Ce que veut Poutine – 4ème Partie de 7

 » Je suis convaincu que nous avons atteint le moment décisif où nous devons sérieusement réfléchir à l’architecture de la sécurité mondiale. Et nous devons procéder en recherchant un équilibre raisonnable entre les intérêts de tous les participants au dialogue international. » Le président russe Vladimir Poutine, Conférence de Munich sur la sécurité, 2007

Que savez-vous de la crise Ukrainienne ? Voici une analyse intéressante sous forme de 7 questions. Chacune attend une réponse par Oui ou par Non ! Que répondriez-vous ? (CD)

Question 4 – 

Poutine s’attendait-il à ce que les États-Unis et l’OTAN répondent sérieusement aux préoccupations de sécurité de la Russie ?

Oui – Non

La réponse est « Non, il ne l’a pas fait. » Comme l’a dit Ray McGovern, observateur du Kremlin, dans un article récent :

« Cela force la crédulité d’imaginer que Poutine entraîne vraiment qu’il pourrait arriver les États-Unis et l’OTAN à signer un document limitant l’adhésion à l’OTAN. Non moins incrédule est l’impression réalisée… dans les médias de l’établissement, que Poutine prévoyait d’exploiter un rejet anticipé de l’Occident pour « justifier » une frappe militaire contre l’Ukraine. (« Poutine acceptera-t-il la moitié d’un pain », Ray McGovern, antiwar.com)

Truthdigger of the Week: Ray McGovern - Truthdig

McGovern a raison sur les deux points. Poutine a plus de 20 ans d’expérience dans les relations avec les États-Unis. Il savait sûrement que Washington n’allait jamais « céder » ou capituler devant les exigences d’un rival, en particulier d’un rival qui était en tête de sa « liste d’ennemis » au cours de la dernière décennie. De plus, comme le souligne McGovern, il n’y a aucune chance que l’Ukraine soit bientôt admise dans l’OTAN. Même « le président Joe Biden… a reconnu ce fait lorsqu’il a déclaré : « La probabilité que l’Ukraine rejoigne l’OTAN à court terme n’est pas très probable ».

Quant aux « préoccupations sécuritaires » de la Russie, elles sont à la fois légitimes et urgentes. Poutine ne peut pas permettre que des armes nucléaires soient déployées sur des sites en Roumanie et en Pologne, où elles ne sont qu’à quelques centaines de kilomètres de leurs cibles en Russie voisine. Il doit trouver un moyen de convaincre Washington que cette violation flagrante de la sécurité régionale (et des engagements antérieurs) n’est vraiment dans l’intérêt de personne, et que si le problème ne peut être résolu par des négociations pacifiques, la Russie sera obligée de poursuivre d’autres options.

A suivre…

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