Vivre face à Dieu et face aux hommes (2ème partie) – Saint Josémaria (ASDE 26)

Vivre face à Dieu et face aux hommes

 (2ème partie)

De saint Josemaria Escriva

Extraits du 1er livre posthume

Amis de Dieu

Et viam Dei in veritate doces; enseigner, enseigner, enseigner: montrer les chemins de Dieu conformément à la pure vérité. Tu ne dois point t’effrayer si l’on découvre tes défauts personnels, les tiens et les miens; j’ai envie de les rendre publics, en racontant ma lutte personnelle, mon désir de rectifier tel ou tel point du combat que je mène pour être loyal envers le Seigneur. L’effort que nous fournissons pour bannir et vaincre ces misères sera déjà une façon de baliser les sentiers divins : d’abord et malgré nos erreurs visibles, par le témoignage de notre vie; ensuite, par la doctrine, à l’image de notre Seigneur, qui coepit facere et docere, qui commença par les œuvres, pour se consacrer plus tard à la prédication.

Après vous avoir affirmé que le prêtre qui vous parle vous aime beaucoup et que le Père du Ciel vous aime plus encore, car il est infiniment bon, infiniment Père; après vous avoir montré que je ne peux rien vous reprocher, je considère néanmoins qu’il est de mon devoir de vous aider à aimer Jésus-Christ et l’Eglise, son troupeau. En effet, je pense que vous ne me surpasserez pas en ce domaine; vous rivalisez avec moi mais vous ne me surpassez pas. Quand je relève une erreur au cours de ma prédication ou dans les conversations personnelles que j’ai avec chacun, je ne cherche pas à faire souffrir, seul m’anime le désir que nous aimions davantage le Seigneur. Et si je vous rappelle avec insistance la nécessité de pratiquer les vertus, je n’oublie pas que ce besoin est tout aussi urgent pour moi.

J’ai entendu un jour un homme indélicat dire que l’expérience des faux pas ne sert qu’à retomber cent fois dans la même erreur. Moi je vous dis en revanche, qu’une personne prudente sait profiter de ces accidents pour en tirer une leçon, pour apprendre à faire le bien, pour renouveler sa décision d’être plus sainte. Outre un amour renforcé, vous tirerez toujours de l’expérience de vos échecs et de vos triomphes au service de Dieu un enthousiasme plus assuré de persévérer dans l’accomplissement de vos devoirs et de vos droits de citoyens chrétiens, quoiqu’il puisse vous en coûter; sans lâcheté, sans fuir ni les honneurs ni vos responsabilités, sans nous effrayer des réactions qui pourront s’élever autour de nous — suscitées peut-être par de faux frères —, quand nous essayons avec dignité et loyauté de chercher la gloire de Dieu et le bien de tous les autres.

Servir Dieu dans la foi et la charité | Paroisse Saint Michel Garicoïts du  Labourd

Nous devons aussi être prudents. Pourquoi ? Pour être justes, pour vivre la charité, pour servir Dieu et toutes les âmes avec efficacité. C’est à juste titre qu’on a appelé la prudence genitrix virtutum, mère des vertus et encore auriga virtutum, le guide de toutes les bonnes habitudes.

Relisons attentivement notre scène de l’Evangile, afin de tirer profit de ses merveilleuses leçons quant aux vertus qui doivent illuminer notre conduite. Après leur préambule hypocrite et flatteur, les Pharisiens et les Hérodiens exposent leur problème : Donne-nous donc ton avis: est-il permis ou non de payer l’impôt à César ? “ Remarquez maintenant — écrit saint Jean Chrysostome — leur grande perversité; en effet, ils ne lui disent pas : explique nous ce qui est bon, raisonnable, licite; mais: dis-nous ce que tu en penses. Ils n’avaient qu’une obsession: Le prendre en défaut et Le rendre odieux au pouvoir politique. Mais Jésus, connaissant leur perversité, riposta: “ Hypocrites, pourquoi me tendez-vous un piège ? Faites-moi voir l’argent de l’impôt. Ils Lui présentèrent un denier. Et Il leur dit:De qui est l’effigie que voici et la légende ? “ De César, répondirent-ils. Alors Il leur dit: “ Rendez-donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu.

Le dilemme, vous le voyez, n’est pas nouveau, et la réponse du Maître est claire et nette. Il n’y a pas — il n’existe pas — d’opposition entre le service de Dieu et le service des hommes ; entre l’exercice des devoirs et des droits civiques et celui des devoirs et des droits religieux; entre un effort pour construire et perfectionner la cité temporelle et la certitude que ce monde que nous traversons est un chemin qui nous conduit à la patrie céleste.

