C’est dans la sérénité que l’Amour de Dieu se découvre pour le voir devenir notre ami – Maria Valtorta (ASDE 23)

Extrait des cahiers de

Maria Valtorta

 

11 octobre 1944

 

 

Je recopie le passage qu’il m’indique, puisqu’il me dit le faire : Jérémie, 42, 10-16 :

 

« Si vraiment vous restez dans ce pays, je vous bâtirai et ne vous démolirai plus, je vous planterai et ne vous arracherai plus. Car je me repentirai du mal que je vous ai fait. Ne craignez pas le roi de Babylone devant qui vous êtes tout craintifs. Ne le craignez pas … car je suis avec vous pour vous sauver et vous délivrer de sa main. Je vous ferai prendre en pitié, pour qu’il vous prenne en pitié et vous laisse revenir sur votre sol. Mais si vous dites : ‘’Nous ne resterons pas dans ce pays’’, désobéissants ainsi à la voix de Yahvé votre Dieu, si vous dites : ‘’Non ! C’est au pays d’Egypte que nous irons ; là nous ne verrons plus la guerre, nous n’entendrons plus l’appel du cor et nous ne manquerons plus de pain ; c’est là que nous voulons demeurer’’, eh bien, en ce cas, reste de Judas, écoutez la parole de Yahvé : Ainsi parle Yahvé Sabaot, le Dieu d’Israël. Si vous êtes résolus à aller en Egypte et que vous y entriez pour y séjourner, l’épée que vous redoutez vous atteindra là, en terre d’Egypte ; et la famine qui vous inquiète, elle s’attachera à vos pas, là, en Egypte : c’est là que vous mourrez. »

 

 

Jésus dit :

 

Patience et obéissance sont deux grandes vertus. La patience apporte la paix, l’amitié avec Dieu, le respect de Dieu, l’amour du prochain, la bonne santé spirituelle et physique ainsi que des bénédictions du ciel.

 

L’impatient est inquiet. Dieu n’est pas dans l’inquiétude, il ne se fait sentir que dans la paix du cœur. Même un cœur affligé peut être en paix. Il y a paix quand il y a résignation. Mais un cœur qui s’endurcit contre la volonté éternelle et devant les blessures des réalités ordinaires ne connait toujours qu’effort, souffrance, inquiétude.

 

Si encore cet endurcissement et cette obstination comme des mules rétives pouvaient changer les choses en votre faveur, ne serait-ce que les moindres ! Mais non, mes enfants. Les réalités humaines ne se plient pas, elles vous font plier au contraire plus durement si vous leur résistez, par la sévérité des lois ou des supérieurs. Il est plus facile aux réalités surnaturelles de se modifier devant votre soumission filiale que devant une rébellion arrogante.

 

 

L’impatient perd tout le respect de Dieu. Il lui est aisé d’en venir à des pensées, des actes et des paroles qui ne devraient jamais naître dans un cœur de fils et de sujet respectueux de la paternité et de la majesté de Dieu. L’impatient est orgueilleux. Il se croit plus juste que Dieu et que celui qui le corrige, et veut agir tout seul. L’impatient en arrive à des actes d’impolitesse envers son prochain, et le rend responsable de tout retard à obtenir ce qu’il désire. L’impatient nuit à son salut spirituel en offensant la charité à l’égard de Dieu et de son prochain, et porte atteinte à sa santé physique puisque chaque dépit à une incidence sur l’organisme. Les digues de son impatience rebelle bloquent les fleuves des bénédictions célestes.

 

Croyez-vous ne pas avoir mérité de subir ce dont vous souffrez ? Seriez-vous par hasard de parfaits monstres d’orgueil, au point de vous autoproclamer sans faute à expier ? Regardez votre passé. Ne prétendez pas : ‘’Je n’ai pas tué, je n’ai pas volé.’’ Ce ne sont pas les seules fautes qui méritent une peine. En outre, on ne vole pas seulement en se cachant sous un porche pour attaquer les passants. On vole de tant de manières ! Et l’on vole tant de choses qui ne sont pas seulement de l’argent !

 

Voulez-vous connaître des objets subtilisés autres que l’argent, les bijoux ou les biens ? L’honneur, la pureté, l’estime, la santé, le gain ; et vis-à-vis de Dieu : le respect, un culte authentique, l’obéissance. Vous voyez ? Et j’en ai cité quelques-uns seulement. Mais combien d’autres vols l’homme le plus honnête en apparence ne fait-il pas ! Est-ce que celui qui pousse l’autre au désespoir ne tue pas, même si le désespéré ne se suicide pas ? Si. Il tue en lui la meilleure part : l’âme désespérée se détache de Dieu, matrice de tout homme destiné à naître au ciel, si bien qu’elle meurt. Celui qui enlève la foi du cœur de son prochain ne commet-il pas un vol ? Si. Or qu’ils sont nombreux, ceux dont la foi et les paroles déracinent la foi d’une personne qui croyait en toute justice, et y sèment l’incrédulité à toute foi ou des racines empoisonnées d’idolâtrie ! Ou encore, celui qui ravit l’honneur et la paix d’une femme, sinon renie la paternité du bâtard né de lui, ne vole-t-il pas ? Si, il commet deux vols, parmi les plus graves et les plus maudits de moi. Et je ne cite que les cas les plus importants, mais aussi… mais aussi…

 

Personne n’a aucune faute à expier. Eh bien ! Si j’ai été apaisé par le châtiment que j’ai voulu vous infliger ici-bas, sur terre, – c’est d’ailleurs un châtiment d’amour, car je ne veux pas vous punir là où le châtiment se mesure en siècles ou en éternité, alors qu’il s’agit toujours ici d’une petite fraction de temps, même si cela dure des mois ou des années –, pourquoi voulez-vous aussitôt raviver ma sévérité en désobéissant et me montrant un cœur irrité par l’impatience ? Devenez des amis de Dieu, et Dieu sera à vos côtés contre ces ennemis que sont les évènements de la vie, les conséquences de la tragédie que vous provoquez par votre légèreté coupable en laissant toute liberté à Satan et aux petits satans pour torturer le genre humain.

 

Mais si, conformément au vieil orgueil de la race humaine, vous voulez faire ce que vous préférez et rester sourds aux voix célestes qui souhaitent votre bien, sourds aux voix de la charité et uniquement mus par des pensées égoïstes que j’abhorre, alors je vous déclare : « Faites-le. Mais vous n’éviterez pas ce que vous auriez évité si vous vous étiez résignés à moi. Il sera alors inutile d’appeler Dieu. »

 

 

Plus tard, Jésus me dit :

 

« C’est pour toi. Mais pour toi seule. Que chacun en prenne sa part et s’en serve comme remède. »

 

Il n’ajoute rien. En ce qui me concerne, je prends ma part et je reconnais ce qui me revient. Je souffre aussi pour les autres, d’une douleur véritable, sincère ? J’aurais voulu ne pas avoir reçu cette dictée dans laquelle j’entends de nouveau le Maître sévère de l’an dernier…

 

 

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