La perfection chrétienne – Sœur Beghe (2021)

Mardi 9 février 2021

La perfection chrétienne

Quand Mon Cœur est attaqué, J’ai mal et je suis sur la Croix, souffrant. Quand Mon Règne est inconnu, Je désire le faire connaître et J’ai conçu un site internet pour le faire connaître. Je suis le Tout Puissant, le très Saint, le très auguste Maître de l’univers et malgré cet état souverain, Je demeure humble et caché. Ceux qui Me connaissent connaissent aussi Ma Providence, Mes prévenances, Mes réponses à leurs difficultés.

Je suis le Tout Puissant et J’agis comme tel tout en respectant la liberté de chacun. Je leur ai donné cette liberté comme un bien inaliénable et personne sans grande pression n’en est privé. Cette liberté est nécessaire pour que l’homme puisse Me donner son amour, sa dépendance, sa soumission à Mes lois.

Quand un homme aime et respecte autrui, il se soumet par amour et cette soumission obéissante et volontaire M’est très chère. Je la demande à tous les Miens : aimez-Moi et soumettez-vous à Mes lois. Je suis votre Dieu mais aussi votre Maître, votre Seigneur et en plus votre doux Ami. Je sais tout de vous : vos amours, vos tendresses, vos addictions, tout ce qui vous oblige et tout ce qui vous tient. Je sais que vos difficultés sont souvent issues de vos propres erreurs, Je sais que vous pouvez ne pas en être responsables mais vous en êtes néanmoins coupables.

La responsabilité est une chose, la culpabilité en est une autre. La responsabilité est un état qui vous rend maître de quelque chose, la culpabilité est le résultat de votre erreur voulue ou non voulue. Vous êtes responsable, c’est vous le chef ; vous êtes coupable, c’est vous qui avez commis la faute. Que veux-Je dire par là ? Quand vous commettez un péché, vous êtes coupable, quand vous l’évitez, vous agissez en responsable de votre âme et vous la prémunissez de tout mal. Cette différence évidente entre la responsabilité et la culpabilité est la marque de tout homme dans le monde. Il est responsable de son âme tandis qu’il peut être ou non coupable de ses péchés. Le saint sera responsable et veillera à la santé de son âme, le pécheur – responsable aussi – n’y veillera pas : il sera coupable.

Le pécheur coupable est souvent ignorant de ses fautes ; tout en étant responsable, il est ignorant. Le fautif ignorant commet la faute et, même s’il peut bénéficier de circonstances atténuantes face à la faute, il la commet et il en est coupable. La justice des hommes invoque l’exclusion de l’ignorance : « tout citoyen est censé connaître la loi ». La justice de Dieu est moins arbitraire, Dieu connaît la difficulté pour certains de connaître les limites entre le bien et le mal, et Il absoudra le pécheur ayant commis le mal par ignorance certaine, non feinte. Ce pécheur, malgré l’absolution divine, ne peut prétendre à la sainteté car celle-ci nécessite la connaissance qui est une vertu, un don du Saint Esprit.

C’est ainsi que le pécheur pardonné n’est pas nécessairement un saint mais que tout saint est un pécheur pardonné. Certains saints n’ont pas commis de fautes graves durant leur vie, d’autres en ont commis, mais tous restent des exemples, des modèles à suivre dans leur conversion, dans leur sainteté, dans leur quête de perfection, quel que soit leur âge ou leur état. Certains sont jeunes, d’autres âgés, certains sont riches mais détachés de leurs biens, comme Lazare, l’ami de Jésus-Christ sur la terre, d’autres se sont privés de leur héritage, d’autres étaient pauvres et sans ressource, d’autres encore étaient en bonne santé ou malades. L’état du disciple de Jésus-Christ, sa condition, est varié et divers ; Dieu n’a pas de critère hormis celui de rechercher Sa Volonté, Son Amour, Sa Perfection.

Jésus-Christ était pauvre mais non réduit à la dernière extrémité, mais s’Il l’avait été, cela aurait été bien ainsi. Si au contraire Il avait été riche et bien considéré, c’eût été bien aussi. Quel que fut Son état, c’eût été bien. Il en a choisi un parmi les nombreuses possibilités dans lesquelles Il aurait pu s’établir et celui choisi est celui dans lequel Il était. Il n’y a pas à en juger, c’est celui-là. Les saints ont désiré imiter Son abnégation, Sa nudité financière, Sa recherche des biens éternels de préférence aux biens terrestres, et l’exemple qu’Il a donné est certainement le meilleur.

C’est ainsi que les disciples du Christ préfèrent la modestie à l’ostentation, l’humilité à l’orgueil, la douceur à la violence, la discrétion à la volubilité, la pauvreté à la richesse. Jésus-Christ est leur modèle, Sa perfection est leur référence.

Quand le Seigneur Jésus parlait, Il le faisait avec assurance, avec autorité, avec clarté et le don de la parole est un grand bien. Jésus-Christ est le Verbe de Dieu, Sa Parole était donc parfaite, érudite, elle faisait loi. Les ministres de Jésus-Christ, les prêtres, à Son image, sont censés parler avec compétence et autorité et leur parole fait foi. Ils ont ainsi une grande responsabilité, ils sont les représentants de leur Maître et s’ils parlent ou agissent mal, c’est comme s’ils dévaluaient la Grandeur et la Justesse de Notre Seigneur Jésus-Christ. Leur parole devrait être parfaite de telle sorte qu’elle réponde à l’ordonnance de leur Maître : « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait » (Mt 5, 48).

Cette ordonnance concerne non seulement la parole des ministres de Jésus-Christ mais aussi le comportement de tous les chrétiens : soyez parfaits ! Parfaits dans votre parole, dans votre attitude, dans votre comportement, dans vos relations avec autrui. Parfait en tout, telle est la recherche de tout chrétien, de tout disciple de Notre Seigneur Jésus-Christ. Parfait dans ses pensées, dans ses paroles, dans son attitude, dans son comportement.

Parfait toujours, parfait en tout, parfait à l’égard de tous. Tel est le disciple, tel est le saint.

Source :

Source : https://srbeghe.blog/2021/02/09/la_perfection_chretienne/

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