Le prodige de l’Immaculée Conception de Marie – Le Livre du Ciel, Luisa Piccarreta

 

Le prodige de l’Immaculée Conception de Marie.

Ce que la Vierge Marie a accompli dès les premiers instants de son existence.

8 décembre 1922 – Livre 15

 

J’écris par obéissance. J’offre tout à mon doux Jésus en union avec le sacrifice de sa propre obéissance, afin d’obtenir la grâce et la force de faire comme il veut.

ô mon Jésus,

  • prête-moi ta sainte main,
  • donne-moi la lumière de ton intelligence
  • et écris avec moi.

 

Je pensais au grand miracle de l’Immaculée Conception de ma Reine et Mère céleste et, en moi, j’ai entendu :

 

Ma fille, l’Immaculée Conception de ma Mère bien-aimée fut si miraculeuse et merveilleuse que le Ciel et la terre en furent étonnés et célébrèrent.

Les trois Personnes divines rivalisèrent entre elles :

  • le Père émit une immense mer de Puissance,
  • moi, le Fils, une immense mer de Sagesse et
  • l’Esprit-Saint une immense mer d’Amour éternel.

 

Ces mers se fondirent pour n’en former qu’une. Et, en son milieu, la Vierge fut conçue, élue parmi les élus. La Divinité veilla à la substance de cette conception.

 

Cette mer fut non seulement le centre de vie de cette créature unique et merveilleuse, mais elle l’entoura

  • pour la protéger de tout ce qui aurait pu la ternir, de même que
  • pour lui donner d’une manière toujours renouvelée la beauté, les grâces, la puissance, la sagesse, l’amour, les privilèges, etc.

 

Sa petite personne a été conçue au milieu de cette mer et s’est développée sous l’influence des vagues divines.

 

Dès que cette noble et exceptionnelle créature fut conçue, elle a voulu offrir à Dieu

  • ses embrassements,
  • son amour réciproque,
  • ses baisers
  • et le charme qui venait de ses sourires candides.

Elle n’a pas voulu attendre, comme il est habituel chez les autres créatures.

Aussi, dès sa conception,

  • Je lui ai donné l’usage de la raison et
  • Je l’ai enrichie du don de toutes les sciences.
  • Je lui ai permis de connaître nos joies de même que nos peines au sujet de la Création.

 

Dès le sein de sa mère, elle venait au Ciel au pied de notre Trône

  • nous embrasser,
  • nous offrir son amour réciproque et ses tendres baisers.

Se jetant dans nos bras, elle nous souriait avec tant de gratitude et de remerciements qu’elle provoquait nos sourires.

 

Oh! Comme il était beau de voir cette créature innocente et privilégiée, si riche de toutes les qualités divines, venir parmi nous, débordante d’amour et de confiance, sans crainte.

Seul le péché

  • sépare la créature du Créateur,
  • détruit l’amour et l’espérance,
  • fait naître la crainte.

 

Elle venait parmi nous en tant que Reine qui, par son amour, déposé en elle par nous,

  • nous faisait répondre à ses désirs,
  • nous ravissait,
  • nous incitait à célébrer et
  • captivait notre Amour.

Et nous lui permettions tout cela.

 

Jouissant de cet amour qui nous enchantait, nous la fîmes Reine du Ciel et de la terre. Le Ciel et la terre exultaient et ils se réjouissaient avec nous du fait qu’ils avaient enfin, après tant de siècles, une Reine. Le soleil souriait dans sa lumière et il se considérait heureux de servir sa Reine en lui donnant sa lumière. Les cieux, les étoiles et l’univers entier se réjouissaient et ils célébraient parce qu’ils pouvaient charmer leur Reine en lui laissant voir leur beauté et l’harmonie dans laquelle ils baignent. Les plantes souriaient parce qu’elles pouvaient nourrir leur Reine. Même la terre souriait et se sentait ennoblie d’être en mesure d’offrir une demeure à son Impératrice et d’être parcourue par ses pas. Seul l’enfer pleura, se sentant affaibli par l’arrivée de cette Souveraine.

 

Sais-tu quel fut le premier acte de cette créature céleste lorsqu’elle vint devant notre trône pour la première fois ? Elle savait que toutes les méchancetés des hommes venaient de la rupture entre leur volonté et la Volonté de leur Créateur. Elle frémit et, sans perdre de temps et sans hésiter, elle déposa sa volonté au pied de notre trône.

 

Notre Volonté s’est liée à la sienne et devint le centre de sa vie, à tel point qu’entre elle et nous toutes les relations et les communications furent ouvertes, et il n’y avait aucun secret que nous ne lui avons pas confié. Ce fut précisément l’acte de déposer sa volonté à nos pieds qui fut le plus beau, le plus grand et le plus héroïque de tous ses actes. Ravis de cela, nous l’avons fait Reine de tout. Vois-tu donc ce que signifie être lié à notre Volonté en ignorant la sienne ?

 

Son deuxième acte fut d’offrir par amour pour nous sa totale disponibilité pour tout sacrifice que nous lui demanderions.