Il est inutile de se retrancher derrière des raisons apparemment pieuses pour dépouiller les autres de ce qui leur appartient: si quelqu’un dit:j’aime Dieu et qu’il déteste son frère, c’est un menteur. Mais celui qui marchande au Seigneur l’amour et la révérence — l’adoration — qui Lui sont dus en tant que notre Créateur et notre Père, se trompe aussi; et saint Jean fait clairement observer à celui qui refuse d’obéir à ses commandements, sous le faux prétexte que l’un d’eux est incompatible avec le service des hommes : à ceci nous reconnaissons que nous aimons les enfants de Dieu: lorsque nous aimons Dieu et que nous faisons ce qu’Il commande. Car tel est l’amour de Dieu : garder ses commandements. Et ses commandements ne sont pas pesants.

Comment vivre avec l'Esprit saint 24h/24 ?

Ici encore se manifeste cette unité de vie qui — je ne me lasserai pas de le répéter — est une condition essentielle pour ceux qui s’efforcent de se sanctifier au milieu des circonstances ordinaires de leur travail, de leurs relations familiales et sociales. Jésus n’admet pas cette division: nul ne peut servir deux maîtres: ou il haïra l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Le choix exclusif de Dieu que fait un chrétien en répondant pleinement à son appel, le pousse à tout orienter vers le Seigneur et, en même temps, à donner à son prochain ce qui lui revient en toute justice.

Peut-être en entendrez-vous beaucoup pérorer et inventer des théories, au nom de l’efficacité, voire même de la charité ! dans le but de rogner les marques de respect et d’hommage que l’on doit à Dieu. Tout ce qui tend à honorer le Seigneur leur semble excessif. Ne faites pas attention à eux: poursuivez votre chemin. Ces élucubrations se limitent à des controverses qui n’aboutissent à rien, si ce n’est à scandaliser les âmes et à empêcher l’accomplissement du précepte de Jésus-Christ : restituer à chacun ce qui lui appartient, pratiquer avec une délicate intégrité la sainte vertu de justice.

Gravons bien dans notre âme le devoir primordial de justice que nous avons envers Dieu, et que notre conduite en témoigne. Voilà la pierre de touche de la vraie faim et la vraie soif de justice, qui la distingue des clameurs des envieux, des aigris, des égoïstes et des avaricieux… Car refuser à notre Créateur et Rédempteur la reconnaissance pour les biens abondants et ineffables qu’Il nous accorde est la plus effroyable et la plus ingrate des injustices. Mais si vous vous efforcez vraiment d’être justes, vous aurez souvent présente à l’esprit votre dépendance à l’égard de Dieu — car qu’as-tu que tu n’aies reçu ? Vous vous remplirez ainsi de reconnaissance, et du désir de satisfaire ce Père qui nous aime jusqu’à la folie.

Alors, le bon esprit de piété filiale s’avivera en vous, et vous serez conduits à traiter Dieu avec tendresse. Quand les hypocrites mettront en doute le droit de Dieu à vous en demander tant, ne vous laissez pas tromper. Mettez-vous au contraire en présence de Dieu, sans condition, dociles tels l’argile entre les mains du potier, et confessez avec une totale soumission : Deus meus et omnia ! Tu es mon Dieu et mon tout. Et si d’aventure un coup inattendu vient à vous frapper, si les hommes vous causent une souffrance imméritée, vous saurez chanter avec une joie nouvelle: que la juste, que l’aimable Volonté de Dieu soit faite, exaltée par-dessus toutes choses. Amen.

Les circonstances du serviteur de la parabole, débiteur de dix mille talents, reflètent bien la situation où nous nous trouvons en face de Dieu: nous non plus, nous ne pouvons-nous acquitter de la dette immense que nous avons contractée pour tant de bontés divines, et que nous avons accrue au rythme de nos péchés personnels. Même si nous luttons vaillamment, nous ne parviendrons pas à rendre équitablement au Seigneur tout ce qu’Il nous a donné en nous pardonnant. Mais la miséricorde divine supplée au-delà de toute mesure à l’impuissance de la justice humaine. Il peut, Lui, se considérer comme satisfait et nous remettre notre dette, simplement parce Il est bon et que sa miséricorde est infinie.

La parabole — vous vous en souvenez bien — s’achève par une seconde partie, qui est comme le contrepoint de la précédente. Ce serviteur, auquel on a pardonné une dette considérable, ne s’apitoie pas sur le sort d’un de ses compagnons qui lui devait à peine cent deniers. C’est là que se révèle la mesquinerie de son cœur. Personne, à proprement parler, ne lui refusera le droit d’exiger ce qui lui appartient. Toutefois quelque chose se révolte en nous et nous laisse entendre que cette attitude d’intolérance s’écarte de la vraie justice: il n’est pas juste que celui qui, il y a tout juste quelques instants, a été traité avec compréhension, faveur et miséricorde ne réagisse pas au moins avec un peu de patience envers son débiteur. Vous le voyez, la justice ne se traduit pas uniquement par la stricte observance des droits et des devoirs, comme dans les problèmes d’arithmétique, qui se résolvent à force d’additions et de soustractions.

