Lui et moi, Mars1941

LUI et moi

 

 

Mois de Mars 1941

 

1078. [III, 65] — 2 mars 1941. A la messe, comme le prêtre montait à l’autel. 

« Je quitte la grotte de l’Agonie pour rencontrer Judas…

« Oh ! pour adoucir la cruauté de son perfide baiser, embrasse-Moi. »

 

1079. [VII,353] — 2 mars 1941.  Eglise Sainte- Thérèse. Quarante Heures.  J’avais eu une humiliation.

« Une humiliation… N’est-ce pas une des plus grandes grâces que Je puisse t’offrir ?

« Plus tu t’enfonceras en Moi, moins tu paraîtras à l’extérieur. »

 

1080. [VII,354] — 5 mars.  Je lisais que l’Esprit Saint est l’âme de ce grand corps mystique qu’on appelle l’Eglise : « C’est Lui, peut-être, qui m’a faite la pauvre comédienne du Bon Dieu 

 « N’en doute pas. N’est-Il pas l’auteur de votre surnature ? »

 

1081. [V,156] — 6 mars 1941. — Heure sainte. 

« Je voulais Te reposer, comme il y a si longtemps Tu me l’avais demandé. Je voulais ne plus Te donner le souci de mes infidélités et voici que je suis retombée en tant de fautes que je m’étonne que Ta Miséricorde ne soit pas lassée enfin par leur poids. »

« Quand tu demeurerais sur la terre jusqu’à la fin du monde, ajoutant toujours fautes sur fautes, mais guettant toujours l’instant du pardon, tu Le trouverais, encore t’attendant, quand toi, tu n’aurais pas commencé à L’implorer.

« Souviens-toi : « septante fois sept fois » Oh ! cette mesure sans mesure sortie de Mon Coeur à leur demande : « Seigneur, jusqu’à combien de fois donnerons-nous le pardon ? »

« Garde bien l’esprit de pénitence. »

Je pensais à mon peu de courage des nuits précédentes : coucher dans un nid de puces.

« Ne peux-tu supporter cela pour Moi ? toi ? pour expier tes fautes, pour expier la marée montante des fautes du monde présent ? Pénètre-toi de cet esprit d’humbles réparations.

« Récite chaque jour du carême le Miserere pour tous. Laisse-Moi activer en toi la supplication, Reste en Moi ; faisons deux en Un.

« Demande à Ma Mère de présenter ainsi ses Jacob au Père céleste, Puis-Je compter sur toi, unie à Moi, pour aider les âmes pendant ce carême ?

« Oui, Seigneur ».

« Puisque Je t’aiderai… Je t’aide toujours quand tu as pris le courage de commencer un sacrifice.

« Peut-être crois-tu que cet effort, c’est toi, ceci et cela ? « Non ; c’est de Moi, t’assistant. Et quand il est passé, ce fameux sacrifice, tu ne t’en souviens même plus le lendemain. Courage donc ! Ne sais-tu pas ce que J’ai subi pour toi ? Tout à l’heure, quand tu regardais ce bout de corde tombé d’un camion et traînant dans toutes les flaques de boue, tu Me voyais, dans le prétoire, traîné à terre par les bourreaux, Ma tête heurtant les angles des colonnes… Tu as senti l’horreur et la pitié…

« Que ton amour passe en actes, Ma Gabrielle. Voilà le véritable amour. Je t’ai ainsi aimée : sois à l’imitation de Jésus-Christ, petite épouse aimée. »

 

1082. [VII,355] — 6 mars.  Dans ma chambre, tandis que je faisais un dessus d’autel. 

« Assieds-toi à Mes pieds.

 

1083. [III, 66] — 8 mars 1941 —

« Regarde la différence entre ces deux âmes : celle-ci ne pense qu’à elle-même et, en tout, ne cherche que son propre intérêt.

« Celle-là ne vit que pour Me procurer douceurs et gloire. Elle s’est totalement perdue en se vouant à Mon service. Elle est toujours joyeuse d’une allégresse que son visage reflète ; tandis que l’autre traîne, avec beaucoup de craintes et d’ennui la chaîne de ses jours.

« Quand ces deux vies seront terminées, regarde encore leur différence. »

 

1084. [VII,356] — 12 mars.  Chemin de Croix. J’adorais Sa délicatesse, consolant les saintes Femmes alors que Lui souffrait tant.

« Si tu savais dans quel état était Mon Corps!… »

 

1085. [VII,357] — 14 mars.  Le Fresne. Sur la terrasse, l’atmosphère était indiciblement vaporeuse.

« Demande à Ma Douceur toutes douceurs. Dis-toi souvent Mon Amour.

« Redis-le-toi. Ne cesse pas de te le redire.

« La nature emporte vers l’insouciance. Que l’esprit t’élève à tout moment. »

 

1086. [III, 67] — 29 mars, Fresne. 

« Un instrument de rien, vraiment tu n’es que cela.

« Mais, réjouis-toi, un instrument dans une main est bien près du Maître. »

 

1087. [VII,358] — 29 mars.  Je priais pour la paix. Après la communion. 

« Vois-tu, si Je permets qu’il y ait des guerres, c’est que beaucoup d’âmes s’approchent plus de Moi que si elles étaient en sécurité.

« Elles oublient les plaisirs mondains, prient davantage et se convertissent. »

 

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :