Chasser les démons – Confidences de Jésus à ses prêtres avec don Ottavio Michelini (ASDE 33)

Confidences de Jésus à ses prêtres

Don Ottavio Michelini

 

Chasser les démons

 

 

Ecris, fils, sans aucune crainte. Dis-le que Jésus n’est pas content ! Je ne peux pas être content devant le grossier aveuglement des Pasteurs et des prêtres, pour ce qui regarde le problème essentiel de la Pastorale.

 

Je t’ai déjà dit quelque chose de Satan et de ses troupes ; Je n’ai pas tout dit de lui, mais seulement ce dont tu dois avoir connaissance. Il a sur la nature humaine un pouvoir beaucoup plus grand que celui de l’homme sur la nature animale, et tu sais bien quel pouvoir l’homme a sur la nature animale.

 

Je t’ai parlé de grossier aveuglement. Oui, fils, et voilà les conséquences de la coupable inaction de beaucoup de Pasteurs et de prêtres en face de la fébrile et incessante action destructrice de l’Ennemi.

 

Moi Jésus, durant ma vie publique, Je ne me suis pas limité à annoncer la vérité, mais J’ai aussi guéri des malades et délivré des possédés. Je considérais, même cela comme une partie essentielle de la Pastorale. Aujourd’hui, on ne met pas en pratique cette partie de la Pastorale, car les Pasteurs ne veulent pas s’engager personnellement et quelques rares fois seulement, ils la délèguent à d’autres.

 

Moi, Je l’ai déléguée à mes Apôtres, afin que les Apôtres et leurs successeurs l’accomplissent. Si Je l’ai fait, Moi, Jésus, également les Pasteurs d’aujourd’hui devraient bénir et exorciser.

 

Ils ne sont pas moins nombreux aujourd’hui ceux qui souffrent par la faute de Satan ; au contraire, ils sont plus nombreux qu’autrefois.

 

 

Immobilisme intérieur

L’attitude qu’ont aujourd’hui les évêques, sauf toujours les exceptions habituelles, n’est certainement pas celle que Je désire, celle que je voudrais.

 

Que le Père ne soit pas présent, alors qu’il le pourrait, là où ses fils souffrent, est vraiment contre nature. Et pourtant, c’est ce qui arrive habituellement. Qu’un père délègue une autre personne pour le représenter auprès de son fils souffrant, n’est pas moins dur que ce qui est dit plus haut. Qu’ensuite un père ne croie même pas aux souffrances de tant de ses fils qui cependant souffrent de façon évidente, paraît vraiment impossible. Et, pourtant, c’est ce qui advient habituellement.

 

Mais il y a plus, mon fils, ne crains pas et écris : qu’ensuite un père en arrive à faire obstacle à ceux qui, par un sentiment de pitié légitime (J’ai dit pitié et non justice), prennent soin de ses enfants souffrants, ceci est complètement en dehors de toute logique, et contraire à tout sentiment d’amour paternel.

 

Fils, dis-le fort, cela se produit continuellement dans mon Eglise. Ces pasteurs se meuvent à la périphérie de leur âme et de leur cœur, mais ils sont immobiles au centre.

 

Que veux-Je dire par ces paroles ? Extérieurement, ils sont très actifs, parfois même trop ; ils restent immobiles, ou presque, intérieurement.

 

Beaucoup d’entre eux sont victimes de la frénésie de l’action. Il vaudrait beaucoup mieux qu’ils soient mes victimes ! Mes âmes-victimes, au contraire, sont presque immobiles extérieurement, mais très mobiles et très actives intérieurement. Ce sont elles qui sauvent les âmes. Ce sont les victimes volontaires qui ont jusqu’ici freiné la Justice divine. Mes victimes sont le vrai levain, le ferment de l’Eglise. A elles Je ne peux rien refuser ; il en va autrement de l’activisme extérieur de tant de Pasteurs.

 

 

L’Eglise languit

 

Etant donné la nécessité, pour les évêques, d’examiner le problème de tant d’âmes souffrantes, qu’aucune raison ne retienne les Pasteurs d’âmes et les prêtres de bonne volonté.

 

Que l’on forme en chaque diocèse, au moins au début, un groupe de prêtres et de laïcs fervents qui donnent naissance à une chaîne d’âmes disposées à offrir quotidiennement, avec leurs souffrances, au moins une heure de prière pour ceux qui souffrent par la faute des esprits malins. Qu’ils puissent bénir les souffrants à des jours déterminés, dans une église déterminée.

 

 

Qu’aucune raison ne retienne les Pasteurs d’âmes et les prêtres de bonne volonté d’accomplir ce devoir : c’est un problème d’actualité.

 

Vous ne vous êtes aperçus de rien ? Ne vous êtes-vous pas aperçus que quelque chose de terrible est en train de se préparer ? Que font, que pensent certains ? Qu’ils se dépouillent de cette présomption qui leur ôte la grâce et le réconfort de la lumière !

 

Je te bénis. Aime-Moi !

 

11 juin 1976

 

 

 

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