Juifs (près de 1.000000) ont reconnu en Jésus-Christ leur Messie. C’est le prélude à la conversion générale de tout Israël, comme prophétisé par l’apôtre Paul : « Car je ne veux pas, frères, que vous ignoriez ce mystère, afin que vous ne vous regardiez point comme sages, c’est qu’une partie d’Israël est tombée dans l’endurcissement, jusqu’à ce que la totalité des païens soit entrée. Et ainsi tout Israël sera sauvé, selon qu’il est écrit : Le libérateur viendra de Sion (la Sion Céleste), et il détournera de Jacob les impiétés ; et ce sera mon alliance avec eux, lorsque j’ôterai leurs péchés. » (Romains 11, 25-27).

Oui, nous savons avec certitude que la conversion d’Israël aura lieu à la fin des temps. « C’est une chose bien connue et inscrite dans les paroles et les cœurs des fidèles, écrivait Saint Augustin, qu’à la fin des temps, avant le Jugement, les Juifs croiront au Christ ». Et Saint Jérôme, qui connaissait si bien les Ecritures, assure : « Quand le monde sera vers sa fin et que sera arrivée la plénitude des Nations, alors ce figuier donnera son fruit et Israël tout entier se sauvera. »

Les apôtres savaient par expérience que rien n’arrive au peuple Juif sans que Dieu ne puisse donner des signes avant de grands bouleversements, c’est ainsi que les apôtres demandèrent au Christ quel serait le signe de son avènement et le signe de la fin des temps, car « Le Seigneur Dieu ne fait rien sans révéler son secret à ses serviteurs les prophètes. » (Amos 3, 7). Et le prophète par excellence, le Christ, va énumérer non pas un seul signe, mais plusieurs signes qui ne seront en fait que le commencement des douleurs de l’enfantement du Monde Nouveau, signes qui doivent se produire AVANT l’avènement glorieux du Christ et qui coïncident avec LA FIN de cette ère (fin des temps).

En effet, du verset 7 au verset 12, Jésus nous donne ces signes : Nations contre nations; des famines et de grands tremblements de terre en divers endroits du globe (v7); haine des nations à l’égard des disciples du Christ (v9); apostasie dans la chrétienté; trahison et lutte intestine au sein même de la Haute Hiérarchie de l’Église (v10); un surgissement (donc une éruption exceptionnelle) de nombreux faux prophètes, et pas n’importe lesquels, mais ceux de la fin des temps, ceux du temps de l’Antichrist, pires donc que tous ceux que nous avons connus jusqu’à nos jours ! (v11) ; et comme dernier signe, suite à tout ce qui vient d’être cité : l’amour du plus grand nombre aura disparu de la surface de la terre, faisant place à la haine universelle (v12).

Ainsi donc, les apôtres ont connaissance, et nous aussi, des signes annonçant l’avènement du Christ et la fin de cette ère.

4  «Et Jésus leur répondit : “Prenez garde qu’on ne vous abuse”. »

Pin by madje on les papato | Bible, Jesus

5  « Car il en viendra beaucoup sous mon nom, qui diront : “ C’est moi le Christ ”, et ils abuseront bien des gens. »

 Jésus met les apôtres en garde concernant les questions qu’ils viennent de lui poser, à savoir : « quand cela arrivera-t-il (la destruction du temple) – quel sera le signe de ton avènement (parousie) – quel sera le signe de la fin de cette ère », car en ce temps-là il faudra faire très attention car des hommes prétendront être le Messie. Cela s’est vu au temps de la guerre des Juifs (de 66 à 70) et plus tard en 120 : Bar-Cocheba, « le fils de l’étoile », se faisait passer pour le Messie. Mais au temps de la fin, ces faux Christ seront très nombreux à travers le monde.

6  « Vous aurez aussi à entendre parler de guerres et de rumeurs de guerres ; voyez, ne vous alarmez pas : car il faut que cela arrive, mais ce n’est pas encore la fin.  (Sous-entendu la fin de cette ère ou FIN DES TEMPS)

Jésus annonçait ainsi la période de 66 à 70, mais, précise-t-il tout de suite : « ce n’est pas encore la fin » de cette ère, il ne faudra pas croire que ces évènements marqueront le début de la fin des temps. Et Jésus va préciser, juste après ce verset 6, ce qui marquera le commencement (ou le début du compte à rebours) de la fin des temps…

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A suivre…

Charly Buttafuoco

Source : Commentaire du chapitre 24 de l’évangile de saint Matthieu – https://www.vie-nouvelle.net/

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