Certains points lumineux de mon enseignement devraient vous ouvrir d’immenses horizons et aider grandement vos âmes (2ème Partie)- Maria Valtorta (ASDE 26)

Extrait des cahiers de Maria Valtorta

Le 28 janvier 1947

(…Suite)

Maintenant, après avoir traité le sujet de manière générale, descendons dans les points que ne pouvez – ou plutôt que vous ne voulez  – pas accepter dans les dictées du Pré-évangile des 24-29-30 août 1944 et du 2 septembre 1944 (l’enfance de Marie).

Dieu est glorifié dans la dépendance de l'homme! 1 Corinthiens ppt  télécharger

J’ai dit, le 2 septembre 1944 : « Ce sont là des mystères trop élevés pour que vous puissiez les comprendre parfaitement. » Les érudits, surtout, ne peuvent les comprendre. Les simples de cœur, que seuls l’Amour et la Sagesse instruisent, les comprennent mieux parce qu’ils ne les critiquent pas. Pour eux, une parole surnaturelle qui communique de la paix est une parole sûre, et ils la reçoivent avec humilité et reconnaissance. Mais je vous le répète : certains mystères ne peuvent se comprendre par une approche basée sur une méthode analytique humaine. Soit on a une grande foi et une charité ardente, auquel cas ils deviennent suffisamment clairs, soit on ne les comprend pas. Mais je vous conseille d’accepter au moins les lumières que je vous donne, pour rendre votre science un peu moins incomplète. Gardez à l’esprit que l’homme le plus savant est toujours trop petit et fini par rapport à l’Infini, et à la sagesse de l’Infini. Et je vous conseille encore de ne pas altérer mes paroles, et de ne pas en déformer les sens pour faire de la peine au porte-parole. Il n’est pas charitable de faire souffrir ses frères et d’accuser des innocents.

Vous voulez savoir comment on a pu affirmer que les âmes préexistent. Où avez-vous donc trouvé cette parole que je n’ai pas dite ? Au fond de vos pensées, mais pas dans mes pages ! Les âmes ne préexistent pas. Ce ne sont pas des objets entassés dans des dépôts pour qu’on les prenne au moment voulu. Dieu n’a nul besoin de stocks pour avoir du matériel à disposition.

15 Juin 1944 : A - « L'âme est essence issue de Dieu ». | Les Cahiers de  1944 - Maria Valtorta - YouTube

Dans la dictée du 24 août 1944, je dis au petit Jean : « Tu as vu la génération continuelle des âmes pour Dieu. » J’avais employé ce terme pour vous donner à tous la sensation, plus vive que jamais, que l’homme est l’enfant de Dieu parce que celui qui l’engendre est le père, et aussi pour vous faire comprendre toute la beauté de cette part de vous-mêmes qui ressemble à Dieu. Il n’y a rien en Dieu qui ne soit de Dieu. Il s’ensuit que vos âmes, venant de Dieu, sont naturellement divinisées par l’Origine et par la grâce infusée par le baptême à ceux qui croient au vrai Dieu et au Christ Rédempteur, et conservée en évitant le péché.

Si je vous éclairais déjà la fin en vous montrant le commencement, qui est la vie céleste de possession de Dieu, si je l’ai fait en vous montrant le commencement – la création de l’âme par opération de Dieu, pour qu’elle s’incarne dans un corps et se sanctifie pour être victorieuse au ciel –, il fallait me comprendre, car vous n’êtes pas stupides… mais vous êtes savants et vous tenez à votre science. Mettez donc de la bonne volonté à comprendre la pensée de votre Seigneur, qui est claire et compréhensible par tous ceux qui en ont le désir. Eh quoi ! Ressembleriez-vous à ceux qui m’accusaient, du temps de ma condition de mortel, m’accusent encore parce que je soutiens qu’il vaut mieux se faire violence à soi-même et s’arracher l’œil qui pèche, ou la main, ou le pied, plutôt que de les conserver mais pécher ? Ne comprenez-vous donc pas cette métaphore ? Ne savez-vous pas transposer une comparaison matérielle sur le plan spirituel ? Eh bien, si vous êtes tellement bornés, j’y pourvois en faisant remplacer le terme « génération » par celui de « création ».