 

Son troisième acte a été de restaurer l’honneur et la gloire de la Création que l’homme avait entachés en faisant sa propre volonté. Dès son premier moment dans le sein de sa mère, elle a pleuré d’amour pour nous et de douleur devant la chute de l’homme. Oh ! Comme ses pleurs innocents nous touchèrent et hâtèrent l’accomplissement de la Rédemption si longuement attendue. Cette Reine nous dirigea, nous lia et nous arracha des grâces infinies. Elle chercha si ardemment à ce que nous nous penchions sur la race humaine que nous ne pouvions résister à ses incessantes supplications.

 

Mais d’où lui venait un tel pouvoir et une telle influence sur la Divinité ?

Ah ! Tu as déjà compris que c’était le pouvoir de notre Volonté agissant en elle. En même temps qu’Elle la gouvernait, cette Volonté lui donnait un pouvoir sur Dieu lui-même. Comment pouvions-nous résister à une créature si innocente, remplie du pouvoir et de la sainteté de notre Volonté ? Cela aurait été de résister à nous-mêmes. Nous voyions en elle nos qualités divines.

 

Les réverbérations des attributs divins l’enveloppaient comme des vagues, les réverbérations de notre Sainteté, de notre Amour, de notre Pouvoir, etc. C’était notre Volonté sise en elle

  • qui attirait en elle toutes ces réverbérations de nos divines qualités et
  • qui constituait la couronne et la défense de la Divinité demeurant en elle.

 

Si cette Vierge immaculée n’avait pas possédé la Divine Volonté comme centre de sa vie, toutes les autres prérogatives dont nous l’avions enrichie auraient été sans effet. C’était la Divine Volonté qui la confirmait et préservait ses nombreux privilèges. Et ils augmentaient constamment.

 

Quand nous agissons, nous le faisons avec raison, sagesse et justice. La raison pour laquelle nous l’avons constituée Reine de toutes les créatures est la suivante :

  • Elle n’a jamais donné vie à sa volonté humaine.
  • Notre Volonté a toujours été entière en elle.

 

Comment aurions-nous pu dire à une créature : «  Tu es la Reine des cieux, du soleil et des étoiles  » si, au lieu d’être dirigée par notre Volonté, elle l’avait été par sa propre volonté ? Toutes les choses créées se seraient alors soustraites à son autorité. Dans leur langage muet, elles auraient dit : « Nous ne la voulons pas. Nous lui sommes supérieures parce que nous n’avons jamais quitté ton éternelle Volonté. Telles que tu nous a créées, telles nous sommes. »

 

C’est ce qu’elles auraient dit :

  • le soleil avec sa lumière,
  • les étoiles avec leur scintillement,
  • la mer avec ses vagues, etc.

Toutefois, voyant cette sublime Vierge qui n’avait jamais voulu connaître sa propre volonté mais seulement celle de Dieu, elles ont célébré et, encore plus, elles se sont trouvées honorées de l’avoir comme Reine.

 

Elles coururent auprès d’elle, elles lui rendirent hommage en mettant

  • la lune sous ses pieds comme marchepied,
  • les étoiles comme sa couronne,
  • le soleil comme son diadème,
  • les anges comme ses serviteurs, et
  • les hommes pour l’assister.

 

Absolument tous l’honoraient et lui rendaient hommage. Il n’y a pas d’honneur ou de gloire qui ne puissent être accordés à notre Volonté, soit qu’elle agisse en nous, soit qu’elle habite une créature.

 

Sais-tu quelle fut la première action de cette noble Reine quand elle est sortie du sein de sa mère et a ouvert ses yeux à la lumière de ce bas monde ? À sa naissance, les anges lui chantèrent des berceuses. Elle en fut ravie. Sa belle âme quitta son petit corps et, accompagnée par un hôte angélique, elle circula dans le Ciel et sur la terre cueillant tout l’Amour que Dieu avait répandu sur la Création. Elle vint au pied de notre trône et nous offrit cet Amour. Ensuite, elle articula son premier merci au nom de tous.

 

Oh ! comme nous fûmes heureux d’entendre ce merci de cette Reine enfant. Et nous l’avons comblée de toutes les grâces et de tous les bienfaits, excédant ceux de toutes les autres créatures ensemble. Puis, se jetant dans nos bras, elle s’est réjouie avec nous. Et, nageant dans une mer de félicité, elle acquit une nouvelle beauté, une nouvelle lumière et un nouvel amour. De nouveau, elle intercéda pour la race humaine, priant avec larmes pour que le Verbe éternel descende sauver ses frères. Pendant qu’elle faisait cette démarche, notre Volonté l’informa que le Verbe descendrait sur la terre.

 

Alors, elle quitta immédiatement nos réjouissances. Pour faire quoi? Pour réaliser notre Volonté. Quel puissant aimant constituait notre Volonté -vivant sur la terre dans cette Reine nouveau-née ! La terre ne nous semblait plus étrangère comme auparavant. Et nous ne voulions plus la punir en donnant libre cours à notre Justice. Le pouvoir de notre Volonté dans ce petit bébé innocent retenait le bras de notre Justice. Elle nous souriait depuis la terre et transforma la punition en doux mercis et en sourires. Incapable de résister à l’enchantement, le Verbe éternel devança son intervention. Ô merveille de la Divine Volonté : à toi tout est dû, pour toi tout s’accomplit.

 

Il n’y a pas de plus grande merveille que notre Volonté demeurant dans une créature !

 

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