La vertu chrétienne est plus ambitieuse : elle nous pousse à nous montrer reconnaissants, cordiaux, généreux; à nous comporter comme des amis loyaux et honnêtes, aussi bien dans les moments favorables que dans l’adversité; à observer les lois et à respecter les autorités légitimes; à rectifier avec joie, lorsque nous nous apercevons que nous nous sommes trompés en abordant un problème. Et surtout, si nous sommes justes, nous tiendrons davantage compte de ce que sont nos engagements professionnels, familiaux, sociaux… Et ce sans ostentation, sans bruit, mais en travaillant avec persévérance et en exerçant nos droits, qui sont aussi des devoirs.

Comment les vertus nous perfectionnent-elles ?

Je ne crois pas en la justice des paresseux car, livrés qu’ils sont à leur dolce farniente — comme on dit dans ma chère Italie —, ils manquent, et parfois gravement, au principe d’équité le plus fondamental : celui du travail. Nous ne devons pas oublier que Dieu a créé l’homme ut operaretur, pour travailler, et que tous les autres — notre famille, et notre nation, l’humanité entière —, dépendent aussi de l’efficacité de notre labeur. Mes enfants, quelle pauvre idée se font de la justice ceux qui la réduisent à une simple distribution des biens matériels !

Dès mon enfance — dès que j’ai eu des oreilles pour entendre comme dit l’Ecriture —, j’ai entendu beaucoup parler de la question sociale. Or il n’y a là rien de particulier. C’est un vieux sujet; il a toujours existé. Peut-être le problème s’est-il posé à l’instant précis où les hommes ont commencé de s’organiser d’une manière quelconque, et où les différences d’âge, d’intelligence, de capacité de travail, d’intérêts, de personnalités sont devenues plus manifestes.

J’ignore si le fait qu’il y ait des classes sociales est irrémédiable : quoi qu’il en soit, parler de ces sujets n’est pas non plus mon métier, et encore moins ici, dans cet oratoire, où nous nous sommes réunis pour parler de Dieu — j’aimerais dans ma vie ne parler jamais d’aucun autre sujet — et pour parler avec Dieu.

Pensez ce que vous voudrez dans toutes les matières que la Providence a laissées à la discussion libre et légitime des hommes. Mais ma condition de prêtre du Christ me met dans l’obligation de remonter plus haut, de vous rappeler que, en tout état de cause, nous ne pourrons jamais cesser d’exercer la justice, et si besoin est avec héroïsme.

Nous avons l’obligation de défendre la liberté personnelle de tous les hommes, en sachant que Jésus-Christ est celui qui a gagné pour nous cette liberté; si nous n’agissons pas ainsi, de quel droit pourrons-nous revendiquer la nôtre ? Nous devons aussi répandre la vérité, parce que veritas liberabit vos, la vérité nous libère, tandis que l’ignorance nous rend esclaves. Nous devons défendre le droit de tout homme à vivre, à posséder ce dont il a besoin pour mener une existence digne, le droit à travailler et à se reposer, à choisir un état, à fonder un foyer, à mettre des enfants au monde dans le mariage et à pouvoir les élever, à traverser avec sérénité les périodes de maladie et la vieillesse; à accéder à la culture, à s’associer aux autres citoyens pour parvenir à des fins licites et, au premier chef, le droit à connaître et à aimer Dieu en toute liberté, car la conscience — si elle est droite — découvrira les traces du Créateur en toute chose.

C’est précisément pour cela qu’il est urgent de répéter — en cela je ne fais pas de politique, j’affirme la doctrine de l’Eglise — que le marxisme est incompatible avec la foi du Christ. Est-il quelque chose de plus contraire à la foi qu’un système qui cherche en tout à éliminer de l’âme la présence aimante de Dieu ? Criez-le très fort, pour qu’on entende distinctement votre voix: nous n’avons absolument pas besoin du marxisme pour pratiquer la justice. Au contraire, cette erreur très grave, à cause de ses solutions exclusivement matérialistes, qui ignorent le Dieu de la paix, ne dresse que des obstacles dans la recherche du bonheur et de l’entente entre les hommes. Nous trouvons à l’intérieur du christianisme la vraie lumière, qui apporte toujours une réponse à tous les problèmes: il suffit que vous vous efforciez d’être sincèrement catholiques, non verbo neque lingua, sed opere et veritate, non pas avec des mots, ou avec la langue mais en actes et en vérité. Dites-le, sans faux-fuyants, sans crainte, chaque fois que l’occasion se présentera, et recherchez-la si c’est nécessaire.