J’avais montré au porte-parole la vision de la création des âmes. Lisez la vision décrite par le porte-parole. C’est une vision qui, comme je le dis plus loin, était montrée de façon à rendre l’acte créateur – immatériel – visible à la voyante. Pour décrire cette vision, le porte-parole emploie le terme « créer » de même qu’il reconnaît en toute vérité et simplicité « ne pas voir, puisqu’[il] se trouve au paradis – conclusion tout à fait juste de la voyante – quand la tâche originelle souille les âmes ». Au paradis, effectivement, cela ne peut se produire. Vous voyez bien que le porte-parole est dans la vérité. Il déclare également « ne pas voir les âmes qui, une fois leur temps sur terre achevé, se séparent de la chair et reviennent pour être jugées ». Maria dit : « comprendre comment elles sont jugées aux changements d’expression de Jésus ».

Revenir à l’origine, se présenter devant Jésus le Juge, ne signifie pas aller à un endroit donné ou aller exactement au pied du trône éternel. Ce sont là des expressions destinées à aider votre pensée. L’âme qui quitte le corps qu’elle animait se trouve immédiatement face à la Divinité qui la juge, sans nul besoin de monter se présenter au seuil du Royaume éternel. Le Catéchisme affirme que Dieu est au ciel, sur terre et en tout lieu. Par conséquent, la rencontre se produit n’importe où. La Divinité emplit la création. Elle est donc présente en tout lieu de la création. C’est moi qui juge. Mais je suis inséparable du Père et de l’Esprit-Saint, omniprésents partout.

Le jugement est aussi rapide que l’a été l’acte créateur : moins d’une millième de votre plus petite unité de temps. Dans l’atome de l’instant créateur l’âme a le temps d’entrevoir la sainte Origine qui la crée et d’en emporter le souvenir pour qu’il lui serve de religion instinctive et de guide dans sa recherche de la foi, de l’espérance et de la charité, qui, si vous l’observez attentivement, se trouvent de manière floue, comme des germes informes, jusque dans les religions les plus imparfaites – la foi en une divinité, l’espérance d’une récompense attribuée par cette divinité, l’amour de cette divinité –. De même, dans l’atome de l’instant du jugement particulier, l’âme a le temps de comprendre ce qu’elle n’a pas voulu comprendre de son vivant sur terre, ce qu’elle a haï comme un ennemi, méprisé ou nié comme s’il s’agissait d’une fable dérisoire, ou même servi avec une tiédeur qui demande réparation ; elle a également le temps d’emporter dans son lieu d’expiation ou pour la damnation éternelle le souvenir qui suscitera en elle des flammes d’amour pour l’éternelle Beauté, ou la torture du châtiment par la mémoire obsédante du Bien perdu que sa conscience intelligente lui reprochera d’avoir voulu perdre librement. Car elle se souviendra de lui comme étant terrible, sans pouvoir le contempler, en même temps qu’elle gardera mémoire de ses péchés.

La création de l’âme et le jugement particulier sont les deux atomes d’instant pendant lesquels les âmes des enfants de l’homme connaissent Dieu intellectuellement, dans la juste mesure qui suffit à leur donner un instrument pour tendre vers leur Bien à peine entrevu, mais demeuré inscrit dans leur substance ; intelligente, libre, simple et spirituelle, celle-ci possède une compréhension rapide, une volonté libre, des désirs simples, ainsi qu’un mouvement (ou inclination, ou appétit, comme il vous plaira) de se réunir à l’amour de celui dont elle vient et d’atteindre son but dont elle devine déjà la beauté ou, sinon, à s’en détacher avec une haine parfaite pour rejoindre son roi damné et trouver dans le souvenir de « l’objet de sa haine », un tourment, la plus grande des tortures infernales, un désespoir, un malédiction indescriptibles (se référer à la dictée du 15-1-44).

Quand j’ai dit : « Soyez parfaits comme mon Père est parfait », ce n’était pas une parole vaine ou exagérée. L’homme était sur le point d’être élevé à nouveau à l’état de grâce. C’est donc à bon droit que je pouvais laisser ce commandement de perfection. Car vous avez été créés pour la perfection. Et ce désir des justes de parvenir à la perfection est un désir spirituel qui provient directement de Dieu, qui vient vous en donner le commandement : « Marche en ma présence et sois parfait » (Genèse 17, 1). De façon plus développée bien qu’implicite, je vous le répète par les lois du Sinaï, les leçons des Ecrits de Sagesse, les paroles des patriarches, des prophètes, de tous les hommes inspirés à travers lesquels je parle. Et enfin, de la manière la plus directe et la plus explicite qui soit, par mon commandement : « Soyez parfaits comme votre Père est parfait. » Et, en écho de ma Parole éternelle, il se retrouve dans les paroles de mes saints, à partir de saint Pierre.

