Lui et moi, Avril 1941

LUI et moi

 

Mois d’Avril 1941

 

1088. [III, 68] — 2 avril. 

« En aucun cas le mépris ne doit s’adresser au pécheur, mais au péché. »

 

1089. [VII,359] — 4 avril 1941. 

« Ne t’inquiète jamais de l’opinion des autres. Vis pour Moi. Dans le dedans et à l’extérieur.

« Vois, si en toi tout est pour Moi. Fais-tu des réserves ?… Défends-toi de toi-même. Appelle-Moi. »

 

1090. [V,157] — Nantes. Mardi-saint 1941. —

« Mêlons du bois dans Son pain… » — Tu comprends cette parole du prophète Jérémie ? Tu comprends qu’ils préparaient Ma Croix, tandis que, Moi, je célébrais la première Eucharistie ? ».

Humilité. « Quand tu M’en donnes quelque acte dans ton coeur, tu le purifies grandement. Rappelle-toi : plus basse tu te mets, plus haute, Je te vois. »

 

1091. [VII,359] — Dans la nuit du vendredi saint 1941  en rêve  vu la Sainte Mère de Dieu vêtue de bleu-France, assise sur un trône d’or avec son divin Fils assis sur ses genoux : l’apparition planait à gauche et au-dessus de la grotte de Lourdes, où, là, n’était que la statue, tandis que le tableau de la Sainte Vierge et de son Fils encadrait ces deux Êtres vivants. La Vierge parlait avec une femme vêtue de blanc. Je n’entendais pas leur conversation. Quelqu’un me dit : « Cette femme, c’est la France. » Elle ne quittait pas des yeux la Sainte Vierge. Mais comme le tableau s’éloignait et s’effaçait, j’en éprouvais un tel chagrin que mes cris m’ont réveillée. Et je compris le mot du Père Lamy : « Ne venez pas me voir, ma chère Mère : on a trop de peine quand vous partez. »

 

1092. [V,158] — Pâques 1941. — Me rendant à la Cathédrale, je disais le long des rues :

« Salut, mon Christ ressuscité !… ».

« Que, dans ton coeur, le monde soit dans le sépulcre. Que Moi Seul vive ! »

A l’offertoire.

« Offre, à travers la Mienne, la résurrection de ton corps qui se fera à la résurrection générale. Offre toutes les résurrections de ta famille, de ceux d’avant toi, de ceux d’après ; les résurrections de tous ceux que tu as connus, que tu connais, tous : comme un cortège autour de Ma Résurrection pour la gloire de Dieu le Père. »

« Ne pense pas à toi. Pense à Ma gloire : tu sortiras ainsi des ordinaires soucis des âmes ordinaires. »

 

1093. [VII,360] — 16 avril, dans le train. 

«Ne pense pas à toi. Pense à Ma Gloire. Tu sortiras ainsi des ordinaires soucis des âmes ordinaires. »

 

1094. [V,159] — 17 avril 1941. — Chapelle Tiers-Ordre. Quarante Heures. 

« Je suis venu pour vous sauver tous. N’aie de dédain pour personne. Pense à tes fautes plus qu’à celles d’autrui. Vois Ma charité, Moi, l’Innocent, le Pur.

« Même en pensée, prends toujours la dernière place.

« Remercie des grâces qu’a reçues Ma Mère, et demande à Ma Mère de Me remercier des grâces que Je te donne sans cesse.

« Aide-toi souvent de la Communion des Saints de la terre et du Ciel. Tout est en commun entre nous. N’est-ce pas que vous pouvez être très riches ? Riches à croire. Riches à espérer. Riches pour M’aimer.

« Tu vois ton amour multiplié par le coeur des autres ?

« Les plus grands peuvent aider des petites pauvres comme toi. Tout est à tous. J’ai donné l’exemple en vous donnant tout ce que J’ai gagné.

« Ce que tu penses avoir gagné, donne-le aux autres.

« Moi, Je Me chargerai de toi, Mon amie devenue pauvre pour Me faire plaisir… Et Je ferai du bien par toi.

« Crois bien n’avoir pas encore .monté bien haut dans la route de l’Amour. Appelle-Moi souvent à ton secours.

« Et ton Bien-Aimé prendra sa course. »

 

1095. [V,160] — [24] avril. Le Fresne. Heure sainte. 

« N’est-ce pas que tu viens vers Moi avec plus de confiance qu’à n’importe quel ami de la terre ? N’est-ce pas que chez Moi, tu es chez toi? Et il faut qu’il en soit ainsi, parce que Je suis, à chaque âme, l’Unique, l’Incomparable.

« Cet échange de sentiments de nous deux, offre-le au Père en union avec les communications des Trois Personnes Divines. Après tes communions, offre-Lui, non pas seulement Mon Corps, mais les perfections de Mon Ame : forces, douceurs, vertus, que tu as préférées en Moi, afin d’assister les faiblesses et manquements de la tienne.

« Tu comprends, tu trouves tout en Moi, pour te secourir d’Amour. Ne crains pas de te servir de Celui qui t’aime tant. Déplie ta confiance comme une soie, pour envelopper tes demandes.

« Tu Me vaincras. Mon Coeur est si vite vaincu par Mes petits enfants, que vous êtes tous !… Je n’ai pas de défense contre l’humble tendresse.

« Oui, en M’aimant, fais-Moi, avant de t’endormir, l’humble aveu de tes fautes de la journée : quel profit pour toi ! et quel empressement pour ton réparateur plein d’Amour.

Tu te rappelles ? Quand Madeleine M’avait dit ses péchés, elle s’arrêtait pour Me demander :

« Après ceci, puis-je être pardonnée ?… » Je la rassurais. Elle poursuivait, puis s’arrêtait encore : « Et après cette chose, est-ce que je peux espérer Votre pardon ? » Je répondais : « Oui. »

« Et quand tout son passé fut ainsi déposé à Mes pieds, elle pleura de son amour reconnaissant et comprit ce qu’est la Miséricorde infinie. Elle comprit un peu !…

« Vous ne pourriez savoir l’Infini !..,

« Aime être aveugle, puisque c’est Moi qui te conduis si tu veux bien mettre ta main dans la Mienne.

« Ne crois-tu pas que les Pères sont contents quand les petites filles s’abandonnent dans une simple tendresse ? »

 

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