Lui et moi, Février 1941

LUI et moi

 

Mois de Février 1941

 

1062. [III, 61] — 5 février.  Je m’amusais à étaler mon courrier. 

« Évite de te faire valoir. Cache ton influence. Souviens-toi : Dieu seul témoin, Marie pour soutien. »

 

1063. [VII,347] — 6 février 1941.  Chemin de Croix: 

« Seigneur, je veux Vous aider avec le Cyrénéen; mais je voudrais que Vous l’ayez senti sur Votre route douloureuse. »

 « N’en doute pas : est-ce que Je ne voyais pas tous les temps ? »

 

1064. [V,153] — 6 février 1941. Heure sainte.  Nantes, Notre-Dame.  Je n’étais pas contente de la pauvre valeur de ma journée.

« Cela ne fait rien. Je te prends comme tu es, avec tes regrets : regrette. Dis-Moi que, demain, tu feras davantage attention. Ne crois-tu pas que J’aime davantage l’âme tombée qui se repent, que l’âme pleine d’orgueil de ses bonnes actions ? Elle en perd tout mérite.

« Oh ! toujours, sois bien petite, Ma Gabrielle. Regarde-toi, sans forces, sans possibilités d’être bonne sans Moi.

« Tu n’es rien. Tu es le néant d’où Je t’ai sortie : crois bien cela, car c’est vrai. Le néant n’est capable de rien. De plus, ta robe a tant de taches ! Rappelle-toi le chiffon qui court sous les meubles. Va jusqu’à désirer le mépris : ne l’ai-Je pas eu en partage ? Cependant, J’étais pur et innocent. Et toi ?…

« Mais dans la détresse de ta pauvreté, regarde Mes Richesses : elles sont toutes à toi.

« Regarde Ma Bonté, jette-toi dans Mes Bras.

« Regarde Mon Amour, n’aie jamais peur : c’est ton Sauveur. Tu sais, quand Jean disait : « C’est le Seigneur ! » Pour lui, cela voulait dire tant de choses. Et pour toi ? »

« Pour moi, c’est beaucoup aussi. »

« Il faut que, pour toi, Je sois tout. Tout ! tu comprends ? Ta vie est pour Moi.

« Ton coeur, ta raison, pour Moi, ta raison de vivre. Ta mort, donne-la-Moi, comme le couronnement de ton amour. Ce sera la fin, l’apothéose.

« Tu te souviens de Mon cri ? Je vous criais une dernière fois Mon Amour, le dernier jet de Mon Coeur, en d’horribles souffrances. Unis-toi.

« Réponds à Mon cri. Donne-Toi. Garde tout toi, pour Moi. Remercie-Moi de bien vouloir te prendre, toi, si peu !

« Je te donnerai des grâces de plus en plus grandes, à mesure que tu deviendras de plus en plus petite.

« Retire-toi de toi. Moi, Je t’occupe. Tu comprends ? Je prends toute la place. »

1065. [VII,348] — 12 février.  Devant le Crucifix. 

« Pour toi, c’est pour toi que Je suis mort.. »

« Plus Je t’ai douée, plus tu dois être humble, puisque rien ne vient de toi. Ne Me volez pas Ma Gloire« »

 

1066. [III, 62] — 14 février  Après la communion. 

« Ne confonds pas sentir avec consentir.

« Ce n’est pas parce que tu es dans l’aridité et le poids que tu n’es pas avec Moi. »

 

1067. [III, 63] — « Quand tu dis : Gloire au Père, au Fils, au Saint-Esprit, ne doute pas que j’amplifie cette Gloire.

« Ce n’est pas ton mérite, c’est Ma Bonté qui parle ».

 

1068. [VII,349] — 14 février. Je pensais à toutes Ses Grâces et particulièrement à ma délivrance inespérée des Allemands : « Comme Tu m’as bien gardée, Seigneur ! »

« Davantage. »

 

1069. [VII,350] — 15 février. 

« Ne crains pas de Me revenir après tes distractions : demande pardon à Mon Coeur, et aime-Moi davantage. »

 

1070. [VII,351] — 16 février.  Après la communion. 

« Tu comprends, si tu tiens habituelle ment ton visage souriant devant Ma Face, tu le conserveras souriant devant le prochain qui s’y réchauffera.»

 

1071. [V, 148 et VII,352] — 19 février 1941. —Dans ma chambre, à Nantes. 

« Pauvreté : même Mes paroles n’ont de voix que ce qu’il faut pour que tu M’entendes ; n’est-ce pas que c’est à peine, mais que c’est suffisant ? Ο pauvreté !… Imite. »

Dans le matin noir de l’avenue, le trottoir mouillé projetait une réverbération du ciel qui m’aidait à me diriger.

« Quand la Grâce imprègne une âme attentive, cette âme reflète Dieu et entraîne son prochain. Qui pourra dire ce qu’on obtient par l’influence, Ma Gabrielle… »

 

1072. [V,149] — Chez les Réparatrices. 