« Soyez parfaits », ai-je dit, pour libérer l’esprit des hommes de l’Antiquité de ce sentiment de crainte angoissée qui leur interdisait de penser être dignes de ressembler à leur Père. Pendant un trop grand nombre de siècles, le Très-Haut était à leurs yeux le Dieu terrible, et l’amour comme l’espérance et la foi tremblaient de peur devant l’immensité sévère de Dieu. Mais voici venu désormais le temps de la miséricorde, du pardon, de la paix, de l’amitié, du rapport de père à enfant avec Dieu. C’est la raison du commandement de l’infinie perfection : « Soyez parfaits comme votre Père est parfait », accompagné de l’assurance implicite qui vous encourage à l’oser « car si vous le voulez, vous pouvez le devenir ».

Béatitudes

Dieu ne fait pas d’actes inutiles et ne prononce pas de paroles futiles. C’est pourquoi je n’ai pas donné aucun vain commandement. J’ai réveillé en vous un désir attiédi que mon Père et moi avions déposé, bien vivant, dans l’âme humaine ; l’homme aurait dû le transmettre à ses descendants avec tous les autres dons de Dieu : le désir de posséder Dieu, d’en jouir au ciel après une vie passée à son service. Ce désir ravivé aurait été vain s’il n’avait dû devenir réalité. Mais les créatures peuvent atteindre cette réalité. C’est même le désir de Dieu qu’ils y parviennent. C’est pour cette raison que Dieu laisse au fond de l’âme – même chez l’homme le plus sauvage – un souvenir de Dieu grâce auquel il lui sera possible d’atteindre son but, comme elle le peut et dans un futur plus ou moins lointain : la connaissance de Dieu, qui est béatitude, pour l’avoir aimé et servi le mieux possible, pour ensuite le posséder.

La plupart des âmes ont beau vivre d’une manière qui semble démentir mon affirmation, cela ne contredit pas pour autant mes paroles : cela prouve plutôt à quel point l’homme est perverti dans ses affections et ses volontés, à cause de ses alliances avec le Mal. En vérité, nombreux sont ceux qui étranglent leur âme par la corde des vices et des péchés, après l’avoir rendue esclave de Satan à qui ils se sont alliés. Ils l’étranglent définitivement pour ne plus l’entendre crier et pleurer en rappelant que le Mal n’est pas permis, et qu’un châtiment attend ceux qui s’y livrent. Ce sont ceux qui, d’enfants de Dieu qu’ils étaient, retournent  à l’était de créatures-hommes par la perte de la grâce, puis deviennent des démons, car l’homme coupé du Bien est un petit liseron qui se cramponne au mal pour tenir. En l’absence d’une loi surnaturelle, il est difficile qu’une loi morale existe ; encore n’est-ce qu’imparfaitement. Or là où la loi morale est imparfaite ou absente, la triple concupiscence est bien vivante, totalement ou partiellement.

BENIS LE SEIGNEUR, Ô MON ÂME ! - UN CRIS A LA VIE !

Mais si la plupart des âmes semblent nier par leurs actes le souvenir et le désir naturels de Dieu, ainsi que leur volonté qui est de tendre à une fin joyeuse, il convient de rappeler que la créature charnelle et la créature spirituelle coexistent en l’homme, et que l’homme a son libre-arbitre, qui sert toujours la plus forte des deux. Si donc on affaiblit son âme par toutes sortes de vices et de péchés, il est certain qu’elle deviendra effectivement faible tandis que la partie animale se renforcera et écrasera la plus faible jusqu’à la tuer. Mais l’on ne pourra nier que l’âme soit créée avec la capacité de se souvenir de sa fin et de la désirer.