Lisez l’Ecriture Sainte. Méditez l’une après l’autre les scènes de la vie du Seigneur et ses enseignements. Examinez avec un soin tout particulier les conseils et les indications par lesquels le Seigneur préparait cette poignée d’hommes qui devaient être ses Apôtres, ses messagers d’un bout à l’autre de la terre. Quel est le signe qui les distingue d’abord ? N’est-ce pas le commandement nouveau de la charité ? C’est par l’amour qu’ils se sont frayé un chemin dans le monde païen et corrompu.

Soyez bien convaincus que vous ne résoudrez jamais les grands problèmes de l’humanité en partant uniquement de la justice. Quand on rend purement et simplement la justice, il ne faut pas s’étonner que les gens se sentent meurtris: la dignité de l’homme, qui est fils de Dieu, requiert bien davantage. La charité est une partie inhérente de la justice et doit accompagner celle-ci. Elle adoucit tout, elle divinise tout: Dieu est amour. Nous devons toujours agir par Amour de Dieu, Amour qui rend plus facile l’amour de notre prochain et qui purifie et élève les
amours terrestres.


De la stricte justice à l’abondance de la charité il y a tout un chemin à parcourir. Et peu nombreux sont ceux qui persévèrent jusqu’au bout. Quelques-uns se limitent à en approcher le seuil : ils ignorent la justice, se contentant d’un peu de bienfaisance, qu’ils baptisent charité; et ne se rendent pas compte que cela ne représente qu’une petite partie de ce qu’ils sont dans l’obligation de faire. Et ils se montrent aussi satisfaits d’eux-mêmes que le pharisien qui pensait avoir répondu aux exigences de la loi parce qu’il jeûnait deux fois par semaine et qu’il payait la dîme sur tout ce qu’il possédait.

La charité, sorte d’excès généreux de la justice, veut d’abord que l’on accomplisse son devoir: on commence par ce qui est juste; on continue par ce qui est le plus équitable… Aimer suppose une grande finesse, une grande délicatesse, beaucoup de respect, beaucoup de cordialité; en un mot, suivre le conseil de l’Apôtre: portez les fardeaux les uns des autres et accomplissez ainsi la loi du Christ. C’est alors que nous vivons pleinement la charité, que nous réalisons le commandement de Jésus.

Pour moi, le comportement des mères est l’exemple le plus clair de cette union pratique entre la justice et la charité. Elles aiment tous leurs enfants d’une tendresse identique, et cet amour les pousse précisément à les traiter différemment — avec une justice inégale —, puisque chacun d’entre eux est différent des autres. Eh bien, la charité perfectionne et complète aussi la justice envers nos semblables. En effet, elle nous pousse à nous conduire de façon inégale à l’égard de ceux qui ne sont pas égaux, en nous adaptant à leurs situations concrètes, pour mieux communiquer notre joie à celui qui est triste, la science à celui qui manque de formation, et donner de l’affection à celui qui se sent seul… La justice implique que l’on donne à chacun ce qui lui revient, ce qui ne signifie pas donner à tous la même chose. L’égalitarisme utopique est la source des injustices les plus grandes.

Le fils de l'homme n'est pas venu pour être servit | RCF Côtes d'Armor

Pour agir toujours ainsi, comme ces bonnes mères, nous devons pratiquer l’oubli de nous-mêmes, n’aspirer à d’autre autorité que celle de servir les autres, comme Jésus-Christ qui prêchait que le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir. Pour cela, il faut avoir l’énergie de soumettre sa propre volonté au modèle divin, de travailler pour tous, de lutter pour le bonheur éternel et pour le bien-être des autres. Je ne connais pas de meilleur chemin pour être juste qu’une vie de don de soi et de service.

Peut-être l’un d’entre vous pense-t-il que je suis naïf. Qu’importe. Même si l’on me qualifie ainsi, parce que je crois encore à la charité, je vous assure que j’y croirai toujours ! Et tant que Dieu me prêtera vie, je continuerai — comme prêtre du Christ — de faire en sorte que règnent l’unité et la paix parmi ceux qui sont frères, parce qu’enfants du même Père, Dieu. Que l’humanité se comprenne. Que nous partagions tous le même idéal, celui de la Foi !

Mariage:liste de pièces d'orgue. - au tour de l'orgue

Ayons recours à Sainte Marie, la Vierge prudente et fidèle, et à saint Joseph, son époux, modèle achevé de l’homme juste. Ils ont vécu en présence de Jésus, le Fils de Dieu, les vertus sur lesquelles nous avons médité. Ils nous obtiendront la grâce pour que ces mêmes vertus s’enracinent fermement dans notre âme, afin que nous nous décidions à nous comporter à tout moment comme de bons disciples du Maître: prudents, justes, pleins de charité.

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