Les dispositions avec lesquelles vous devez écouter ma parole. – Soeur Marie Lataste (L2/Ch.27 et 28)

Dieu, la Sainte Trinité

9ème partie

Par Sœur Marie Lataste, mystique catholique

LIVRE 2

Le Verbe de Dieu fait homme

Chap. 27, « Seul je puis vraiment consoler. »

 

Le Sauveur Jésus m’a dit un jour :

— Ma fille, réjouissez-vous, celui que vous aimez est mort, mais il est ressuscité ; il est plein de vie, il ne mourra plus. Que les filles de Sion se réjouissent aussi parce que leur bien-aimé viendra près d’elles. Elles ne seront pas toujours dans le délaissement et l’oubli, leur époux viendra près d’elles. Le jour de son arrivée sera celui de leur gloire ; le visage de leur époux sera d’une beauté ravissante. Combattez, ma fille, et qu’elles combattent aussi avec courage, souffrez avec patience, travaillez avec ardeur. Ne cherchez point de consolations dans le monde, vous n’en trouveriez guère, du moins vous seraient-elles insuffisantes. Je suis le consolateur des affligés ; seul je puis vraiment consoler ; si vous m’avez avec vous, que désireriez-vous de plus ? Hors de moi tout est vanité. Détachez-vous donc de tout pour vous attacher à moi. Je vous consolerai dans vos afflictions, je vous soutiendrai dans vos malheurs, je vous fortifierai dans vos combats. »

 

 

Chap. 28, « Travaillez avec ardeur à votre salut, le jour du Seigneur approche. »

 

— Ma fille, travaillez, me dit le Sauveur Jésus, travaillez avec ardeur à votre salut, le jour du Seigneur approche. Or, il est dit : Préparez-vous au grand jour du Seigneur. Il a résolu de s’élever contre ses ennemis, il les dissipera par son souffle puissant qui les accablera, et ses arrêts demeureront immuables. Aujourd’hui encore j’écoute ceux qui me disent : “Seigneur, ne nous punissez point dans votre colère, ne nous rendez point ce que méritent nos offenses.” Mais quand viendra mon jour, je m’élèverai contre tous ceux qui ne seront pas mon peuple. Or, ni les orgueilleux, ni les vindicatifs, ni les avares, ni les impudiques, ni les voluptueux, ni les intempérants, ni les paresseux, ni les ambitieux, ni les perfides ne sont point mon peuple, car ils ne me reconnaissent point pour leur roi.

« L’orgueilleux a dit : Ma satisfaction personnelle, la gloire de mon nom, l’estime des hommes, voilà mon Dieu et mon roi.

 

« Le vindicatif a dit : Venger toutes les offenses qui me sont faites, arracher œil pour œil, dent pour dent, voilà mon Dieu et mon roi.

 

« L’impudique a dit : Satisfaire toutes mes passions, voilà mon Dieu et mon roi.

 

« L’intempérant a dit : Le plaisir de la table, les festins copieux et délicats, voilà mon Dieu et mon roi.

 

« L’avare a dit : Accumuler or sur or, argent sur argent, possessions sur possessions, voilà mon Dieu et mon roi.

 

« Le paresseux a dit : Le repos, l’inaction la plus complète, voilà mon Dieu et mon roi.

 

« L’ambitieux a dit : M’élever, grandir, atteindre le faîte des honneurs et du pouvoir, voilà mon Dieu et mon roi.

 

« Le perfide a dit : Tromper, faire du mal secrètement, voilà mon Dieu et mon roi.

 

« Or, je ne connais pas le peuple des orgueilleux, des vindicatifs, des impudiques, des intempérants, des avares, des paresseux, des ambitieux et des hypocrites, ni leurs dieux, ni leurs rois ; je m’élèverai contre ce peuple, ses dieux et ses rois, et je l’exterminerai dans mon éternelle malédiction.

 

« Ce peuple n’entend point ma voix et ne me connaît point, je ne le connaîtrai point non plus et je demeurerai éternellement sourd à ses cris.

 

« Si l’on me demande : qui est donc votre peuple ? Je répondrai : mon peuple, ce sont tous les hommes qui me reconnaissent pour Dieu et pour roi, qui obéissent à mes commandements et à mes lois, qui me donnent leur esprit et leur cœur. Voilà mon peuple, le peuple que je proclamerai au jour que j’ai choisi, que nul ne connaît parce qu’il est mon jour, et que je ferai poindre bientôt, alors qu’on y pensera le moins malgré tous les signes avant-coureurs qui seront donnés au ciel et sur la terre. »

 

 

 

 

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