Où Dieu se trouve-t-il ? Dieu se trouve dans les petites choses dont la vie est faite – Maria Valtorta (ASDE 23)

Extrait des cahiers de

Maria Valtorta

 

Le 3 août 1944

 

Où Dieu se trouve-t-il (1R 19) ? Dieu se trouve dans les petites choses dont la vie est faite et que l’on aime toujours avec la conviction que le mal ne vient jamais de Dieu, mais d’un seul ennemi qui a de multiples facettes.

1 Rois, 19, 9-18

 

Jésus dit :

« Où est-ce que je me trouve ? Où faut-il me chercher pour me posséder à tout instant ? Dans ce qui est grandiose ? Là seulement ? Non. Je viendrais trop rarement, car la vie est faire de petites choses et les moments solennels sont rares. Et cela, par miséricorde de ma part. Comment une créature qui serait soumise du matin au soir, et chaque jour de l’année, à l’usure continuelle de grandes souffrances, de grandes luttes et de grands renoncements pourrait-elle résister ?

 

La vie est faite de petites choses, cette vie par laquelle vous pouvez conquérir la Vie éternelle. Mais les petites choses doivent être considérées avec un regard d’amour, en toute connaissance de cause, et accomplies en un acte d’amour. Alors, oui, elles deviennent grandes même si elles sont minuscules.

 

Portez sur tout un regard d’amour et de connaissance exacte. Je n’aurai jamais fini de vous dire, pour vous en convaincre, que le mal ne vient pas de Dieu et qu’il est la conséquence de l’union de vos semblables à Satan, ou de leur légèreté si ce mal est de faible importance. Le mal qui vous fait souffrir ne vient pas de Dieu. Quand une douleur vient de lui – ce peut être une personne ou une chose qui vous enlève pour vous détacher davantage de ce qui est humain et vous rendre plus libre de le suivre, lui –, alors il vous donne en même temps force et paix. Tu en as fait l’expérience, et tu le sais bien. Dis aux âmes combien la souffrance qui vient de Dieu est différente, même si elle est grande, de ce qui est la conséquence de la dureté humaine et de la haine que se portent les frères.

 

Quand donc vous vivez les évènements de chaque instant, sachez discerner et aimer, aimer, et aimer encore. Aimez la main de Dieu si c’est elle qui vous les offre. Aimez ceux qui sont infidèles et coupables d’être mauvais, si ce sont eux qui vous les imposent. Aimez toujours. Faites tout avec amour. Cela vient-il de Dieu ? C’est sa volonté, il faut donc l’aimer. Cela vient-il de l’homme ? Faites de ce qui est humain quelque chose de précieux et de surnaturel en le supportant avec patience et charité – à condition que ce ne soit pas contraire à ma Loi. Dans ce cas, il convient de savoir résister en essayant avec douceur d’amener au bien celui qui veut le mal, quand bien même il faudrait mourir si ce dernier persiste dans son intention, afin de ne pas risquer de pécher. Les martyrs ne sont pas seulement ceux qui sont morts sous la main des tyrans. Nombreux sont les martyrs humbles et inconnus qui meurent chaque jour parce qu’ils refusent de faire le mal, qu’ils soient tués violemment ou qu’ils s’éteignent lentement, consumés par l’oppression lente mais continue de ceux qui les haïssent parce qu’ils ont compris qu’ils sont leurs juges et qu’ils sont plus forts qu’eux, d’une force surhumaine.

 

Mais, pour en revenir au Livre, où le Seigneur se trouve-t-il ? Dans le vent fort et violent ? Dans le tremblement de terre ? Dans le feu ? Non. Dans la brise légère.

 

Oui, le Seigneur est toujours doux à l’égard de ses enfants ! Il est toujours patient et miséricordieux. Il vous montre un visage paternel pour rendre ses bons enfants toujours plus aimants, et pour attirer à lui ses fils prodigues. Quelle patience ! Si elle n’était pas infinie, il devrait sans cesse terrasser [les hommes] avec mépris. C’est pourquoi ne vous imaginez pas qu’il fait preuve de faiblesse. Il vous donne toute la vie pour vous convertir, ô fils ingrats, mais chaque jour d’indulgence que Dieu vous aura accordé en vain sera marqué, et vous l’expierez durement une fois quittée cette terre où vous vous croyez les maîtres en vous moquant de celui qui en est le véritable Maître.