L’âme est de nature spirituelle. Il s’ensuit qu’elle a des désirs spirituels même si, par privation de la grâce – chez ceux qui ne sont pas régénérés par le baptême –, ce ne sont que des désirs naturels du royaume spirituel d’où elle vient et où elle devine instinctivement la présence de l’Esprit suprême. D’autre part, chez les âmes régénérées à la grâce par le baptême puis maintenues et fortifiées en elle par les autres sacrements, l’attrait de l’âme pour sa fin advient divinement : en effet, la grâce – c’est-à-dire encore Dieu – attire à elle ses enfants bien-aimés, toujours plus près, toujours plus dans la lumière. Plus ils s’élèvent degré par degré en spiritualité – de sorte que la séparation diminue –, plus vive est leur vision, plus étendue leur connaissance, plus grande leur compréhension, plus parfait leur amour. Ils en viennent ainsi à la contemplation, qui est déjà fusion et union de la créature à son Créateur ; c’est un acte temporel mais indélébile et transformateur, car l’étreinte de feu de la Divinité qui enlace sa créature en extase imprime un caractère nouveau sur ces vivants, qui sont déjà séparés de l’humanité et spiritualisés sous forme de séraphins, savants dans la sagesse que Dieu leur procure en se donnant à eux, comme eux à lui.

C’est pourquoi il est juste de préciser que l’écrit inspiré « a Dieu pour auteur ». Dieu révèle ou éclaire des mystères ou des vérités à ses instruments, comme il lui plaît, « en les stimulant ou en suscitant en deux des motions par des vertus surnaturelles, en les aidant à écrire de sorte qu’ils conçoivent exactement par l’intelligence tout ce que Dieu commande – et cela seulement –,qu’ils veuillent fidèlement l’écrire et l’expriment par des moyens adaptés et avec une vérité infaillible. » C’est Dieu qui éclaire leur intelligence par une triple action afin qu’elle connaisse la vérité sans erreur, soit par révélation – dans des vérités encore ignorées – soit par un souvenir précis qu’il s’agit de vérités déjà établies mais encore relativement incompréhensibles par la raison humaine ; il suscite des motions pour que ce que la personne inspirée vient à connaître surnaturellement soit écrit fidèlement ; il assiste et la dirige pour que ces vérités soient exprimées, en respectant la forme et le nombre que Dieu veut, en toute vérité et clairement, afin qu’elles soient connues des autres pour le bien d’un grand nombre, par le biais de la Parole divine dans le cas des enseignements directs, ou par les mots employés par l’écrivain quand il s’agit de décrire des visions ou de répéter des leçons surnaturelles.

Lire l'évangile de Jean

L’ouvrage livré aux hommes par l’intermédiaire du petit Jean n’est pas un livre canonique. Néanmoins, c’est un livre inspiré que je vous accorde pour vous aider à comprendre certains passages des livres canoniques, et en particulier ce que fut mon temps de Maître, enfin pour que vous me connaissiez, Moi qui suis la Parole, par mes paroles. Je ne prétends pas que l’œuvre soit un livre canonique, et encore moins mon porte-parole, que son ignorance absolue dans ce domaine empêche même de discerner les théologies dogmatique, mystique ou ascétique ; s’il ignore les subtilités des définitions et les conclusions des conciles, il sait aimer et obéir – et cela me suffit, je n’attends rien d’autre de lui –. Néanmoins, je vous déclare, en vérité, que c’est un livre inspiré, car l’instrument est capable d’écrire des pages qu’il ne comprend même pas si je ne les lui explique moi-même pour lui ôter toute crainte.

Puisque, aux moments où le petit Jean est porte-parole – autrement dit emporté par moi comme par un Aigle divin qui l’emmène au royaume de la Lumière, où il voit et d’où il revient vous apporter des joyaux d’une valeur surnaturelle –, il se trouve dans une sage vérité de vision et de compréhension ; c’est alors qu’il emploie le terme « créer » pour exprimer la formation des âmes par la volonté de Dieu (fascicule s.t p. 63). En ce qui me concerne, je le répète encore, j’avais utilisé dans cette dictée le mot « génération » pour vous donner la mesure de votre dignité d’enfant de Dieu. Cependant, je vous le redis, si cela doit vous empêcher de croire, remplacez donc ‘génération’ par ‘création’, et soyez en paix au sujet de ce détail qui vous rend sceptiques.

