Entretiens avec Jésus – État d’aridité et de sécheresse – Soeur Marie Lataste (L2/Ch.25)

Dieu, la Sainte Trinité

9ème partie

Par Sœur Marie Lataste, mystique catholique

LIVRE 2

Le Verbe de Dieu fait homme

Chap. 25, Entretiens avec Jésus – État d’aridité et de sécheresse. 

 

— Je suis plein de bonté, me dit un jour le Sauveur Jésus, et rien n’égale les charmes et l’amabilité qui sont en moi. Ma parole n’est pas comme celle des hommes suivie de regrets et d’amertume. Il y en a pourtant qui s’ennuient en ma présence, ne savent comment entretenir conversation avec moi ; leur cœur est plein d’aridité et de sécheresse à mon égard, et pas un sentiment d’amour ne les porte vers moi. Que doit-on faire alors, ma fille ? Je vais vous l’apprendre. Que ces âmes se tiennent silencieuses en ma présence en adoration, qu’elles s’humilient et me demandent grâce et pardon de leurs iniquités, en disant seulement : “ Seigneur Jésus, pardonnez-moi ! ” ou bien “ Seigneur Jésus, ayez pitié de moi ! ” ou encore : “ Seigneur Jésus, venez à mon aide. ” Ce ne sont pas les longues prières qui me sont agréables ; je préfère bien un cœur humilié et contrit aux prières les plus longues et les mieux faites ; que doit-ce être des prières que la bouche seule prononce et que le cœur ne dicte pas ?

 

 « Quand vous vous trouverez dans cet état d’aridité et de sécheresse, adorez-moi en pensant à ma grandeur divine et à ma souveraine majesté. Excitez-vous au regret de vos fautes, et regardez-vous comme une pauvre pécheresse. Pensez que je suis votre père et que vous êtes mon enfant, votre cœur trouvera une parole d’affection pour moi. Figurez-vous que vous êtes bien pauvre et que je suis un roi débonnaire qui ne sait rien refuser, vous saurez ce que vous devez me demander ; ou bien encore voyez en moi un habile médecin qui guérit tous les maux ; en vous, une pauvre malade couverte de maux et de plaies : vous voudrez sans doute retrouver la santé ; ce désir vous inspirera la manière dont vous devez vous adresser à moi. Voilà plusieurs manières de s’occuper utilement quand on est près de moi. D’un côté, s’il ne faut point se fatiguer, il ne faut pas non plus se laisser aller à la lâcheté ; il faut se faire violence, s’exciter un peu, arrêter sa pensée sur une chose pieuse, et regarder cette occupation sainte comme la meilleure des prières et comme le meilleur emploi du temps passé près de moi. Allez, ma fille, je vous bénis. »

 

— Seigneur, lui dis-je, laissez-moi encore près de vous ; je veux écouter votre voix, puisque je ne sais vous parler moi-même. Votre voix est pour moi pleine de consolations. Ah ! Vos paroles, mon doux Sauveur, ne sont point comme les paroles des hommes, je le sens bien ; elles ne sont point comme celles que je lis dans les livres, et vous aviez raison de me dire que la parole humaine est comme un tambour qui résonne ou comme une cymbale qui retentit, frappant l’oreille mais sans toucher le cœur, si votre grâce ne l’accompagne. Mais, Seigneur, parlez encore à votre servante, vous avez les paroles de la vie éternelle ; parlez-moi, Sauveur Jésus, et enseignez-moi de quelle manière je dois vous écouter.

 

 

 

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