Le Père Lechat parlait de la présence de Lut en nous en tout temps d’état de grâce, nuits et jours.

« Tu sais, Ma Gabrielle, nous pouvons nous parler sans rien dire : des regards, des élans, de l’amour ! »

 

1073. [V,150] — Après un sermon sur le Corps mystique du Christ. —·

« Et puisque vous faites partie de Mon Corps, qu’y a-t-il d’étonnant à ce que Mes membres pensants entendent Mes Pensées ?

« Nous sommes Un. »

 

1074. [V,152] — Après la communion. 

« Ne crains pas de Me revenir après tes distractions : demande pardon à Mon Coeur et aime-Moi davantage. »

« Tu comprends, si tu tiens habituellement ton visage souriant devant Ma Face, tu le conser,veras souriant devant le prochain qui s’y réchauffera. »

 

1075. [V,154] — 20 février. Heure sainte. (Réparatrices). —

« Un instrument : tu n’es que cela.

Mais sois cela : toujours prête à Me servir. Servir Moi. Ne pas servir toi. Tu es dans Ma dépendance. Je suis ton Employeur.

« Remercie-Moi de bien vouloir Me servir de toi. N’es-tu pas contente de ton Employeur ? Pourrais-tu dire que Je ne M’occupe pas de toi ? Tu as senti Ma délicatesse dans ses détails et dans les détails de ta vie.

« Rien n’est petit pour Mes attentions d’Amour. Tu sais Me reconnaître dans les circonstances ?

Ceci Me fait tant plaisir ! C’est bien Moi, en effet, qui viens si souvent au-devant de toi. Tu sais :

deux amis, aux deux bouts d’une route, se reconnaissant et s’élançant l’un vers l’autre ? C’est nous. Ne Me laisse jamais seul sur le chemin, te désirant, et toi, ne venant pas, bien petite âme aimée…

« Et sers-Moi de tout ton coeur, comptant pour rien tout ce qui ne serait pas pour Moi. Et puisque Je suis l’hôte de ton coeur, viens là, souvent, Me rendre visite.

« Ne fais plus attention au monde. Cloître-toi derrière les grilles de ton intérieur. Adore ton Époux sans témoins.

« Dis-Lui les mots de toi et écoute-Le. »

 

1076. [III, 64] — 24 février. 

« Quand tu pries Ma Mère, demande-Moi d’être avec toi. Je sais

parler à Ma Mère… »

 

1077. [V,155] — 26 février.  Anniversaire de ma naissance. 

Je Lui consacrais la première heure de ma vie et Lui demandais que la dernière soit pleine d’amour.

« Rappelle-toi : on meurt comme on a vécu. Si, pendant ces moments qui te séparent de la mort, ton coeur est rempli par Moi ; si le zèle le dévore pour Mon Règne ; si tu as soif de Ma Gloire, la mort te trouvera telle et tu expireras dans la pensée de l’Amour.

« Un Père, un Époux, quitte-t-il le chevet de celui qu’il aime ?… Alors, Moi qui aime tant Mes enfants, suis-Je loin quand ils « passent ? »

« Passer, ce n’est pas long : c’est quitter le monde de la terre, pour entrer dans l’autre. C’est la vraie naissance : c’est naître à la Vie qui ne finira jamais. C’est Moi, la vie. »

« Fais-moi vivre, dès maintenant, comme je vivrai là-haut, je parle des sentiments de l’âme ».

« Mais J’ai vécu pour que vous viviez de Ma vie.

« Place ta vie toujours dans la Mienne. Ne fais rien par toi : tout par Moi. Réjouis-toi quand tu es incomprise ou méconnue : en cela, tu es tout à fait comme Moi.

« Et quand tu es seule, pense à Ma solitude des 40 jours et unis-toi. Combien J’en serai heureux, Ma pauvre petite… Moi, qui n’ai vécu que pour vous, d’avoir là une petite âme qui vit de temps en temps tout à fait pour Moi. »

 

« Je m’unirai à toutes Vos actions dans toutes mes actions et nous ne nous quitterons jamais ».

« Regarde comment Je travaille, quand j’étais Homme besognant sur la terre. Je travaille pour Mon Père. Je travaille pour le salut des hommes, Mes frères, et Je travaille en M’appliquant à la perfection de Mon travail.

«.Et si tu fais ainsi avec toute ta bonne volonté à tout moment de ta. vie, est-ce que tu ne réjouis pas le Coeur de ton Aimé ? Est-ce que tu ne le consoles pas, ô petite âme, tendrement chère ?… »

«Oui, je veux Vous servir de la consolation tout ce qui me reste à vivre ! »

« Servir, Je ne t’aurais pas, dans Ma Délicatesse, demandé de Me servir. Je te demande simplement de M’aimer par-dessus tout et tous. »

 

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