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La création continuelle des âmes par le Père ne signifie qu’elles « préexistent », comme vous dites, en prétendant que j’ai employé ce terme. Et le fait que les âmes se souviennent ne signifie pas qu’elles préexistent. On ne peut nier cependant que, vu l’extrême rapidité de l’instant créateur, l’âme, qui est une substance spirituelle intelligente créée par le Parfait, puisse être formée en étant consciente de sa provenance. Dieu Créateur a donné une raison relative aux créatures inférieures, une raison très étendue aux créatures humaines, ainsi qu’une intelligence extrêmement rapide et étendue aux créatures angéliques : comment n’aurait-il pas accordé une intelligence rapide et étendu à l’âme créée ? N’est-elle pas créée par lui au même titre que les anges, les hommes et les animaux ? Serait-elle donc, cette flamme fille du Feu, la seule à être ténèbres ou froid glacé ? Serait-elle, elle seule, engourdie, imbécile, aveugle, sourde, sans mémoire, fruste au point de ne pas même posséder ces mouvements instinctifs rudimentaires qui poussent les animaux à choisir leur nourriture, les éléments et les climats propices pour y vivre et y procréer ? Inférieurs même aux végétaux qui sentent que le soleil leur apporte la vie, à tel point que, s’ils sont plantés dans quelque lieu obscur, ils se tendent vers l’ouverture par où la lumière passe et sortent à l’air libre pour y vivre ? Ô hommes ! Pouvez-vous en arriver à prétendre l’âme inférieure aux plantes, uniquement pour nier, pour faire de la peine à mon porte-parole ? L’âme ! Cette substance admirable que j’ai qualifiée de la plus sublime métaphore de « sans spirituel du Dieu éternel, puissant et saint », sans du Père (c’est une métaphore, je le répète) qui vit en vous et vous rend immortels, puissants, saints tant qu’elle est vivante, autrement dit unie à Dieu par la charité. L’âme ! Elle est cette partie du ciel – or le ciel est Lumière et Sagesse – qui est contenue en vous, pour que l’Infini trouve en vous un trône qui appartienne encore au ciel, et qui vous contient en même temps pour que l’étreinte sanctifiante du ciel soit encore protectrice autour de votre humanité qui mène le bon combat.

Qui a inventé le péché? | RCF

Peut-être objecterez-vous qu’elle ne possède plus l’intelligence intégrale de la première âme, puisqu’elle est entachée et diminuée par le péché originel ? Je vous réponds tout d’abord qu’elle ne sort pas aussi impure de la Pensée créatrice. Le péché originel est en l’homme et chez les enfants des hommes, pas en Dieu. Ce n’est donc pas au moment où l’âme est créée par Dieu, mais quand elle s’incarne en l’homme conçu par l’homme qu’elle contracte l’hérédité qui s’attache aux descendants d’Adam, sauf dans le cas d’une volonté unique et exceptionnelle de Dieu. En second lieu, je vous rappelle que l’être le plus impur , celui qui était Lucifer et est maintenant Satan, n’a pas perdu sa puissante intelligence sous prétexte qu’il est passé de l’état d’archange à celui de démon : au contraire, il se sert de son intelligence extrêmement perçante pour le mal au lieu du bien, comme il s’en serait servi s’il était resté archange.

Que me répondez-vous donc si je vous demande pourquoi Satan garde le souvenir de Dieu et est intelligent ? N’avez-vous aucune raison à opposer à mon affirmation ? N’avez-vous rien à objecter ? Non. Vous ne pouvez rien objecter. Car il vous faudrait soit renier ce que vous enseignez, soit admettre que Satan est intelligent et garde le souvenir de Dieu, à tel point qu’il le hait comme il le fait, précisément parce qu’il en garde un tel souvenir, et il vous tourmente comme il le fait précisément parce qu’il sait choisir avec perspicacité les moyens aptes à vous faire chuter, selon votre personnalité. Le Catéchisme affirme que les anges coupables furent exclus du paradis et condamnés à l’enfer, mais il ne fournit aucune précision sur la perte de l’intelligence des démons : la perspicacité de leurs actions destinées à vous nuire prouve bien que leur intelligence subsiste.

Les âmes se souviennent. Pourquoi ? Parce que, tout comme Dieu, pour tempérer la rigueur de sa condamnation, laissa en même temps à Adam l’espoir d’une rédemption, de cette rédemption-là, il lui laissa également le souvenir de ces heureux temps pour le soutenir dans les souffrances de l’exil et pour encourager saintement les fils d’Adam à aimer celui qui, pour eux, était l’Inconnu.

À suivre …

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