 

La brisé légère est la paix qui enveloppe ce qui vient de Dieu et vous annonce : « Le Seigneur est là. » Hâtez-vous donc de le servir. Ne dite pas : « Il ne me fait pas peur, donc je n’en tiens pas compte. » A l’opposé, sachez aimer, précisément parce qu’il vous aime. Avec respect et amour confiant, sachez vous tenir devant Dieu. Sachez redire ce que disait le prophète : « Je brûle d’ardeur pour le Seigneur. »

 

Tous, vous devriez être impatient de servir Dieu. La plupart sont, au contraire, prêts à servir l’homme et à négliger Dieu. Un trop grand nombre d’enfants de Dieu ont abandonné son alliance et détruit dans leur cœur l’autel de l’amour pour le Seigneur, ils raillent les enfants fidèles et les oppriment, parfois jusqu’à la mort.

 


C’est alors que le Seigneur s’adresse à ceux qui restent seuls, comme autant de palmiers isolés dans l’aridité d’un désert, parmi les buissons épineux et amers – l’aridité représente le monde, et les buissons épineux les mauvais, alors que le palmier est utile et haut, et qu’il donne des fruits sucrés. Il leur dit : « Marche sans peur. Ta vie est entre mes mains. Toi, et avec toi les sept mille qui n’ont pas plié le genou devant la Bête et ne l’ont pas embrassée, vous m’êtes réservés. Vous m’appartenez d’une manière absolue, éternelle, dans une béatitude sans limites. »

 

Toutefois – la leçon n’est pas terminée –, tant que vous participez au combat, ne tirez pas gloire de la prédilection de Dieu. Tels des soldats en armes, vous avez lutté et vous avez obtenu votre récompense, mais vous n’avez pas encore fini de lutter. Dieu est à vous comme votre chef. Mais celui qui, les premières victoires passées, abandonne son chef et se satisfait des éloges qu’il a reçus, celui-là ne peut se dire vainqueur. Le fort, le victorieux, c’est celui qui le suit jusqu’au bout. La vie est un combat de tous les jours. Vous êtes les personnes armées qui en êtes victorieuses.

 

L’ennemi vous est bien connu. Il n’y en a qu’un, mais il prend beaucoup de visages différents. Le premier, c’est celui du Démon, les secondaires sont la chair, le monde, l’argent. Soyez fidèles. Avez-vous gagné ? Que la joie de la victoire vous fortifie pour les luttes à venir. Avez-vous perdu ? Que le découragement ne vous démoralise pas. Au contraire, que l’humiliation de votre faiblesse vous pousse à vous racheter par une victoire. Seul, celui qui parvient au terme peut se glorifier dans le Seigneur car, jusqu’au dernier moment de lutte, l’Ennemi commun et l’ennemi individuel – qui est la partie inférieure de votre être – peuvent vous faire mordre la poussière par une chute mortelle.

 

« Que celui qui est armé ne se glorifie pas, aussi longtemps qu’il n’a pas déposé les armes. » Qu’il se fie dans le Seigneur mais veille en permanence. L’heure viendra d’embrasser votre Roi. Alors les armes seront remplacées par les palmes, et le fracas du combat par les harmonies célestes. Alors vous pourrez crier votre joie d’être victorieux.

 

La vie est un combat, la récompense, c’est le ciel. Sachez l’obtenir en entendant Dieu dans la brisé légère, en résistant à Satan et à ses tourbillons violents. Sachez tourner votre cœur vers moi seul et faire des baisers d’amour à votre Seigneur Dieu. Vous n’avez pas d’autre Dieu. Servez-le, lui seul, et vous ferez partie des sept mille qu’il s’est réservés, des cent quarante-quatre mille dont parle Jean : les élus à la vraie gloire, incomparable et éternelle, qui viennent de la grande tribulation de la terre se reposer dans le Royaume de Dieu.

 

 

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